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Jalhay - Sart - Demain

L'Avenir de notre entité vous appartient

La rubrique de Clément Mawet

 

 
 

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 Rejet du droit de vote à 16 ans pour les communales 2018 en Wallonie

09/01/18 à 13:00 - Mise à jour à 13:53

PS, MR et cdH ont rejeté mardi une proposition d'Ecolo d'abaisser le droit de vote de 18 à 16 ans pour les élections communales en Wallonie, jugeant que le débat n'était pas encore mûr.

Les Verts revenaient en commission du parlement wallon avec cette proposition pour laquelle les autres partis avaient déjà demandé l'été dernier un avis du Conseil d'État, qui n'avait au final pas soulevé d'objections majeures. Mais le PS, le cdH et le MR ne jugent pas la question mûre. La demande venant des jeunes n'est pas évidente, comme le montrent les avis partagés du Conseil de la jeunesse. Les trois partis s'interrogent aussi sur l'opportunité de conférer le droit de vote dès 16 ans alors que la responsabilité civile reste fixée à 18 ans. Enfin, ils soulignent l'incohérence qu'il y aurait à instaurer des âges d'accès au vote différents des autres niveaux de pouvoir. Pour le député Matthieu Daele (Ecolo), permettre aux plus jeunes de voter est désormais d'autant plus indiqué que le nouveau cours d'Éducation à la Philosophie et la Citoyenneté (EPC) leur offre de meilleurs outils pour exercer au mieux ce devoir démocratique. Les trois partis relèvent que l'EPC vient à peine d'être mis en oeuvre et qu'il est trop tôt pour en tirer des enseignements dans ce dossier. 

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"C'est en se transformant soi-même qu'on peut changer le monde"

09/01/18 à 15:10 - Mise à jour à 15:12
Du Le Vif/L'Express du 04/01/18

Le miracle Spinoza s'est vite retrouvé numéro un des ventes d'essais en librairie. Un best-seller de plus pour Frédéric Lenoir, qui nous dit pourquoi le philosophe de la joie et du désir l'inspire, et comment il peut nous aider à mieux vivre.


 

Aux côtés de Montaigne, Pascal, Nietzsche et quelques autres, Spinoza est l'un des philosophes les plus admirés et les plus cités. Vous avez pourtant mis du temps à vous y intéresser. 

A l'époque de mes études de philo, au début des années 1980, la pensée de Spinoza n'était pas inscrite au programme officiel. J'ai voulu lire l'Ethique, son oeuvre majeure, mais j'ai été longtemps rebuté par ce texte aride et compliqué. J'ai lu Le Banquet de Platon à 13 ou 14 ans, j'ai découvert ensuite l'oeuvre de Carl Gustav Jung, le bouddhisme tibétain, puis les Evangiles vers 20 ans. Mais c'est seulement en 2012, à 50 ans, que j'ai abordé Spinoza pour écrire mon livre Du bonheur, un voyage philosophique. Un vrai coup de coeur, renforcé par un effet miroir : j'y ai retrouvé des aspects de ma propre vision du monde. 

Spinoza fait figure de sage, de "saint laïc", de libre penseur. Un "maître de vie" dans l'air du temps ? 

Un maître de vie qui illumine notre intelligence et apaise notre coeur. Je l'aime parce que c'est un penseur de l'affirmation. Malgré les épreuves de sa brève existence, il est l'un des rares philosophes modernes à ne pas sombrer dans le négativisme, dans une vision tragique de la vie. Il nous incite à nous appuyer sur ce qui nous met dans la joie, nous fait grandir, nous rend heureux. Tout est une question de bonne ou de mauvaise rencontre. Une rencontre heureuse, harmonieuse, qui convient à notre nature, augmente notre puissance d'être et d'action et procure des sentiments positifs : la joie, la confiance, l'amour. Une rencontre nuisible, dévalorisante, nous plonge dans des affects négatifs. Comme nous disaient nos parents : " Fais attention à tes fréquentations ! " De même, il est nécessaire de savoir quels aliments s'accordent à notre nature ou provoquent des intolérances. Dans le domaine des idées, il y a les paroles qui fortifient et celles qui empoisonnent l'esprit : " tu ne vaux rien ", " tu es un monstre "... 


 

Banni de la communauté juive pour hérésie à Amsterdam, Spinoza affronta cette condamnation avec courage et mesure         (On présente souvent Spinoza comme le premier penseur de nos démocraties libérales. A juste titre ? 

Plus que cela, il a parfaitement perçu, alors que les démocraties n'existaient pas encore, les limites du régime : le manque de rationalité des individus, esclaves de leurs passions. Un individu, estime-t-il, s'accordera d'autant mieux aux autres qu'il est bien accordé avec lui-même. Autrement dit, nos démocraties seront d'autant plus solides que les individus qui les composent seront capables de dominer leurs " passions tristes " : la peur, la colère, le ressentiment, l'envie. Hitler n'a-t-il pas été élu le plus démocratiquement du monde à cause du ressentiment du peuple allemand après l'humiliation du traité de Versailles ? Donald Trump n'est-il pas entré à la Maison-Blanche en raison de la colère et de la peur d'une majorité d'Américains ? Spinoza a compris, trois siècles avant Gandhi, que la véritable révolution est intérieure, que c'est en se transformant soi-même qu'on peut changer le monde. 


 

Spinoza m'aide à ne pas culpabiliser de ne pas être dans la norme 

Seriez-vous devenu spinoziste ? 

A bien des égards, oui. Depuis cinq ans, je fréquente Spinoza quasi quotidiennement. Il m'a aidé à ne pas culpabiliser de ne pas être dans la norme. Il nous fait comprendre que nous sommes tous différents et que nous devons respecter notre nature profonde. Comme lui, je ne suis ni un ascète, ni même un solitaire. Comme lui, je pense que le désir est la seule force qui peut nous faire changer, car la raison et la volonté ne suffisent pas. Il ne sert à rien, me semble-t-il, de raisonner un alcoolique, un drogué ou un dépressif à coups de " il faut que " ou " tu dois ". Seul un désir supérieur à celui qui le rend malheureux peut l'aider à sortir de son état : prendre soin d'un animal, tomber amoureux, jouer de la musique. En revanche, je dois bien constater que Spinoza tombe dans les préjugés de son temps quand il parle des femmes : elles doivent, dit-il, être exclues du droit de vote du fait qu'elles dépendent de leur mari, situation due, selon lui, à leur " faiblesse naturelle ". Autre idée que je ne partage pas : sa conception utilitariste des animaux : l'homme peut " s'en servir à sa guise ". Je trouve aussi Spinoza trop cartésien dans sa manière d'aborder les phénomènes naturels et tout ce qu'on appelle aujourd'hui le " paranormal ". 

Spinoza est-il le premier grand penseur "athée" de l'Occident, comme on le lit un peu partout ? 

Il s'est toujours défendu d'être athée. Au xviie siècle, on appelait athée toute personne immorale, vivant sans principes et sans rendre un culte à Dieu. Spinoza ne correspond pas à cette définition : il avait une vie sage et exemplaire à partir d'une certaine idée de Dieu. Le qualifier d'" athée " est un contresens. Certes, il ne croit pas en l'existence du Dieu créateur et providentiel, qui se préoccuperait du destin et des actes des humains, tel que le décrit la Bible. Juifs, chrétiens et musulmans ont, selon lui, une représentation enfantine de Dieu. Néanmoins, Spinoza pense Dieu et cette pensée le met en joie et gouverne toute sa vie. Il croit en un Dieu cosmique qui englobe la totalité du réel et se révèle dans l'harmonie de tout ce qui existe, conception qui a convaincu Einstein et qui me touche aussi. Il estime, en outre, que la loi divine n'est pas l'observance du culte et des rituels, mais la poursuite du souverain bien. Il ne comprend rien au dogme chrétien de la Sainte-Trinité, mais admire le Christ, modèle du sage. Pour lui, Jésus n'est pas l'incarnation de Dieu, mais l'" émanation de la sagesse divine ". 

 

Comment expliquer qu'un penseur du xviie siècle ait pu édifier une oeuvre aussi en avance sur son temps ? 

C'est le miracle Spinoza. En moins de deux décennies, il a élaboré une construction intellectuelle profonde et percutante. Goethe, Nietzsche, Freud ou Bergson reconnaissent une dette profonde envers lui. Sa pensée, condamnée par toutes les religions, est une véritable révolution politique, religieuse, psychologique et morale, avec la raison pour seul critère de la vérité. Insensible aux conformismes, il est le précurseur des Lumières, d'une lecture historique et critique de la Bible, et de la psychologie des profondeurs. C'est un coup de force intellectuel dans un siècle où triomphent les intolérances, les obscurantismes et le fanatisme. J'admire son courage : à 23 ans, ce juif d'origine portugaise a été banni de sa communauté pour hérésie lors d'une cérémonie d'une rare violence dans la synagogue d'Amsterdam. Contraint de quitter la maison familiale et de rompre les liens avec les siens, il a vécu sous la menace permanente, avec pour devise le mot latin caute, " méfie-toi ". Il a été haï et trahi, mais n'a jamais haï et trahi. Il a été traité de misérable, d'insensé, de démoniaque, mais est resté poli et mesuré. " Ne pas se moquer, ne pas se lamenter, ne pas détester, mais comprendre ", répète-t-il trois fois dans ses oeuvres. Comme le Christ, il ne juge ni ne condamne. Son message : plutôt que de réagir face aux événements avec nos émotions, notre colère, nos plaintes, nos sarcasmes, essayons de les comprendre. 


 

Le miracle Spinoza. Une philosophie pour éclairer notre vie, par Frédéric Lenoir, Fayard, 230 p. 


 

Quelle est la question que vous posent le plus souvent vos lecteurs et le public de vos conférences ? 

Beaucoup d'entre eux, surtout ceux qui ont lu mes livres sur le bonheur et la puissance de la joie, me demandent si nous avons le droit d'être heureux dans un monde secoué par le terrorisme, les catastrophes, les drames sociaux. Je leur réponds que le monde ne va pas si mal, qu'il y a moins de violence, de délinquance, de famines et d'ignorance que dans les siècles passés. L'espérance de vie dans nos pays dépasse 80 ans aujourd'hui, contre 30 à peine au Moyen Age. Une enquête sociologique américaine réalisée dans une cinquantaine de pays révèle que 80 % des sondés se disent heureux. Certes, le malheur existe, mais notre tristesse n'aidera personne. Plus nous sommes joyeux, plus nous aurons envie de nous engager, d'aider les autres. Comme le dit si bien Camus, c'est un devoir d'être heureux. 

Qu'est-ce qui vous rend heureux, vous-même ? 

J'aime la vie. Un rien m'émerveille : prendre une douche le matin, sortir de l'eau, boire une tasse de thé au petit déjeuner. La méditation pleine conscience m'aide à être présent et attentif à ces moments-là. Nous ne sommes pas assez conscients de notre bonheur. Il faut le deuil d'un proche, une maladie grave pour réaliser qu'on avait tout pour être heureux, qu'on aurait dû savourer la vie qui nous donne quantité de menus plaisirs au quotidien. " J'ai reconnu le bonheur au bruit qu'il a fait en partant ", dit Prévert. 

Vous priez ? 

Je ne prie pas Dieu, mais Jésus. Comme Spinoza, j'ai un amour immense pour le Christ. Autant je crois que Dieu ne peut nous répondre, autant je sens la présence de Jésus, mon ami, mon modèle. Je pense que l'esprit peut survivre au corps, que nous pouvons échanger avec les disparus. Spinoza, lui, ne parle pas de communication avec les morts ou d'immortalité de l'âme, mais il estime tout de même qu'une partie de notre être survit au corps. Plus nous aurons des idées adéquates, justes, vraies, joyeuses, écrit-il, plus cette partie sera importante. D'où l'intérêt de développer de telles idées au cours de notre existence. 

Hyperactif, vous ne cessez de publier. Votre prochain projet ? 

Il est très concret : des méditations guidées sur les thèmes de la joie, de la gratitude, du pardon, de la confiance... Les textes de cet ouvrage, titré Vingt méditations pour vivre mieux, seront accompagnés de musique. Spinoza dit que seul le désir nous permet de grandir, de progresser, d'où ces exercices pratiques.

Bio express 

1962 Naissance à Madagascar, le 3 juin. 

1981 Etudes de philosophie et essai de vie monastique à Fribourg, en Suisse. 

1991 Se consacre à l'écriture et à sa thèse de doctorat sur le bouddhisme en Occident. 

2004. Publie, à quatre mains, Code Da Vinci. L'enquête (avec Marie-France Etchegoin, chez Robert Laffont), premier gros succès. 

2009 PublieSocrate, Jésus, Bouddha (Fayard)

2010 Comment Jésus est devenu Dieu (Fayard), et Petit traité de vie intérieure (Plon).

2017Lettre ouverte aux animaux (Fayard).

 

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La naissance du dieu État en Occident

Si globalement, les occidentaux d’aujourd’hui connaissent une liberté politique et économique jamais atteinte auparavant, un risque colossal vient de naître. Il s’agit de la déification de l’État.
Depuis toujours la liberté nous fait progresser et la servitude nous pétrifie. Cette vision optimiste de l’histoire pourra sans doute être nuancée par les spécialistes. Il n’empêche. Si nous observons à grands traits notre passé, nous avons beaucoup plus inventé et évolué avec la démocratie qu’avec la dictature. L’autoritarisme bloque nos élans créatifs quand la liberté les encourage.

Construire dans la liberté ou décliner sous l’autorité ?

L’histoire de la Rome antique illustre bien cette idée. La République romaine dure environ cinq siècles, du 6e au 1er siècle avant J.-C. Elle crée des institutions politiques démocratiques (Sénat), invente les bases de notre droit civil, conquiert tout le pourtour méditerranéen, réalise des merveilles architecturales et picturales.

L’Empire, du 1er au 5e siècle après J.-C., conduit tout d’abord à l’apogée de la puissance politique romaine, mais va ensuite de crise en crise : prises violentes du pouvoir, administration pléthorique, guerres coûteuses.

Le pouvoir autoritaire amène la décadence et la chute à la fin du 5e siècle. Cette période d’un millénaire recèle une grande loi : les hommes bâtissent les puissances politiques dans la liberté, mais c’est la dictature de quelques-uns qui conduit au déclin.

La sonnette d’alarme au 20e siècle

Le 20e siècle a vraiment sonné l’alarme avec les désastres résultant du totalitarisme. Corrélativement, il a mis en évidence l’importance et l’efficience de la liberté. Tous les régimes autoritaires ont échoué et même provoqué des catastrophes. Le communisme, qui prétendait créer un monde idéal et parfaitement juste, conduit politiquement au goulag et économiquement au déclin.

Le fascisme conduit à la seconde guerre mondiale, puis lorsqu’il subsiste (Espagne de Franco et Portugal de Salazar) étouffe toute évolution économique et amène la pauvreté. Quant au nazisme, pathologie individuelle et collective, il se termine par l’apocalypse dans l’Allemagne de 1945. Même apocalypse pour les Khmers rouges au Cambodge à la fin du 20e siècle, et l’État islamique au début du 21e.

Les pays libres, au contraire, évoluent plus ou moins souplement selon leur degré de liberté. Si les États-Unis deviennent la première puissance économique et militaire du monde, ils le doivent d’abord à leur choix de laisser les individus créer et entreprendre en toute liberté.

Le rêve des dictateurs : contrôler notre imaginaire

Pourquoi la liberté produit-elle des fruits magnifiques alors que la servitude provoque la stérilité ? Parce que deux couples s’affrontent : le vertueux et le diabolique. Liberté et créativité vont de pair pour nous amener vers le progrès, mais a contrario, peur de l’innovation et volonté de puissance forment le couple infernal des autocraties.

Pour innover, il faut pouvoir penser librement. Voilà le danger majeur pour tous les pouvoirs autocratiques ! Leur ambition est de cantonner la masse des individus dans des activités routinières et de contrôler ceux qui les encadrent. Toute recherche libre est proscrite car elle constitue un risque pour le pouvoir.

La société doit être toute entière sous la férule du pouvoir politique. L’autoritarisme politique, a fortiori le totalitarisme, veut contrôler et réduire notre imaginaire, élément fondamental de notre humanité.

Le grand risque du futur : le dieu État

Si globalement, les occidentaux d’aujourd’hui connaissent une liberté politique et économique jamais atteinte auparavant, un risque colossal vient de naître. Il s’agit de la déification de l’État. Celui-ci est aujourd’hui omniprésent. Il est en passe de devenir omniscient. S’il y parvient, il deviendra omnipotent, possédant alors les trois caractéristiques que les philosophes attribuent à une divinité.

L’omniprésence de l’État résulte de la densification sans précédent du droit. Rien ne semble pouvoir échapper à la folie normative. Nous vivons dans un filet réglementaire dont les mailles se rétrécissent.

Assistés par une fonction publique pléthorique, les gouvernants encadrent les citoyens, puis contrôlent et punissent les récalcitrants. Une majorité de femmes et d’hommes semble adhérer à cette lente extinction de la liberté. Ils pensent naïvement que l’on doit combler les « vides juridiques », ignorant qu’ils sont en réalité des espaces de liberté.

L’omniscience de l’État a commencé à s’installer avec d’immenses bases de données publiques à caractère nominatif qui ne sont pas à l’heure actuelle interconnectées : fichiers sociaux concernant le travail (qui ne doit pas être « occulte » : travailler sans le dire publiquement est une faute grave aujourd’hui), fichiers fiscaux pour le calcul et le contrôle des impôts, fichiers des entreprises (registre du commerce), fichiers de la police et de la justice, etc.

Il suffirait de créer un programme informatique capable de puiser dans tous les fichiers publics et privés concernant les personnes pour disposer d’un véritable Big Brother n’ignorant rien de nos faits et gestes.

L’omnipotence de l’État ne résultera sans doute pas comme auparavant de l’arbitraire des gouvernants. Elle viendra de sa capacité technique à exploiter les informations dont il dispose.

Big data, intelligence artificielle, ordinateurs quantiques, toutes les innovations seront à sa disposition du fait des capacités financières dont il s’est déjà doté. Les États contemporains les plus riches disposent du pouvoir de décision sur 40 à 60% du PIB. Il n’existe aucune autre puissance financière équivalente.

Une douce tyrannie

Nous savions qu’il était dans la nature du pouvoir d’accroître sa puissance. Mais nous pensions aussi qu’il était dans la nature de l’homme de lutter pour sa liberté. Le temps est venu d’avoir moins d’assurance.

Depuis un siècle, l’État a accru sa puissance au rythme des évolutions technologiques. Les citoyens sont devenus des ayants-droit des services publics. La liberté n’intéresse plus grand monde. Une douce tyrannie s’installe. Le dieu État vient de naître.

 

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Soudanais torturés: Charles Michel rejette tout "chantage", Reynders et Peeters attendent l'enquête

 
 
Le Premier ministre Charles Michel a affiché lundi une position "ferme" vis-à-vis des quatre partis de la coalition gouvernementale, toujours agitée par la question du sort réservé à des Soudanais après leur rapatriement, rejetant notamment tout chantage ou toute provocation venant de l'opposition ou de la majorité.
"Le chantage ne m'impressionne pas, les menaces non plus, ni les provocations", a-t-il affirmé au micro de la radio privée Bel-RTL, dont il était l'invité matinal.

Charles Michel (MR) était interrogé sur les propos tenus dimanche par le président de la N-VA, Bart De Wever, qui a lancé un avertissement à ses partenaires de la majorité fédérale: si son secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Theo Francken, doit démissionner, le parti nationaliste quittera également le gouvernement.

Le Premier ministre a aussi dénoncé les "provocations" exprimées par le député Eric Van Rompuy (CD&V), qui a affirmé dimanche lui aussi que Charles Michel était devenu la "marionnette" de la N-VA.

"La question de la migration, la question de l'asile méritent bien mieux que des querelles d'egos, petits ou grands", a lancé le chef du gouvernement fédéral, en rappelant l'engagement de son équipe de "protéger nos frontières (...) de façon humaine" et dans le respect des obligations européennes et internationales en matière de migration.

Il faudra s’habituer à ce genre de déclarations toute l’année

A l’entrée du bureau du MR ce lundi, le ministre des Affaires Etrangères Didier Reynders a déclaré que "le Premier ministre a été clair, on attend l’enquête". "Nous sommes dans une année électorale, il faudra s’habituer à ce genre de déclarations toute l’année. Personne n’est intouchable au sein du gouvernement fédéral".

Ce lundi matin, à son arrivée au bureau de parti de la N-VA, Bart De Wever a assuré qu'il "ne faisait chanter personne"

Le MR pour une politique migratoire juste et ferme

Olivier Chastel, le président du MR a régi sous forme de communiqué en rappelant que la politique migratoire menée est celle voulue par le MR. "Pour nos détracteurs, la seule alternative est donc une régularisation massive de ceux qui refusent de demander l’asile ou qui en sont déboutés. Nous y sommes fermement opposés et nous ne voulons pas d’une jungle de Calais bis en Belgique, sur la route de la Grande-Bretagne", explique Olivier Chastel.

"Dans le contexte que nous connaissons, il est normal qu’un Etat sache qui est sur son territoire et identifie les personnes qui s’y trouvent. Les règles doivent être respectées. Si une demande d’asile n’est pas déposée ou est refusée, seule une politique de retour s’applique, volontaire puis forcé si besoin. A chaque retour, les dossiers sont toujours examinés au cas par cas par l’administration, notamment pour évaluer les risques de mauvais traitements au regard de l’article 3 de la Convention européenne des Droits de l’Homme. Comme l’indique la note du CGRA relative au Soudan, lorsque les retours ne sont pas impossibles pour l’ensemble d’un territoire mais seulement pour certaines régions, cet examen se fait sur base du dossier de la personne et donc des éléments de preuve apportés par celle-ci".

Laisser tomber le gouvernement, c'est jouer avec le feu

Le vice-Premier ministre CD&V Kris Peeters a prévenu lundi que toute personne laissant tomber le gouvernement maintenant joue avec le feu. A "ceux qui jouent avec l'idée d'élections anticipées", il renvoie aux chiffres de la croissance économique et aux créations d'emploi. "Le gouvernement fédéral doit continuer à travailler dur et j'y apporterai ma contribution", a-t-il déclaré lundi dans De Ochtend, sur la VRT-radio.

Kris Peeters estime qu'on crée "beaucoup de perception" dans le dossier. Il rappelle que le comité ministériel restreint a décidé de demander une enquête sur les tortures potentielles et que le secrétaire d'Etat Theo Francken et le vice-Premier ministre N-VA Jan Jambon étaient présents à cette réunion. Kris Peeters estime qu'il faut attendre les résultats de l'enquête, et qu'il faudra y donner les suites nécessaires, même s'il ne souhaite pas tirer de conclusions trop rapides.

Les déclarations du président de la N-VA, Bart De Wever, liant le sort du gouvernement fédéral à celui du secrétaire d'Etat Theo Francken sont "inouïs pour quelqu'un qui participe au gouvernement", a commenté lundi matin le ministre d'Etat Mark Eyskens, interrogé à son arrivée au bureau du CD&V. Il serait toutefois "prématuré" de parler de véritable atmosphère de crise, tempère l'ancien Premier ministre.

 

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Et si en 2018 on libérait aussi l’énergie nucléaire ?


 
L’Etat finance un tas d’organismes « écologiques » grâce à l’argent des contribuables, sous prétexte de « libérer » la transition énergétique.
Sébastien Lecornu, secrétaire d’État à la transition écologique et solidaire, a annoncé le 7 décembre la création prochaine de deux groupes de travail : l’un sur l’énergie solaire, l’autre sur la méthanisation pour simplifier la réglementation afin de « libérer » ces énergies renouvelables.

Il a déclaré :

Ce que nous avons fait pour l’éolien, nous le ferons pour le solaire photovoltaïque et la méthanisation. Nous avons un sérieux retard (?) à rattraper sur les autres pays européens.

L’objectif est de « revoir l’environnement réglementaire et administratif en le simplifiant et de mettre en place de nouvelles méthodes de financement. »

Pour le syndicat des professionnels de l’énergie solaire, la simplification réglementaire est « garante de la réussite de nos ambitieux objectifs ».

Il est à noter que, dans le domaine des énergies renouvelables, le mot « ambitieux » est souvent employé à la place de « coûteux et irréaliste ».

Pour sa part, Cédric de Saint-Jouan, Président de France Biométhane se réjouit  lui aussi de l’annonce du secrétaire d’État :

La constitution de ce groupe de travail est une excellente nouvelle car il ne fallait pas attendre que cette filière soit tout à fait mature pour l’accompagner.

Ah bon ? Elle ne l’est pas encore ni techniquement, ni financièrement ? Le sera-t-elle jamais ?

Financer pour libérer ?

« Eiffel Energy Transition » est un outil de financement « inédit » soutenu par l’État (donc les contribuables) dans le cadre du Programme d’Investissement d’Avenir à hauteur de 40 millions d’euros. Il permettra de subventionner le développement des énergies renouvelables (photovoltaïque, cogénération, éolien, etc.) en France et à l’étranger.

Lancé à la fin du mois de mars 2017, le fonds a déjà accordé 100 millions d’euros de subventions, principalement en France.

Les besoins de la filière sont considérables : plus de 200 millions d’euros de besoins de financements additionnels ont d’ores et déjà été exprimés par une vingtaine de développeurs,

précise Fabrice Dumonteil, président d’Eiffel Investment Group.

L’argent des contribuables français n’a pas fini d’arroser (dire « redistribuer » en langage politiquement correct) à fonds perdus des organismes engagés dans des impasses technico-écologiques, repeints en vert pour l’occasion.

Le financement, au cœur des sommets internationaux sur le climat

La question du financement des énergies renouvelables et de l’adaptation au réchauffement climatique a été au cœur des discussions lors du sommet international sur le climat « One Planet Summit« , voulu par Emmanuel Macron, et qui s’est tenu à Paris le 12 décembre 2017.

Elle l’a été également à l’ordre du jour de la troisième édition du « Climate Finance Day » qui avait eu lieu la veille au ministère de l’Économie et des Finances, en présence notamment du ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot et de Gérard Mestrallet, président du groupe Engie.

Et si tout ce beau monde en avait profité également pour arroser de subventions publiques l’énergie nucléaire afin de relâcher ses nombreuses entraves et de la « libérer », elle aussi ?

Est-il concevable que personne n’y ait pensé ?….

 

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Face aux énergies renouvelables, la débâcle nucléaire

Une nouvelle génération de réacteurs est sur le point d'entrer en activité. Mais elle arrive probablement trop tard.


 

Il aura fallu des décennies, des milliards de dollars de surcoûts, une grave crise financière et d'interminables batailles juridiques. En 2018, deux types de réacteur censés ouvrir une nouvelle ère technologique devraient entrer en service. Mais ils arrivent probablement trop tard pour stopper le lent déclin de l'industrie nucléaire.

A Sanmen, dans l'est de la Chine, le premier réacteur AP1000 devrait atteindre sa pleine puissance en 2018. Cela devrait soulager le secteur, en proie à la morosité depuis que Westinghouse, une filiale américaine de Toshiba, a déposé son bilan en 2017. A Taishan, dans la province de Guangdong, deux réacteurs pressurisés européens (EPR) construits par le français Areva devraient également démarrer. Par ailleurs, si tout se passe comme prévu, l'EPR finlandais Olkiluoto 3 sera connecté au réseau à la fin 2018, ce qui en fera la première centrale nucléaire de l'Europe de l'Ouest depuis 2002.

Ces deux types de réacteurs, censés être quasiment à l'épreuve de la fusion et des bombes, devraient marquer le début d'une ère nucléaire plus sûre. Conçus après la catastrophe de Tchernobyl de 1986, équipés d'une profusion de dispositifs de sécurité, ils ont été renforcés une première fois après les attentats du 11 Septembre et une deuxième fois après Fukushima (2011). Il s'en est suivi d'inévitables retards dans leur construction. Mais l'AP1000 et l'EPR ont également pâti d'une multitude de problèmes internes. Trop sophistiqués, les réacteurs ont souffert d'anomalies tout au long de la chaîne d'approvisionnement. Des litiges ont également ralenti la construction. Un différend sur les surcoûts continue d'opposer TVO, le groupe finlandais d'électricité qui a commandé l'Olkiluoto 3, à Areva et à son partenaire allemand Siemens. Selon TVO, ce litige menace la disponibilité des " ressources financières, techniques et humaines " nécessaires pour mener le projet à terme.


 

Mais si la mise en service des réacteurs est réussie, d'autres projets pourraient suivre. Deux AP1000 sont toujours en cours de construction dans l'Etat américain de Géorgie. Le sort de deux projets nucléaires européens, Flamanville en France et Hinkley Point C en Royaume-Uni, est lui aussi incertain . Pourtant l'énergie nucléaire va être reléguée au second plan par l'arrivée des énergies renouvelables. Selon le rapport sur l'état de l'industrie nucléaire mondiale en 2017, la capacité solaire photovoltaïque de la Chine va concurrencer celle du nucléaire d'ici le début de 2018, et en 2022, elle aura plus que doublé. La baisse mondiale des coûts de production du gaz naturel et des énergies renouvelables rend le nucléaire moins attractif. Des facteurs politiques entrent également en jeu. Des pays producteurs de nucléaire comme la France et la Corée du Sud sont aujourd' hui dirigés par des présidents moins intéressés par cette énergie. Aux Etats-Unis, en revanche, le gouvernement Trump souhaite relancer l'industrie du nucléaire et celle du charbon.

Par Henry Tricks.

 

 

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Le marché, cette base naturelle de l’économie

Si vous faîtes vos courses sur le marché local dans votre vite, vous ignorez peut-être à quel point vous y côtoyez les fondements les plus primaires de l’économie.
Faites-vous vos courses au marché de votre village ou quartier ? Vous faites sûrement cet acte banal plus ou moins régulièrement, sans plus de questions. Tout un chacun s’approvisionne en nourriture pour renouveler son énergie. Ainsi, le marché du village est un lieu où des commerçants viennent à la rencontre d’acheteurs potentiels proches en proposant leurs produits. La demande des uns vient à la rencontre de l’offre des autres. Ainsi se réalisent les échanges économiques libre et volontaire.

Observez le fonctionnement du marché local : sans ordre particulier, il est anarchique, mais sans chaos. Et pourtant il s’organise, spontanément. Précisons ce point : à part les emplacements qui leur sont attribués, personne n’impose aux commerçants leurs produits, comme personne n’impose aux acheteurs leurs achats. Les commerçants, d’expérience, ont analysé les besoins des clients locaux. Ils proposent ainsi des produits qu’ils espèrent adaptés à ces besoins – ou envies. Si certains produits ne plaisent pas, pour quelque raison, les commerçants repartent avec. Personne n’est forcé d’acheter. C’est cela le marché libre : les uns proposent, les autres disposent, ce n’est pas plus compliqué.

Un acheteur trouve un produit trop cher ? Son aspect ne lui convient pas ? Il lui suffit de ne pas le prendre. Le bon commerçant en tirera seul les conclusions, s’il voit ses concurrents écouler leurs produits alors que les siens restent sur son étal. Il arrivera peut-être à pigeonner quelques clients, si ses concurrents sont en rupture de stock. Mais jouer avec la confiance des acheteurs n’est jamais payant bien longtemps et la tromperie finit toujours par tourner court pour les peu compétitifs.

A contrario, l’état et ses services publics prétendent venir suppléer le marché là où il en va de notre vie ou de notre sécurité – car dans ces domaines, la logique des affaires ne fonctionnerait pas.

Vue l’importance vitale pour quiconque de s’alimenter, on s’interroge donc devant l’absence de « service public alimentaire » plus ou moins nationalisé pour « urgence ultra prioritaire ». Quelle fonction vitale peut être plus précieuse pour l’homme que l’alimentation et le maintien en vie ?

Faisons simple : si ce service n’existe pas, c’est parce que tout service public n’est que leurre. Aucun n’est capable de rendre un réel service à la hauteur de ce que le libre marché offrirait. Il est par contre un instrument de pouvoir et de formatage. Il n’y a sinon aucune, absolument aucune raison qu’un service dit « public » se substitue aux libres marchés, y compris complexes. Et si les hommes de pouvoir n’ont pas osé créer un service public de l’alimentation, c’est qu’ils savent qu’il n’aurait jamais pu être aussi performant et meilleur. Et qu’un peuple affamé est un peuple qui se soulève.

Or par extrapolation du marché du village, tous les marchés fonctionnent de la même manière. La société s’organise librement et volontairement. Il n’y a jamais de violence lors d’une vraie transaction commerciale. Si un contrat vient à ne pas être respecté, la justice est saisie et entend les arguments des deux parties. Puis le jugement devra être exécuté. La simple égalité devant le droit suffit bien.

Pourquoi donc les politiciens devraient-ils intervenir dans l’économie ? Rien ne le justifie, pourvu que le droit de propriété et d’échange libre soit respecté. La corruption et les malheurs des peuples surviennent dès que l’homme politique se permet d’intervenir parmi les transactions libres et volontaires pour en faire des transactions contraintes et forcées. La société du marché s’organise toujours plus vite et mieux que tout état peut le faire. On l’a démontré, tout service public est sans fondement. Vivement que l’économie retourne au bon sens du marché de la restauration…

 

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 "2018 pourrait bien être une année électorale plus étendue que prévu"

"L'opposition ne manquera pas de déposer une motion de méfiance contre le gouvernement Michel et alors il faudra trancher", estime le professeur en finances publiques à l'Université de Gand et à la VUB et membre du Conseil Supérieur des Finances Herman Matthijs. Il n'exclut pas la possibilité d'élections fédérales anticipées.


 

Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'arène politique fédérale est agitée. Les sujets de discussion ne manquent pas et beaucoup de dossiers attendent une décision. Cependant, le tollé au sein du gouvernement sur les Soudanais risque de signifier la fin de cette coalition suédoise. À quoi ressemble l'avenir de ce gouvernement ?

Dossiers

De nombreux dossiers attendent une décision, notamment les pensions, la taxe sur les comptes-titres, la privatisation de Belfius, le statut bancaire de Dexia... reste à voir si l'année électorale 2018 apportera beaucoup de percées. Il y a d'autres dossiers qui méritent plus d'attention.

Énergie nucléaire

La sortie nucléaire est à l'ordre du jour depuis quelques années. Ce gouvernement souhaite également fermer nos centrales nucléaires d'ici 2025. L'accord gouvernemental en parle également. Néanmoins, cet accord stipule qu'il faut mettre au point un mécanisme de monitoring et de correction pour garantir l'approvisionnement, la durabilité, un prix abordable et la sécurité. Les citoyens de ce pays n'ont encore rien entendu de sérieux à ce sujet.

Aujourd'hui, l'énergie nucléaire représente 52% de notre production d'électricité. Les moulins à vent ne suffiront pas à combler ces 52%, il nous faut au moins six centrales de gaz de taille conséquente.

Cependant, nous sommes début 2018 et il n'y a pas l'ombre d'une alternative aux centrales nucléaires, qui devraient fermer en 2025. Et la sortie nucléaire avait déjà été décidée par les gouvernements violets.

Et personne ne sait qui va payer les nouvelles centrales, alors qu'en Belgique les coûts d'énergie élevés pèsent fort sur l'attrait d'investissement. Ce dossier mal géré entraînera forcément des factures plus élevées pour les citoyens.

L'abandon de l'énergie nucléaire signifie aussi une émission accrue de CO2 et une perte de connaissances acquises chèrement sur ce thème. Et que faire si les centrales de thorium percent ? Il faut également souligner que les pays scandinaves et les présidents Obama et Trump ont choisi et choisissent de nouvelles centrales nucléaires.

En tout cas, ce dossier d'énergie nucléaire est un des nombreux débats menés de manière trop sentimentale par la politique. Mais c'est Paris qui décide des rêves belges, car au début du siècle nous avons vendu la quasi-totalité de notre infrastructure électrique à GDF-Suez. Aussi n'avons-nous pas grand-chose à dire dans ce dossier. Notre pays est une colonie énergétique de la Cinquième République française.

F-16

Paris et ses dirigeants actuels, le président Macron et son épouse Brigitte Trogneux, exercent également une mainmise sur la Belgique par le biais du remplacement des F-16. Vu la ligne directe entre l'Élysée et le MR, la France essaie de ramener ses Rafale (Dassault) dans la course en proposant une offre de compensation de pas moins de 20 milliards d'euros. C'est totalement invraisemblable parce que ce n'est guère proportionnel au prix de 34 nouveaux avions (environ 3,5 milliards d'euros) et le fait qu'on peut qualifier la France de cimetière socio-économique.

Cependant, les Français étaient déjà sortis de la course et il faudra voir en quelle mesure le MR veut rouvrir cette procédure pour ramener Paris dans la course, car il n'y a que deux inscriptions réglementaires : le F-35A (Lockheed) et l'Eurofighter.

Les partis flamands peuvent difficilement choisir un appareil français, étant donné que la collaboration militaire avec les Pays-Bas dépend de l'achat du F-35.

Ce dossier pourrait néanmoins aboutir à un accord confédéral: le Rafale pour Florennes et le F-35 pour Peer/Kleine Brogel. Dans ce dossier, il sera également intéressant de voir en quelle mesure les partis francophones sont capables de résister au néocolonialisme parisien.

Le Soudan

 

Aujourd'hui, l'extradition de Soudanais illégaux et les tortures supposées entraînent des tensions dans ce gouvernement. Cependant, il faut souligner que ce dossier comporte sa dose d'hypocrisie. Depuis 2014, le dictateur islamique soudanais el-Bechir a un accord de soutien avec l'Union européenne alors qu'il est recherché par la Cour pénale internationale. En outre, la Belgique entretient de simples relations diplomatiques avec ce pays. Et on torture "massivement" au Soudan. De tout cela, on n'a jamais fait de problème.

La dissolution du parlement catalan élu et l'emprisonnement de dirigeants catalans par Madrid ne sont pas problématiques, tout comme les arrestations massives d'opposants politiques par Erdogan durant le week-end de Noël. Les Ayatollahs dictateurs en Iran non plus ne respectent pas toujours les Droits de l'Homme, mais on se tait vu "l'accord sur l'uranium" et d'autres contrats juteux.

Si on ne renvoie plus de Soudanais à cause des tortures, on n'a qu'à mettre fin aux relations diplomatiques avec ce pays et opposer son veto au soutien de l'UE à ce pays africain.

Si on discute du Soudan, c'est parce que ce pays ne représente rien, ni sur le plan politique, ni économique.

Dernière remarque: n'avons-nous plus le droit de refouler des illégaux? Et qu'allons-nous faire de ce grand groupe, car la majorité des pays de cette planète sont des dictatures ? En outre, la Belgique est déjà un pays surpeuplé. Finalement, il faut ajouter que le gouvernement Michel est également la victime de la mauvaise sécurisation de la zone Schengen et de la pagaille créée par la Commission européenne à l'égard du dossier de migration.

Vers les élections?

C'est ainsi que nous aboutissons à l'état des lieux de ce gouvernement fédéral. Un étranger doit avoir l'impression que dans ce pays l'opposition fait partie du gouvernement. Si on dit que le gouvernement Michel est faible, alors l'opposition est encore plus incolore.

Au sein du gouvernement, il y a souvent une opposition entre les trois partis économiques libéraux d'une part et le CD&V d'autre part. On sait en effet depuis longtemps que le CD&V ne se sent pas à l'aise dans ce gouvernement. Cependant, les sondages ne donnent pas de majorité à une coalition de gauche composée du CD&V, du cdH, des Verts et des socialistes. Une telle construction, ainsi qu'une tripartite traditionnelle, offre probablement le moins de perspective de pouvoir au CD&V. La plus grande garantie pour Charles Michel de rester Premier ministre, c'est la N-VA.

Si un parti du gouvernement demande le licenciement du "trop populaire" Secrétaire à l'Asile et à la Migration Theo Francken, on demande au fond la fin de ce gouvernement Michel. Quel parti de l'opposition voudra soutenir une nouvelle équipe pour les mois qui restent ? La réponse est simple : aucun. De cette manière, il y aura des élections fédérales anticipées avant les vacances de Pâques. Lors de la reprise des activités de la Chambre, l'opposition ne manquera pas de déposer une motion de méfiance contre le gouvernement Michel et alors il faudra trancher. Ils seront nombreux à se contorsionner dans tous les sens.

En ce début d'année, je donne un conseil électoral "gratuit" au CD&V et à l'Open VLD : pour les deux partis, des élections anticipées sur la question soudanaise tourneront à la course au seuil électoral. Il y a une énorme différence entre les idées véhiculées par la Rue de la Loi et les rues de village.

En cas de chute du gouvernement, Arco, la taxe sur les comptes-titres, le statut bancaire de Dexia et les dossiers dont ils ont déjà discuté seront transmis à la prochaine équipe gouvernementale.

Que faire?

Il ne fait pas de doute que le Premier ministre Charles Michel a passé la trêve de Noël à chercher une solution pour tous ces dossiers. Il survivra à la motion de défiance. Mais il reste assez de problèmes pour échauffer les esprits. La situation économique favorable continuera à faire baisser le déficit, la dette et le chômage. À cet égard, il faut miser sur le contrôle budgétaire des vacances de Pâques.

Cependant, il y a déjà eu trop d'incidents entre les quatre partenaires de coalition et la campagne avant le début des élections communales du 14 octobre commence. En outre, il y a peu de risques qu'on distribue encore beaucoup de cadeaux politiques sur les dossiers en cours. C'est pourquoi continuer jusqu'à mi-2019 n'est pas une bonne idée. En outre, 2018 sera une bonne année socio-économique et budgétaire, un climat idéal pour se présenter à l'électeur fédéral.

Conclusion

2018 pourrait bien se révéler une année électorale plus étendue que prévu. Avancer les élections fédérales et les lier au scrutin local pour les dissocier des élections régionales arrange très bien les partis du gouvernement et de l'opposition. Il ne reste plus qu'à trouver un dimanche qui mène à une victoire électorale. 

 

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Voici tout ce qui change ce 1er janvier

Belga Publié le - Mis à jour le


 
Carte d'identité, permis de conduire, prix de la bière, taxe kilométrique, redevance télé, salaires... De très nombreux changements attendent le citoyen ce 1er janvier 2018.
 

---> EN BELGIQUE

 

- SERVICES - CONSOMMATION

La carte d'identité coûtera plus cher

Le prix de la carte d'identité électronique augmentera dès le 1er janvier. En procédure normale, le tarif de base de la carte d'identité électronique ainsi que des cartes électroniques et documents électroniques de séjour pour étrangers augmentera de 1 euro, pour s'établir à 16 euros au lieu de 15 actuellement, tandis que le prix de base du document d'identité électronique pour enfant belge de moins de douze ans passera de 6 à 6,40 euros.

Le prix des cartes et titres de séjour biométriques délivrés à des ressortissants étrangers de pays tiers sera désormais de 19,20 euros au lieu de 18.

L'augmentation est plus significative pour les documents demandés en urgence. Le tarif de base d'une carte d'identité et de documents électroniques pour les Belges et les ressortissants étrangers sera ainsi de 84 euros, au lieu de 79 euros, pour une demande J+2 et de 127,60 euros pour une demande J+1, contre 120 euros auparavant.


 

Hausse de 3% du prix des bières d'AB InBev

Le prix des bières d'AB InBev augmente d'environ 3% à partir du 1er janvier. Cette hausse touche notamment la Leffe, la Stella Artois et la Jupiler. Il faut ainsi débourser en moyenne 0,015 euro de plus par verre de pils. Les gérants d'établissements horeca font face à une hausse de 3,12% alors que dans la grande distribution, les prix grimpent de 2,83%. De manière générale, le prix de la bière pils est adapté de 0,015 euro par verre en moyenne. Cette mesure concerne l'ensemble de l'assortiment.

Pour justifier l'augmentation du prix de ses bières, le groupe brassicole a évoqué une série d'investissements, notamment pour la bière sans alcool Jupiler 0.0%, ainsi que l'augmentation de la capacité des sites de production en Belgique et la réduction de son empreinte écologique dans la logistique et les processus de production.

Le brasseur louvaniste explique également cette hausse du prix par l'inflation. "Nous recherchons un équilibre sain entre les coûts et les revenus, en tenant compte des effets de l'inflation", souligne-t-il.

La décision du brasseur belge d'augmenter le prix de ses bières intervient alors que la Commission européenne enquête sur un éventuel abus de position dominante dans le chef d'AB InBev sur le marché belge. Le groupe est notamment suspecté d'avoir empêché l'importation de deux de ses marques phare -Jupiler et Leffe- en Belgique à partir des Pays-Bas et de la France, où ces produits sont moins chers en raison de la concurrence plus forte sur leurs marchés.

Le ministre de l'Économie et des Consommateurs, Kris Peeters, a invité AB InBev à venir s'expliquer sur sa dernière hausse de prix. À ce jour, aucune date n'a encore été fixée.

Proximus augmente plusieurs tarifs

L'opérateur Proximus augmentera plusieurs de ses tarifs à partir du 1er janvier. Ces hausses, qui oscillent entre 1 et 4 euros par mois, concernent principalement les tarifs mobiles hors abonnement, les appels fixes en journée (hors week-end), la location d'un deuxième et d'un troisième décodeur TV ainsi que d'anciennes offres pack et hors pack. Le coût mensuel de location d'un deuxième décodeur Proximus TV passera par exemple de 5 à 6 euros, tandis que le prix de la connexion Internet Comfort s'élèvera à 42,95 euros par mois, contre 40,05 euros en 2017.

L'entreprise justifie ces augmentations par des investissements pour améliorer ses infrastructures.


 

Les factures d'énergie à prix variable adaptables tous les mois

Les fournisseurs d'énergie pourront indexer mensuellement les offres d'électricité ou de gaz à prix variable à partir du 1er janvier, contre chaque trimestre auparavant. Ce changement s'explique par la fin du mécanisme du filet de sécurité, mis en place lors de la précédente législature fédérale. Le mécanisme du filet de sécurité, qui arrive à échéance ce 31 décembre, a été adopté en 2013 en raison de la volatilité des prix, supérieurs en Belgique par rapport aux pays avoisinants, rappelle la Commission de Régulation de l'Électricité et du Gaz (Creg). Les fournisseurs d'énergie ne pouvaient alors indexer leurs prix que tous les trois mois.

A partir de ce 1er janvier, ils seront donc libres de choisir leurs paramètres d'indexation et d'adapter chaque mois leur offre d'électricité ou de gaz à prix variable.


 

 

- EMPLOI - SALAIRE - ENTREPRISE

Augmentation de la pension minimum pour une carrière de 45 ans

Le 1er janvier 2018, les personnes avec une pension minimum et une carrière de 45 ans verront leur pension augmenter de 0,7%. Le montant de la pension pour une personne isolée s'élèvera à 1.220,92 euros par mois, selon des chiffres du ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine.


 

Le salaire en hausse de 40 à 45 euros nets par mois à la suite du tax shift

Le salaire net mensuel augmentera de 1,5% à 3% au 1er janvier, dans le cadre de l'entrée en vigueur de la deuxième phase du tax shift. Cela représente une hausse de 40 à 45 euros par mois, précise SD Worx. Le gouvernement de Charles Michel a introduit le tax shift l'an dernier, dans le but de stimuler la création d'emplois. La mesure prévoyait une réduction des coûts salariaux ainsi qu'une augmentation du salaire net.

Concrètement, un travailleur marié sans personne à charge dont le salaire brut est de 2.000 euros par mois conservera dès le 1er janvier 1.567,78 euros, soit 45,27 euros de plus qu'actuellement. Un salaire brut de 3.000 euros donnera 1.919 euros nets, ou 46,20 euros de plus par mois. Un travailleur gagnant 4.500 euros bruts aura 46,85 euros supplémentaires, soit quelque 2.567,97 euros.

La différence sera encore plus importante pour certaines commissions paritaires, à la suite d'une indexation des salaires ou d'une augmentation du pouvoir d'achat négociées entre partenaires sociaux.

Les frais professionnels forfaitaires pour les travailleurs s'élèveront également invariablement à 30%. Par ailleurs, le taux d'imposition de 30% disparaîtra et le plafond de revenus augmentera afin de bénéficier de la quotité exemptée majorée, poursuit SD Worx.

Le taux nominal de l'impôt des sociétés (Isoc) passe à 29%

A partir du 1er janvier, le taux nominal de l'impôt de sociétés passera de 33% à 29%. Dans une deuxième phase, il passera à 25% en 2020. Dès le 1er janvier, un taux réduit de 20% s'appliquera aux petites sociétés (moins de 50 travailleurs) pour la partie de la base imposable en-dessous de 100.000 euros. La partie de la base imposable qui dépasse 100.000 euros est imposée au tarif nominal. Afin d'éviter qu'un trop grand nombre d'indépendants ne décide de se constituer en société, la rémunération minimum annuelle d'au moins un des dirigeants d'entreprise pour pouvoir bénéficier du taux réduit PME est rehaussée de 36.000 à 45.000 euros.

La réduction du taux nominal de l'Isoc entraîne également des modifications de certaines niches fiscales. Ainsi, une limitation est introduite en matière de report des revenus définitivement taxés, de la déduction pour revenus d'innovation, des pertes professionnelles, de la déduction pour capital à risque et la déduction pour capital à risque rénovée. La somme de ces déductions ne peut désormais plus être supérieure à 1 million d'euros, majorés de 70% des bénéfices qui dépassent ce million.

Le régime des intérêts notionnels est également revu. On ne prendra plus en compte comme base de calcul le stock de capital mais ses variations année après année.


 

La prime bénéficiaire fait son entrée dans les entreprises

A partir du 1er janvier, les employeurs pourront payer des primes bénéficiaires, soit une somme d'argent octroyée sous la forme d'un pourcentage du salaire ou d'un montant, afin d'attribuer une partie ou la totalité du bénéfice de la société aux travailleurs. L'employeur ne devra payer aucune cotisation ONSS sur ce bonus, par ailleurs taxé avantageusement. Les obligations administratives restent également simples. La prime bénéficiaire ne doit pas être confondue avec le bonus non récurrent lié aux résultats de l'entreprise (payé en exécution de la CCT90).

Cette prime bénéficiaire ne pourra être octroyée que sur base du bénéfice de l'exercice clôturé au plus tôt le 30 septembre 2017.


 

Une rémunération complémentaire pour les salariés âgés qui adaptent leur carrière

Les salariés âgés du secteur privé qui adaptent leur carrière avec réduction de salaire bénéficieront dès le 1er janvier d'une rémunération complémetaire provenant soit d'un fonds sectoriel, soit de l'employeur. Cette mesure fédérale concerne les salariés d'au moins 60 ans qui passent d'un temps plein vers un 4/5e et les salariés de 58 ans qui passent d'un travail en équipe et de nuit à un travail plus léger adapté.

La rémunération complémentaire est exonérée de cotisations sociales et n'est pas considérée comme salaire.


 

Baisse d'impôts pour les travailleurs avec un ordinateur, un pc portable ou un GSM

Les travailleurs qui disposent d'un ordinateur, d'un pc portable, d'une connexion internet, d'un GSM ou d'une tablette mis à disposition par leur employeur et qui peuvent l'utiliser à des fins privées bénéficieront d'une baisse d'impôts à partir de ce 1er janvier. Il s'agit d'une conséquence de la modernisation et de la clarification du système d'imposition de l'avantage de toute nature. La partie imposable de cet avantage peut être calculée sur la base de la valeur réelle pour le travailleur ou d'un forfait, qui n'existait que pour l'ordinateur (180 euros) et l'internet gratuit (60 euros).

La loi a donc été modifiée en raison de l'évolution des technologies et de la nécessité que la Sécurité sociale ainsi que l'administration fiscale adoptent des règles similaires.

A partir du 1er janvier, les montants seront les mêmes pour le fisc et la Sécu: 72 euros par an et par appareil pour un ordinateur ou un pc portable, 36 euros pour une tablette, un GSM ou un smartphone, un forfait unique de 60 euros pour l'internet gratuit et 48 euros pour un abonnement au téléphone.


 

Les travailleurs indépendants recevront une indemnité après deux semaines de maladie

Dès le 1er janvier, les indépendants bénéficieront d'une indemnité après deux semaines de maladie. Actuellement, lorsqu'un indépendant tombe malade et doit cesser son activité, il doit subvenir lui-même à ses besoins pendant un mois puisqu'il n'a droit aux indemnités de maladie payées par sa mutuelle qu'après ce délai, appelé aussi période de carence. Les ministres des Affaires sociales et des Indépendants, Maggie De Block et Denis Ducarme, ont décidé de réduire cette période de carence à 14 jours en raison du délai jugé trop long. Le travailleur indépendant pourra donc prétendre à des indemnités à partir du quinzième jour d'incapacité de travail dès ce 1er janvier.

La mesure profitera à 17.006 travailleurs indépendants: 14.172 d'entre eux, en incapacité de travail depuis plus d'un mois, pourront bénéficier plus rapidement de leurs indemnités et 2.834 indépendants ayant une durée d'incapacité de travail de 15 jours à 1 mois maximum, bénéficieront désormais aussi d'une indemnité.

Environ 9 millions d'euros seront consacrés en 2018 à cette mesure.


 

Seuils de contributions supplémentaires pour les indépendants

Les contributions sociales provisoires que les travailleurs indépendants paient tous les trimestres correspondront mieux à leurs revenus réels à partir du 1er janvier. Le système actuel va être assoupli avec l'ajout de quatre seuils de revenus supplémentaires. Il y aura désormais six seuils de revenus, par lesquels les contributions versées doivent mieux correspondre aux salaires variables des indépendants. Pour les contributions à verser lors du premier trimestre 2018, les indépendants ont déjà la possibilité de demander à leur caisse d'assurance sociale de tomber sous le régime du seuil inférieur.


 

Indexation annuelle pour les employés de la CP 200 de 1,83%

Les plus de 400.000 employés assujettis à la commission paritaire auxiliaire pour employés (CP 200) verront leur salaire augmenter de 1,83% en janvier. L'indexation qui entre vigueur au 1er janvier est la plus élevée depuis 2013, alors que ces dernières années ont été marquées par une inflation basse et le saut d'index. En 2017, l'indexation annuelle pour la CP 200 avait atteint 1,13%.


 

Le système des flexi-jobs de l'horeca élargi au commerce de détail

À partir du 1er janvier, le secteur du commerce de détail peut également avoir recours au régime des flexi-jobs, jusqu'ici cantonné à l'horeca. Ce type d'emploi permet à un travailleur, occupé à 4/5e temps au moins, d'effectuer des prestations complémentaires exonérées de cotisations sociales. La mesure des flexi-jobs dans l'horeca a été mise en place le 1er janvier 2015. Aujourd'hui, on dénombre quelque 28.000 emplois flexibles dans 7.300 établissements du secteur, selon les derniers chiffres du cabinet de la ministre des Affaires sociales, Maggie De Block.

Fort de ce succès, le gouvernement fédéral a décidé d'étendre cette forme d'occupation "plus souple" au secteur du commerce de détail (bouchers, boulangers, magasins de vêtements, etc.). Les commissions paritaires suivantes sont concernées: 118.03, 119, 201, 202.01, 202, 311, 312, 314.

Concrètement, les flexi-jobs permettent à tout travailleur salarié qui preste au moins un 4/5e temps auprès d'un ou plusieurs autres employeurs de faire des à-côtés dans l'horeca et désormais également, dans le commerce de détail. Ce travailleur occasionnel touche alors un salaire net sur lequel l'employeur est redevable de 25% de cotisations spéciales auprès de l'Office national de Sécurité sociale (ONSS).

À noter qu'à partir de ce 1er janvier, les pensionnés peuvent également utiliser le système des flexi-jobs.


 

 

- SANTE

Les honoraires des médecins augmentent en moyenne de 1,50%

Les honoraires des médecins augmentent en moyenne de 1,50%, en vertu de l'accord médico-mutueliste 2018-2019 conclu en décembre. Dans le détail, les consultations chez les médecins généralistes et spécialistes sont indexées de 1,68%, tandis que les prestations en matière de biologie clinique et d'imagerie médicale augmentent de 1,25%. Les médecins généralistes peuvent donc facturer un montant de 25,42 euros pour une consultation. Certaines prestations ne sont par contre pas indexées: le dossier médical global (DMG), les examens génétiques et certains honoraires de dispensateurs de soins non accrédités.

Aucune augmentation du ticket modérateur - soit le montant restant à charge du patient après l'intervention de l'assurance obligatoire - n'est prévue.


 

Une assurance maladie pour les personnes internées

Les personnes internées placées dans un établissement de soins bénéficieront dès le 1er janvier d'une assurance maladie, payée par l'Inami. Jusqu'à présent, les personnes internées ne bénéficiaient pas d'une telle assurance, mais étaient prises en charge par des prestataires de soins rémunérés par le SPF Justice.

Les internés placés dans un établissement de soins seront dès lors intégrés dans l'assurance obligatoire des soins de santé.


 

Un trajet de réintégration pour les travailleurs malades avant le 1er janvier 2016

Dès le 1er janvier, les employeurs peuvent demander un trajet de réintégration pour les travailleurs malades de longue durée, qui étaient déjà en incapacité avant le 1er janvier 2016. Ce trajet de réintégration offre à la personne malade la possibilité d'adapter son temps de travail ou la nature de celui-ci.

Dans les deux mois qui suivent la déclaration d'incapacité de travail, un questionnaire est envoyé au travailleur et, si le médecin conseil estime le patient apte à réintégrer le marché du travail, il entame la 1ère étape du trajet éventuel.

Le médecin conseil convoque alors le travailleur pour un examen médico-social. Il établit ensuite un plan de réinsertion, en accord avec le travailleur.

Jusqu'à présent, le système n'était accessible qu'aux personnes malades depuis moins de deux ans ou à la demande du travailleur malade de longue durée.


 

L'assurance hospitalisation du personnel communal et provincial passe chez AG Insurance

AG Insurance reprendra des mais d'Ethias l'assurance hospitalisation du personnel des administrations locales à compter du 1er janvier 2018. Ce changement intervient à la suite d'un marché public attribué à AG Insurance. A partir du 1er janvier, le personnel de toute une série de communes, de CPAS, d'intercommunales et d'administrations provinciales pourra s'affilier à une assurance hospitalisation collective d'AG Insurance, indiquait l'entreprise dans un communiqué diffusé en octobre. Il s'agit d'une adhésion facultative (sauf en Flandre, où l'adhésion est obligatoire, du moins pour la couverture de base, en chambre commune ou à deux lits).

L'accord-cadre à la base de cette collaboration concerne environ 1.600 administrations locales et quelque 130.000 assurés potentiels.

Le personnel communal et provincial était assuré chez Ethias depuis 1986. Le nouveau contrat porte sur la période 2018-2021.

 

Cette nouvelle attribution a peu de conséquences pour les assurés, note AG. Seule la franchise pour un séjour en chambre individuelle est relevée à 130 euros, ce qui permet à l'assureur de faire baisser la prime.


 

 

- TRANSPORT

Indexation de la cotisation CO2 pour les véhicules de société

La formule de calcul de la cotisation patronale de solidarité sur les véhicules de société sera adaptée à partir de ce 1er janvier. Le montant de cette cotisation ne pourra pas être inférieur à 26,47 euros pour les véhicules non électriques. La cotisation patronale de solidarité sur les véhicules de société, qui se base sur le taux d'émission de CO2 et un montant forfaitaire lié au type de carburant, a été instaurée en 2005 pour compenser l'avantage de l'utilisation privée de la voiture.

Elle est calculée mensuellement et est versée tous les trimestres à l'Office national de la sécurité sociale (ONSS).

L'adaptation des émissions de CO2 pour le calcul de l'avantage imposable n'aura pas de conséquences sur les voitures roulant à l'essence ou au LPG, au contraire des motorisations diesel qui seront davantage imposées.


 

Les compagnies aériennes contrôlent l'identité des passagers à la porte d'embarquement

Les compagnies aériennes actives dans les aéroports belges doivent à partir du 1er janvier effectuer un "check de conformité". Cela signifie que l'identité des passagers sera désormais contrôlée lors du passage à la porte d'embarquement. Les documents d'identité seront comparés à la carte d'embarquement. "Il s'agit d'un contrôle visuel", précise Kim Daenen, porte-parole de Brussels Airlines. "Nous vérifierons si le nom qui figure sur la carte d'identité est identique à celui inscrit sur la carte d'embarquement. Ce contrôle sera affectué à la porte d'embarquement pour chaque vol de et vers la Belgique."

Ce nouveau dispositif s'inscrit dans le contexte des mesures PNR (Passenger Name Record), qui prévoit que les compagnies aériennes envoient les données des passagers au centre de crise 48 heures avant le vol et une deuxième fois à l'issue de celui-ci.

Dès le 1er janvier, Brussels Airlines transmettra ces données. Pour les autres compagnies, la mesure sera mise en œuvre plus tard.


 

 

- PLACEMENT

 

L'exonération pour les intérêts de comptes d'épargne réglementés réduite de moitié

L'exonération pour les intérêts de comptes d'épargne réglementés passe de 1.880 euros à 940 euros à partir du 1er janvier. Au-delà de ce montant, 15% de précompte mobilier est prélevé sur les intérêts. A l'inverse, une nouvelle exonération pour la première tranche de 627 euros des dividendes d'actions ou parts d'entreprises est introduite. La précompte mobilier sur les dividendes d'actions de certaines PME s'élève à 20% ou 15%.

Avec ces deux mesures, l'objectif affiché du gouvernement fédéral est que que l'argent dormant sur les dépôts d'épargne soit investi de manière active dans les entreprises.


 

Augmentation de la taxe sur les opérations de bourse

Le taux de la taxe sur les opérations de bourse (TOB) passe au 1er janvier à 3,50 pour mille (au lieu de 2,70 pour mille) pour les titres qui ne bénéficient pas du taux réduit. Ce taux réduit passe lui à 1,20 pour mille (au lieu de 0,90 pour mille). Cette taxe vise les cessions et acquisitions à titre onéreux de valeurs mobilières belges ou étrangères ainsi les rachats de ses actions de capitalisation par une société d'investissement, lorsqu'elles sont conclues ou exécutées en Belgique.


 

 

- E-COMMERCE

Le travail de nuit dans l'e-commerce facilité

Le travail de nuit pour les activés liées au commerce électronique sera facilité dès lundi prochain, selon une mesure de la loi-programme adoptée par le gouvernement fédéral. Les activités liées à l'e-commerce englobent l'exécution des services de logistique et de soutien associés au commerce électronique de marchandises (la vente en ligne de produits d'assurance n'est ainsi par exemple pas visée). Il s'agit donc des activités nécessaires pour livrer un produit de la manière la plus efficace, rapide et au bon endroit à destination du consommateur final, précise Securex.

Concrètement, un assouplissement définitif de la procédure d'introduction d'un régime de travail comportant des prestations de nuit (entre minuit et 05h00) est prévu dès le 1er janvier pour les entreprises de commerce électronique avec délégation syndicale. Jusqu'à présent, la conclusion d'une convention collective signée par toutes les organisations représentées dans la délégation syndicale était requise pour instaurer un tel régime. Désormais, cette forme de travail de nuit pourra être introduite dans l'entreprise par la conclusion d'une convention collective de travail "ordinaire", qui requiert la signature d'une seule organisation syndicale représentative des travailleurs.

Celles qui ne comptent pas une telle délégation pourront elles aussi introduire ce régime via une convention collective d'entreprise "ordinaire". Dès le dépôt de celle-ci au greffe du SPF Emploi, le règlement de travail pourra être modifié en conséquence, sans suivre la procédure de modification du règlement de travail actuellement en vigueur.

Cet assouplissement de la procédure a été décrété face aux fortes pressions de la part d'entreprises de commerce électronique étrangères qui peuvent travailler dans d'autres conditions de travail et de rémunération, entraînant une concurrence déloyale.

Le travail du dimanche pour les activités liées à l'e-commerce est aussi désormais autorisé dès le 1er janvier 2018 et jusqu'au 31 décembre 2019.

Ces mesures sont partiellement temporaires et feront l'objet d'une évaluation par le gouvernement.


 


 

 

---> EN WALLONIE ET FEDERATION

Réforme de la formation théorique à la conduite en Wallonie

La réforme de la formation à la conduite en Wallonie sera d'application dès ce 1er janvier 2018, pour ce qui est de l'examen théorique, et à partir du 1er juillet 2018 en ce qui concerne l'examen pratique. Elle vise à renforcer la formation des nouveaux conducteurs et à accroître davantage la sécurité routière. Concrètement, l'apprentissage sera renforcé concernant des thématiques précises telles les effets de l'alcool et de la fatigue sur la conduite. La perception des risques et les bonnes pratiques en cas d'incident sont également développées et feront partie intégrante de la matière de l'examen.

Lors du passage de l'examen théorique, le principe de la faute grave sera réinstauré. Deux erreurs aux questions relatives aux infractions du 3e degré (brûler un feu rouge, prendre un sens interdit, ...) ou du 4e degré (faire demi-tour sur l'autoroute, ...) entraînera l'échec automatique.


 

Entrée en vigueur de la réforme fiscale wallonne, fini la redevance télé !

La réforme fiscale concoctée par le ministre wallon du Budget et des Finances Jean-Luc Crucke entrera en vigueur ce 1er janvier 2018. Mesures phares: la disparition de la redevance télévision, ainsi que des modifications touchant l'immobilier. La taxe TV-Redevance s'éteindra, son montant étant ramené à 0,00 euro à partir de la période imposable 2018.

On notera aussi l'immunisation totale de l'habitation familiale lors d'une succession pour le conjoint ou cohabitant légal survivant.

Un système d'abattement de 20.000 euros sur la base imposable pour une première acquisition d'un bien qui deviendra la résidence principale du redevable est instauré. Cette mesure vise à soutenir les jeunes dans l'achat de leur premier logement et générera des droits d'enregistrement moins onéreux.

La réforme prévoit aussi que les droits d'enregistrement pour les donations mobilières vont diminuer.

La majoration des droits d'enregistrement de 12,5% à 15% dès l'acquisition d'une 3e habitation en propriété est, pour sa part, supprimée.

La perception et le recouvrement fiscaux vont être améliorés pour les rendre plus efficaces.

Enfin, le mécanisme du viager sera modifié en appliquant un taux de 6% au lieu de 12,5% sur le prix d'un bâtiment qui est la résidence principale du vendeur depuis au moins 5 ans.


 

Taxe kilométrique: augmentation des tarifs en Wallonie et nouveau système de sanctions

Quatre nouveautés relatives au prélèvement kilométrique pour les véhicules de plus de 3,5 tonnes entreront en vigueur le 1er janvier 2018. Les gouvernements régionaux ont ainsi décidé d'élargir le réseau routier concerné à quelques tronçons, d'augmenter certains tarifs, de modifier les montants des pénalités et d'introduire une catégorie supplémentaire de véhicule soumis au péage. Le réseau routier soumis au prélèvement kilométrique est élargi avec six tronçons supplémentaires en Flandre pour un total de 157 kilomères et un seul en Wallonie, à savoir le premier tronçon de 4 kilomètres du contournement de Couvin (N5) mis en service jusqu'à l'échangeur du Ry de Rome.

Certains tarifs changent également. Contrairement aux deux autres régions du pays, la Wallonie n'avait pas procédé à l'indexation de ses tarifs le 1er juillet dernier. Elle procède à son augmentation le 1er janvier. Pour cet ajustement, la Région n'a pas pris en compte l'indice des prix à la consommation. Une augmentation linéaire de la redevance de 0,003 euro/km est appliquée à l'ensemble des tarifs. En Flandre et à Bruxelles, une distinction entre les véhicules aux normes environnementales Euro 5 et Euro 6 est établie. Il faudra compter 0,01 euro supplémentaire par rapport au tarif actuel pour les véhicules Euro 5.

Le système de sanctions est également modifié. Au lieu du taux unique de 1.000 euros pour une infraction constatée, un taux variable est appliqué en fonction de la gravité de l'infraction. Quatre catégories d'infractions sont créées allant de A à D, la catégorie A étant la plus grave. Celle-ci sanctionne des infractions telles que la manipulation du système d'enregistrement électronique (On Board Unit) dans l'intention de frauder ou la falsification des documents de bord . Les amendes s'élèveront à 1.000, 800, 500 ou 100 euros selon la catégorie.

Enfin, les tracteurs de semi-remorques de moins de 3,5 tonnes masse maximale autorisée (MMA) de catégorie N1 avec le code carrosserie BC relèveront aussi du prélèvement kilométrique. Ces tracteurs de semi-remorques sont des véhicules destinés au transport de marchandises.

Par ailleurs, Satellic, la société chargée de la perception de la taxe kilométrique pour les poids-lourds de plus de 3,5 tonnes instaure au 1er janvier une nouvelle périodicité pour la facturation de ses clients, ce qui permettra d'alléger leur charge administrative. Désormais, les factures seront émises deux fois par mois à une date fixe (le 15 et le dernier jour du mois), au lieu de toutes les deux semaines à des dates différentes.


 

Un prix unique du livre en Fédération Wallonie-Bruxelles

Le prix unique pour les livres entre en vigueur le 1er janvier en Belgique francophone. Les livres édités en France ne peuvent désormais plus être vendus plus cher chez nous. Le décret voté en octobre dernier par le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles s'applique aux livres de langue française, qu'ils soient sur support papier ou numérique, à l'exclusion des magazines, des journaux ou encore des ouvrages d'occasion.

La nouvelle législation impose à tout éditeur ou importateur de fixer un "prix public" pour tous ses livres vendus en Wallonie et à Bruxelles. Durant les 24 premiers mois de commercialisation, le prix ne pourra varier que de 5% maximum. Une remise de maximum 15% peut toutefois être accordée aux établissements scolaires, aux bibliothèques publiques et autres ASBL ayant des missions d'éducation, d'alphabétisation ou de promotion de la lecture. Cette remise peut atteindre 25% pour l'achat de manuels scolaires par les écoles. Le délai d'application du décret est réduit à 12 mois pour les bandes dessinées. Une fois passé ces délais, le prix du livre sera libre.

Par ailleurs, la "tabelle", ce mécanisme anachronique qui fait que les livres français sont vendus chez nous 10 à 15% plus cher que dans l'Hexagone, sera progressivement supprimée pour disparaître totalement en 2021.

Enfin, sur internet, un vendeur en ligne ne pourra plus cumuler remise de 5% et gratuité de livraison.

L'application du décret à Bruxelles doit encore faire l'objet d'un accord avec le fédéral.


 

Mise en place d'une labellisation des agences de voyage wallonnes

À partir du 1er janvier, un nouveau label baptisé Certified Travel Agent (Certa) à destination des agences de voyage en Wallonie entre en vigueur. Ce mécanisme de labellisation a pour objectif d'assurer la confiance tant des consommateurs que des partenaires commerciaux. Un organisme a été spécifiquement créé pour délivrer le label et organiser des formations continues. Pour donner suite aux directives européennes, la Wallonie a décidé d'abroger au 1er janvier 2018 l'obligation pour les agences de voyage de détenir une licence. La Flandre et la Communauté germanophone ont déjà entrepris la même démarche.

Dans un souci de protection des consommateurs, une labellisation pour remplacer le décret a été mise en place par le ministre wallon en charge du Tourisme, René Collin, et l'Upav, l'union professionnelle la plus représentative du secteur.

Dans la foulée, l'Upav a créé l'ASBL Belgian Travel Academy (BTA), dont la mission est double.

D'une part, elle délivre, sur base volontaire et annuelle, le label Certa. Pour y prétendre, les agences doivent notamment disposer d'une assurance contre l'insolvabilité, d'une assurance responsabilité civile professionnelle ou encore adhérer aux conditions de la commission des litiges.

D'autre part, la BTA propose deux types de formation pour le personnel, auxquelles les agences sont tenues de participer pour obtenir le label. Les formations commerciales, centrées sur le produit, sont principalement données par les tour-opérateurs. Les formations académiques, qui concernent elles les compétences personnelles, sont dispensées par des organismes comme le Cefora ou le Centre de compétence du secteur.

L'initiative bénéficie d'une subvention de 60.000 euros pour sa première année.


 


 

 

---> EN REGION BRUXELLOISE

La vente de sacs verts non-biodégradables interdite

A partir du 1er janvier 2018, la vente de sacs verts non-biodégradables pour les déchets de jardin sera interdite en région bruxelloise, annonce Bruxelles-Propreté. A la place, des sacs verts biodégradables et compostables seront vendus dans les Recyparcs régionaux, avant d'être disponibles en magasins. Ces nouveaux sacs auront la même contenance que les sacs verts en plastique actuels, à savoir 60 litres. Ils seront vendus au prix de 3 euros le rouleau de 15 sacs, en deux modèles: avec ou sans lien coulissant de fermeture.

Bruxelles-Propreté continuera à collecter normalement les sacs verts qui ne sont pas bio-dégradables mais invite les Bruxellois à se procurer les nouveaux le plus rapidement possible.


 

Nouvelle réglementation sur le bail locatif

Avec notamment la création du contrat de bail de colocation, du bail étudiant et du bail glissant, la nouvelle réglementation en matière de baux locatifs entre en vigueur le 1er janvier en Région bruxelloise. La région-capitale compte quelque 60% de locataires. Le nouveau cadre bruxellois prend en compte de nouvelles formes d'habitat de plus en plus en vogue à Bruxelles comme la colocation et le logement étudiant. De nouveaux types de contrats sont créés dont le bail de colocation, le bail étudiant et le bail glissant.

Désormais, deux éléments entrent en ligne de compte lors de l'établissement d'une colocation: le contrat de bail de colocation et le pacte de colocation. Le contrat de bail de colocation lie le bailleur et les colocataires. Il fixe notamment le loyer général et les modalités de départ, qui peuvent être très souples. Ensuite, les colocataires doivent signer entre eux un pacte de colocation. Celui-ci détermine la vie en commun dans le logement loué, dont, obligatoirement, la clé de répartition du loyer, la ventilation des dégâts locatifs, la prise en charge des frais d'entretien et de réparation ou encore les modalités d'arrivée, de départ et de remplacement d'un colocataire. D'autres modalités facultatives peuvent également figurer dans le pacte de colocation.

Le bail étudiant fait également son apparition. Celui-ci est conclu pour une durée de maximum 12 mois et peut être renouvelé aux mêmes conditions de loyer par périodes d'un an. L'étudiant peut résilier son bail à tout moment, moyennant un préavis de deux mois et sans indemnité. Le bailleur ne peut quant à lui résilier le bail qu'à l'échéance avec un préavis de trois mois. Pour signer ce type de bail, l'étudiant doit apporter une preuve d'inscription ou une demande d'inscription. Le bail étudiant n'est pas obligatoire. Le bailleur peut toujours opter pour le bail locatif classique.

Enfin, le bail glissant est un nouveau dispositif permettant de venir en aide à des personnes en situation précaire. Ce bail est conclu entre un propriétaire et une personne morale (en général une association) en vue de sous-louer simultanément le bien à une personne sous accompagnement social. A l'issue de cet accompagnement, l'association se retire et l'occupant du bien devient le locataire principal.

A côté de ces nouveautés, certaines dispositions concernant le bail "classique" changent également. Les informations que le bailleur peut réclamer sont ainsi clairement définies. Il s'agit du nom et du prénom du ou des candidats preneurs, du moyen de communication avec le candidat preneur, de tout document permettant d'attester l'identité du preneur et sa capacité de contracter, du nombre de personnes qui composent le ménage et du montant des ressources financières dont dispose le preneur ou son estimation. "Ni l'origine ni la nature des ressources ne peuvent être prises en considération par le bailleur pour refuser un logement", précise l'ordonnance adoptée par le parlement bruxellois.

A la suite de la 6e réforme de l'Etat, les Régions sont compétentes en matière de baux à loyer.


 


 

Entrée en vigueur de la zone basse émission de polluants sur toute la région bruxelloise

La zone basse émission (LEZ) sera mise en place le 1er janvier 2018 sur tout le territoire de la Région de Bruxelles-capitale. Les véhicules diesel les plus polluants se verront interdire d'y circuler. Les premières restrictions progressivement renforcées jusqu'en 2025 seront donc d'application à partir de 2018. Elles concerneront les véhicules diesel de norme Euro 0 et Euro 1. Les véhicules essence catalogués dans ces catégories seront interdits à partir de 2019, comme les diesel Euro 2.

Sauf dérogation, voitures individuelles, camionnettes jusqu'à 3,5 tonnes (catégorie de véhicule N1 sur la carte grise), bus et autocars, immatriculés en Belgique ou à l'étranger, sont concernés.

Pour assurer le contrôle, 90 caméras intelligentes devaient être installées un peu partout cette année, suivies de 50 autres l'an prochain.

Le non-respect de la LEZ sera passible d'une amende administrative de 350 euros. Toutefois, l'instauration de la zone basse émission ira de pair avec une phase transitoire de neuf mois durant lesquels les amendes ne seront pas exigées. Les automobilistes seront verbalisées et avertis.

Par la suite, ceux qui se seront vu imposer une amende disposeront d'une période de trois mois de latence (exonération d'une autre).


 

Discrimination à l'embauche: tests de situation et mystery shopping autorisés à Bruxelles

Un nouveau texte en matière de lutte contre la discrimination à l'embauche entre en vigueur en région bruxelloise ce 1er janvier 2018. L'ordonnance autorisera les inspecteurs régionaux à procéder à des tests de situation par l'envoi de deux CV identiques, à l'exception du critère que l'on veut tester et à recourir à la technique du "mystery shopping" (faux client, faux demandeur d'emploi) s'il existe de fortes présomptions de pratiques discriminantes au sein d'une entreprise. Le projet d'ordonnance part d'un constat: le taux d'emploi des personnes d'origine belge (71%) est bien plus élevé que celui des personnes originaires d'autres pays européens et du Moyen-Orient (inférieur à 35%).

Bruxelles est la première région d'Europe à introduire une telle mesure.


 

Les sociétés de distribution d'eau Vivaqua et Hydrobru fusionnent

Vivaqua et Hydrobru, les deux opérateurs en charge de la distribution de l'eau potable et de l'assainissement des eaux usées en Région bruxelloise, fusionnent au 1er janvier sous l'appellation unique Vivaqua. L'opérateur intégré distribuera désormais l'eau en direct aux ménages bruxellois. Cette fusion-absorption est accompagnée du départ de 15 communes flamandes de l'intercommunale. Cependant, Vivaqua restera le fournisseur exclusif d'eau en gros dans ces communes jusqu'en 2036. Pour accepter de laisser partir les 15 communes associées du Brabant flamand, Vivaqua a exigé de rester le fournisseur exclusif d'eau en gros sur leur territoire pour un prix fixe en gros de 0,63 euro/m³, soit le tarif accordé à l'intercommunale flamande Farys en 2012, et ce, pendant une période de 18 ans, a précisé Vivaqua. Malgré qu'elles quittent l'intercommunale bruxelloise, ces communes flamandes seront donc toujours fournies en gros par Vivaqua jusqu'en 2036. "Ce contrat de fourniture exclusive d'eau, à un prix déterminé, à volume constant et pendant une longue période permettra à Vivaqua de pérenniser une partie appréciable de son chiffre d'affaires, malgré le départ des 15 communes flamandes de la périphérie", selon l'opérateur.

A Bruxelles, le tarif appliqué pour la vente de gros était de 0,80 euro/m³. Mais, en raison de la fusion, ce tarif ne sera pas réellement appliqué étant donné qu'il n'y aura plus de vente d'eau en gros sur le territoire bruxellois. Vivaqua vendra l'eau directement à l'usager final bruxellois. "L'eau sera toujours de l'ordre de 30% plus chère en périphérie flamande qu'à Bruxelles, où le prix restera inchangé", assure Vivaqua.

Si la fusion est assurée, les conditions du retrait des communes du Brabant flamand font par contre l'objet de recours en référé de la part des communes bruxelloises de Woluwé-Saint-Lambert et Auderghem devant le tribunal du commerce et le Conseil d'Etat. Selon Olivier Maingain, bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert, l'affaire devrait passer devant le tribunal de commerce vers la mi-janvier, avec un risque d'effet rétroactif si les deux communes obtenaient gain de cause. Les conditions de départ des communes flamandes devraient être revues le cas échéant.


 

Les chats domestiques devront être stérilisés

Dès le 1er janvier 2018, les propriétaires de chats habitant en région bruxelloise devront faire stériliser leur animal, avant qu'il ait atteint l'âge de 6 mois. La seule exception concernera les éleveurs enregistrés, et seulement tant que les chats concernés sont destinés à l'élevage. Les chats devront être stérilisés avant l'âge de 6 mois si l'animal est né après le 1er janvier 2018 ou bien avant le 1er juillet 2018 si le chat est né avant 2018 ou encore dans un délai de 30 jours s'il s'agit d'un chat introduit sur le territoire de la Région bruxelloise après le 1er janvier 2018 et âgé de plus de 5 mois. S'il est âgé de moins de 5 mois, il doit être stérilisé avant d'atteindre l'âge de 6 mois.

La stérilisation obligatoire se fera parallèlement à l'identification et l'enregistrement des félins, également obligatoires, le tout étant centralisé dans une base de données.

Les vétérinaires s'occupant de ces opérations seront tenus de fournir une attestation aux propriétaires.


 

Les ateliers de la Monnaie Royale ont fermé leurs portes

Les ateliers de la Monnaie Royale fermeront définitivement leurs portes ce 31 décembre. L'institution avait frappé ses dernières pièces le 23 octobre dernier. Par souci d'économie, le gouvernement a décidé de confier la production à un sous-traitant privé. Les 43 membres du personnel de la Monnaie Royale de Belgique resteront employés au SPF Finances.


 


 

 

---> BRABANT WALLON

Fusion de l'Intercommunale du Brabant wallon et l'Intercommunale des eaux du centre du BW

La fusion entre l'Intercommunale du Brabant wallon (IBW) et l'Intercommunale des eaux du centre du Brabant wallon (IECBW) sera sur les rails le 1er janvier prochain. La nouvelle structure a été baptisée In BW. L'IBW était chargée de plusieurs métiers pour le compte de la province du Brabant wallon et de ses 27 communes, comme la gestion des déchets, l'assainissement des eaux usées et l'exploitation du crématorium du Champ de Court.

L'Intercommunale des eaux du centre du Brabant wallon distribuait quant à elle l'eau dans 12 communes de la province et dans une commune du Hainaut, alimentant plus de 200.000 habitants.

La fusion doit "renforcer les compétences techniques de chacun, développer de nouveaux services aux communes et mettre en commun différents coûts", souligne sur son site internet l'Union professionnelle des opérateurs publics du cycle de l'eau en Wallonie (Aquawal).

En pratique, aucun changement n'intervient pour les clients et usagers de ces intercommunales.

"Une nouvelle page s'ouvre au bénéfice des habitants, des entreprises, des communes et de la province du Brabant wallon", indiquaient début décembre le directeur général de l'IBW Baudouin le Hardy de Beaulieu, et le président Pierre Boucher.


 


 

---> EUROPE

La Bulgarie assure pour la première fois la présidence tournante de l'Union européenne

La Bulgarie assurera dès le 1er janvier pour la première fois la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne (UE). Pendant six mois, elle sera le principal moteur des tâches à l'ordre du jour de l'Union, assumera les fonctions d'intermédiaire, de leader politique, de représentant et de coordinateur.

Lors de sa présidence, qui débute exactement onze ans après son adhésion à l'UE, la Bulgarie entend promouvoir la sécurité, la solidarité et la stabilité au sein du bloc européen.

Outre ces aspects, un sommet spécifiquement consacré à la relation de l'UE avec les pays des Balkans occidentaux sera organisé en mai à Sofia. "Lorsque nous parlons d'une Europe unie, il ne faut pas oublier que les Balkans occidentaux ont besoin d'une perspective européenne claire et de connectivité, aussi bien entre eux qu'avec les États membres", souligne la présidence bulgare.

Cette dernière a pour ambition de parvenir à un "plan d'action clair pour chacun de ces pays sans créer des attentes irréalistes".


 


 

---> MEDIAS

Dorian de Meeûs devient rédacteur en chef de La Libre Belgique

Dorian de Meeûs, rédacteur en chef de Lalibre.be depuis 2012, remplace Francis Van de Woestyne au poste de rédacteur en chef de La Libre Belgique. Rédacteur en chef de La Libre Belgique depuis 2013, Francis Van de Woestyne avait demandé fin octobre dernier à être déchargé de ses fonctions à partir du 1er janvier 2018. Il avait invoqué des raisons personnelles mais aussi professionnelles, faisant référence à la mutation numérique du quotidien.

Dorian de Meeûs, 38 ans, était entré chez IPM comme rédacteur en chef vidéo en 2011, après avoir été journaliste durant sept ans à Canal Z et consultant en communication de crise et en relations presse. Ce licencié de l'ULB en journalisme et communication enseigne parallèlement à l'Ihecs.

Le nouveau rédacteur en chef sera assisté des actuels rédacteurs en chef adjoints Xavier Ducarme et Nicolas Ghislain.


 

Belga reprend la production d'informations de Metro

Belga reprendra début janvier la production d'informations pour le journal papier et le site web de Metro. Avec cette réorganisation annoncée en octobre, l'agence de presse se chargera de l'actualité, de la politique intérieure et extérieure, tandis que le journal gratuit continuera à développer d'autres thèmes de société. Belga fournira des textes et des photos pour les pages d'actualité, la mise en page sera elle effectuée par l'équipe de Metro. Quatre journalistes de Metro intégreront également la rédaction multimédia de Belga, qui alimentera les sites d'information des différents actionnaires de l'agence.

Metro, entreprise codétenue à 50% par Rossel (Le Soir, Sudpresse, etc.) et à 50% par Mediahuis (Het Nieuwsblad, De Standaard, Gazet Van Antwerpen, etc.), fait partie des actionnaires de Belga.


 


 

---> SPORT

L'alcool n'est plus un produit interdit pour quatre fédérations sportives internationales

L'Agence mondiale antidopage (AMA) ne considérera plus l'alcool comme une substance interdite pour quatre fédérations sportives à partir de ce 1er janvier. Les fédérations internationales de l'automobile (FIA), de l'aéronautique (FAI), de la motonautique (UIM) et de tir à l'arc (World Archery Federation, WA) doivent désormais contrôler elles-mêmes la consommation d'alcool et sanctionner les athlètes. Jusqu'au 31 décembre 2017, l'AMA sanctionnait les sportifs de ces quatre fédérations en cas de contrôle positif en compétition. Le seuil de violation était équivalent à une concentration sanguine d'alcool de 0,10 g/L.

Cette décision de l'Agence mondiale antidopage s'explique par sa volonté "d'appuyer la mise en oeuvre de moyens différents d'imposer des interdictions de consommation d'alcool dans ces sports". Il s'agit donc d'un transfert de responsabilité, car les quatre fédérations concernées interdisent déjà la consommation d'alcool.

L'AMA actualise chaque année sa liste de substances et de méthodes interdites en fonction de l'évolution de la recherche scientifique.


 


 

---> MAIS ENCORE...

Adaptation de la loi sur la transsexualité

La loi du 10 mai 2007 relative à la transsexualité, en ce qui concerne la mention d'un changement de sexe dans les actes de l'état civil et ses effets, a été adaptée cette année en fonction des obligations internationale en matière de droits de l'homme. Le texte modifié entre en vigueur au 1er janvier 2018. Le nouveau texte supprime la condition obligatoire de stérilisation. Il règle les liens de filiation des personnes transgenres après le changement de sexe. Il supprime les conditions médicales dans la procédure de changement de prénom et la possibilité pour toute personne intéressée de s'opposer à un changement de sexe dans l'acte de naissance. Enfin, il instaure un certain nombre de garanties contre la fraude et les changements de sexe irréfléchis.


 

Un nouveau code de conduite pour les numéros payants 070 et 0900

Un nouveau code de conduite, qui vise à mieux protéger les consommateurs ainsi qu'à renforcer la lutte contre la fraude et les abus liés aux numéros payants commençant par 070 ou 0900, entre en vigueur à partir du 1er janvier. Cinq opérateurs télécom (Orange Belgium, Proximus, Telenet, Voo et Colt) ont signé un accord en ce sens, en présence du ministre fédéral des Télécoms, Alexander De Croo. Les numéros payants sont utilisés par des fournisseurs de services pour proposer de l'information, des jeux ou encore un vote en échange d'un tarif plus élevé. Au sein de ce segment, un nombre important d'abus sont constatés.

Dorénavant, lorsqu'un consommateur constate un problème avec sa facture, il doit s'adresser au fournisseur de service (le contenu du numéro payant). S'il ne reçoit pas de réponse dans les cinq jours ouvrables, sa plainte est automatiquement jugée fondée et il est remboursé.

Les opérateurs s'engagent ainsi à davantage de transparence. Concrètement, ils devront partager les informations sur les fournisseurs de service ainsi que sur la marche à suivre. Ils collaboreront aussi mieux entre eux afin d'éviter qu'un fournisseur bloqué ne tente sa chance chez un autre opérateur.

"Les numéros payants posent problème depuis de nombreuses années. Ce code de conduite traite enfin ces problèmes. Les consommateurs ne seront plus renvoyés d'un service à l'autre quand ils souhaiteront porter plainte et la détection plus rapide des fraudes fera baisser le nombre de plaintes", s'est réjoui le ministre De Croo.


 

La coopération technique belge (CTB) devient Enabel

Le nom de la Coopération technique belge (CTB) changera au 1er janvier pour devenir Enabel. Le Conseil des ministres avait déjà approuvé le 15 avril 2016 les grandes lignes de la transformation de l'agence d'exécution de la coopération gouvernementale belge CTB en une agence de coordination et d'exécution de la politique belge en matière de développement, la Belgian Development Agency (BAD).

Enabel est une variante "belge" du verbe anglais "to enable", qui signifie permettre, faciliter, rendre possible, autonomiser.

La CTB, société anonyme de droit public, avait vu le jour en 1999 comme instance autonome chargée de l'exécution de la coopération belge.


 

Avantages non-récurrents liés aux résultats: les entreprises qui ferment exclues

Dès le 1er janvier 2018, les entreprises qui ont annoncé leur intention de procéder à un licenciement collectif avec fermeture d'entreprise après le 30 septembre 2017 seront exclues du système des avantages non-récurrents liés aux résultats. Cette mesure a été décidée afin d'éviter des situations contradictoires lors desquelles un employeur annonce une procédure de licenciement collectif mais trouve parallèlement des ressources nécessaires pour octroyer un bonus.

La convention collective de travail ou l'acte d'adhésion qui a été déposé au SPF Emploi avant l'annonce du licenciement collectif avec fermeture d'entreprise reste en vigueur.


 

Cotisation d'activation pour les travailleurs dispensés de prestation

Actuellement, nombreux sont les employeurs qui dispensent de prestation leurs employés les plus âgés jusqu'à l'âge de la pension, tandis que ceux-ci conservent la totalité ou une partie de leur rémunération. Pour freiner de telles pratiques, le gouvernement fédéral a mis en place via sa loi-programme une cotisation spéciale d'activation, qui entrera en vigueur dès le 1er janvier. Cette cotisation spéciale d'activation variera entre 20% du salaire trimestriel brut (moins de 55 ans) et 10% du salaire trimestriel brut (plus de 62 ans).

Les employeurs devront l'octroyer à leurs travailleurs qui ne fournissent aucune prestation pendant un trimestre complet auprès du même employeur, sauf dans les cas de suspension classique prévus par la législation sur le contrat de travail.

Cette cotisation n'est ni due pour les travailleurs entrés dans un mécanisme de dispense complète de prestations avant le 28 septembre 2017, ni pour les travailleurs "qui entreront dans un mécanisme de dispense complète de prestations en application d'une convention collective de travail (CCT) sectorielle à durée déterminée", précise la loi-programme.


 

Les délais de préavis ordinaires d'application dans le secteur de la construction

Quatre ans après l'harmonisation des délais de préavis des ouvriers et des employés, le secteur de la construction appliquera également dès le 1er janvier les délais de préavis ordinaires prévus dans le cadre du statut unique, à la suite d'un arrêt de la Cour constitutionnelle. Le secteur bénéficiait d'une dérogation à la règle, qui lui permettait de continuer à appliquer des délais de préavis plus courts. Cette dérogation prend fin au 31 décembre. Les délais de préavis dérogatoires restaient actuellement appliqués au secteur de la construction ainsi qu'à celui de l'ameublement et de l'industrie du bois.

Ces règles s'appliqueront uniquement aux licenciements notifiés à partir du 1er janvier 2018.


 

La caisse de secours et de prévoyance en faveur des marins intégrée à l'ONSS et la CAAMI

La Caisse de secours et de prévoyance en faveur des marins (CSPM) sera intégrée dès le 1er janvier 2018 à deux autres institutions de sécurité sociale, à savoir l'Office national de sécurité sociale (ONSS) et la Caisse auxiliaire d'assurance maladie-invalidité (CAAMI). A l'avenir, l'ONSS sera compétente entre autres pour l'enregistrement et le contrôle des déclarations de sécurité sociale, la perception des cotisations sociales et l'octroi des indemnités d'attente et d'amarinage. L'assurance maladie-invalidité, le service social et l'octroi et le paiement de l'indemnité complémentaire pour navigation en temps de guerre seront chapeautés par la CAAMI.

La CSPM s'occupe de l'assurance obligatoire maladie-invalidité pour les marins de la marine marchande belge et elle développe un service social limité. Elle collecte également les données relatives aux salaires et aux temps de travail et est en charge de l'octroi et du paiement des indemnités pour la navigation en temps de guerre.


 

Centralisation des services pour les victimes de guerre

La Direction générale Victimes de guerre (DG War) du SPF Sécurité sociale est réformée. Une partie des missions de la DG War sera transférée au Service Fédéral des Pensions (SFPD). Les personnes qui souhaitent obtenir le statut de victime de guerre ou qui perçoivent une pension d'invalidité liée à ce statut pourront s'adresser à un seul organisme. Fin 2016, 13.813 bénéficiaires percevaient encore une pension et/ou une rente en tant que victimes civiles de la guerre et continuaient à bénéficier des divers avantages liés à leur qualité de victimes de guerre. La DG War traite en outre environ 400 nouveaux dossiers par an.

Dès le 1er janvier, les missions de la DG War seront réparties entre le Service Fédéral des Pensions et les Archives générales du Royaume (AGR). Le SFPD traitera notamment les demandes et le paiement de la pension d'invalidité. Les Archives générales du Royaume gèreront entre autres la conservation des archives de guerre et les mettront à disposition des familles, du grand public et des chercheurs.


 

Adaptation des montants de rémunérations déterminant la clause de non-concurrence

Les montants de rémunérations prévus par la loi du 3 juillet 1978 sont adaptés. Ils s'élèvent désormais à 34.180 euros et 68.361 euros. Ces montants déterminent la légalité de la clause de non-concurrence des ouvriers et des employés, la légalité de la clause d'arbitrage des employés et les modalités d'application de la clause d'écolage.


 

Entrée en vigueur de l'assurance accident gratuite pour les coursiers de Deliveroo

Les quelque 2.500 livreurs de Deliveroo en Belgique peuvent souscrire gratuitement à une assurance accident complémentaire à partir du 1er janvier. Cette protection, offerte en collaboration avec Qover - une start-up belge du secteur -, sera fournie aux coursiers à vélo indépendants dès leur première livraison.

L'assurance couvre les coursiers partenaires de la plate-forme de livraison de repas à domicile en matière de perte temporaire de revenus et de frais médicaux. Elle donne par ailleurs droit à des dédommagements en cas d'accidents.

Concrètement, le système prévoit notamment jusqu'à 75% des revenus hebdomadaires moyens en cas d'invalidité temporaire à la suite d'un accident survenu lors du travail et ce, pour une période allant jusqu'à 26 semaines. Il offre également un dédommagement pendant la durée de convalescence après un accident, pour une période allant jusqu'à deux semaines, 1.500 euros de couverture annuelle dans le cas où le coursier devrait séjourner à l'hôpital -et jusqu'à 750 euros si son hospitalisation nécessite la présence d'un membre de la famille- ainsi qu'une assurance dentaire jusqu'à 2.000 euros.

Fin octobre 2017, Deliveroo avait décidé de mettre fin à sa collaboration avec la coopérative SMart, qui offrait un régime de salarié aux coursiers. À partir du 31 janvier 2018, tous les livreurs de l'enseigne au kangourou seront dès lors forcés d'adopter le statut d'indépendant et se verront offrir un salaire à la course plutôt qu'un salaire horaire.

Le service de livraison de repas à domicile Deliveroo couvre huit villes en Belgique: Bruxelles, Liège, Waterloo, Anvers, Gand, Louvain, Malines et Bruges.


 

Le personnel non diplomatique des ambassades soumis aux accords du CNT

Le personnel non diplomatique des ambassades et institutions internationales établies en Belgique, bénéficiera d'une meilleure protection en matière de conditions de travail et de rémunération. Leurs employeurs doivent à partir du 1er janvier respecter les accords fixés par le Conseil National du Travail (CNT) dans des conventions collectives de travail obligatoires.

Belga

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     J'attends mon maître

Sans doute avez-vous eu déjà l'occasion, comme moi, de lire cette phrase sur la façade d'un magasin. En dessous d'elle un crochet et, parfois, le dessin d'un chien.


 

Ce matin, comme je faisais le pied de grue à proximité de cette fresque, j'imaginais de la retoucher : remplacer le chien par un humain. Et la formule n'avait rien perdu de sa pertinence : l'attente du maître a quelque chose d'universel.

Elle inspirait déjà Ésope au vie siècle avant notre ère. Il raconte que des grenouilles, fâchées de l'anarchie où elles vivent, envoient des messagers à Zeus pour demander un roi. Zeus abuse de leur naïveté : il lance un morceau de bois dans le marais. D'abord effrayées par le bruit, les grenouilles plongent dans les profondeurs. Mais devant l'inertie du "roi", elles remontent, le méprisent et sautent sur lui. Mortifiées d'avoir un tel roi, elles retournent chez Zeus. Impatienté, il leur délègue un serpent d'eau qui les dévore. Leçon : mieux vaut un chef nonchalant que malfaisant. Mais les grenouilles n'ont pas voulu du premier...

Après le chien et la grenouille, l'homme aussi attend son maître. Voyons d'abord si le principe est d'application dans le domaine politique avant d'élargir le cadre.

Dans nos démocraties, paraît-il, le citoyen serait son propre maître : il détiendrait, à parts égales avec tous les autres, la portion de pouvoir prévue par le régime. Mais pensez-vous qu'il s'en tienne à cet état de fait ? Pas du tout. Il attend le chef providentiel qui utilisera mieux que lui son pouvoir. Aux États-Unis, le désir immodéré d'un leader prêt à tout a réuni un nombre suffisant de suffrages pour que soit désigné comme responsable un irresponsable. En Russie, l'empereur du Kremlin sera bientôt son propre successeur : choisi d'avance comme maître pour la quatrième fois, il aura monopolisé le pouvoir pendant vingt-quatre ans. Ailleurs en Europe, combien de partis, entre autres d'extrême droite, font florès parce qu'ils parviennent à faire passer leur chef de file pour le maître tant attendu.

Cet appétit n'est pas que contemporain : l'Histoire fourmille d'exemples d'autocrates arrivés au sommet par des moyens divers, mais accueillis comme des messies par une bonne partie, au moins, de la population. À toutes époques, trop de citoyens renoncent - pourquoi ? - à exercer leur propre pouvoir et laissent l'initiative à des gouvernants professionnels et ambitieux.

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À toutes époques, trop de citoyens renoncent à exercer leur propre pouvoir et laissent l'initiative à des gouvernants professionnels et ambitieux.


 
 

Si, dans le champ politique, l'individu délègue ainsi sa puissance d'action, serait-ce pour mieux prendre les choses en main dans les autres sphères ? C'est loin d'être sûr.

"J'attends mon maître", dit, par exemple, l'addict : drogue, alcool, médicaments, sexe, jeux de hasard, jeux vidéos, marottes compulsives en tous genres, allant des trains électriques aux capsules de bouteilles, des autos miniatures aux reliques de telle ou telle vedette, autant de maîtres prêts à prendre le pouvoir qu'on leur laisse. Et à en abuser.

"J'attends mon maître", dit aussi le "radicalisé". Fragiles de nature ou fragilisés par les vicissitudes de la vie, certains êtres recherchent, parfois désespérément, une autorité forte qui leur arrachera des mains les rênes de leur propre destinée. De tout temps, ils sont les interlocuteurs les plus malléables de sectes qui calment leurs angoisses à coups de certitudes préfabriquées. Mais notre temps produit d'autres fanatismes dévastateurs : des gourous illuminés endoctrinent les déboussolés en comblant leur vide par une idéologie quelconque, fût-elle frelatée ? De renoncer à eux-mêmes, ceux-là croient avoir trouvé leur maître.

"J'attends mon maître", dit encore l'accro des réseaux sociaux. Chamath Palihapitiya, ancien vice-président de Facebook le confirme : il souligne à quel point celui qui publie quelque chose sur son compte se met à la merci des "J'aime" ou "Je n'aime pas". Tous les approbateurs ou détracteurs sont les premiers maîtres de ceux qui espèrent connaître un "lumineux tintement de pseudo-plaisir". Ainsi est désignée la touche "J'aime" par Justin Rosenstein, son créateur. L'algorithme s'impose comme le second maître, à l'autorité insidieuse, maître à penser à notre place : il n'a pas été conçu pour nous émanciper, mais plutôt pour nous enfermer chacun dans le cercle de ceux qui ont les mêmes goûts et avis que nous.

C'est une constante, semble-t-il, donc, en politique et ailleurs : volontiers, l'individu se soumet. Beaucoup trop ? C'est vous qui voyez... Pour qu'il se conforme moins ou moins vite, l'éducation à l'autonomie critique reste la seule voie de salut. Elle requiert une école - autonome - où des maîtres - autonomes - éveillent les esprits au désir et au plaisir d'être son propre maître.

 

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Pourquoi la conquête touristique et minière de la Lune et de Mars s'accélère


 

La mission Apollo 17. Plus aucun humain n'a dépassé l'orbite terrestre basse depuis 1972. 

Le 26 novembre 2018, si tout va bien, InSight pénétrera dans l'atmosphère de Mars à la vitesse fulgurante de 3,2 km/s. Après avoir ouvert son parachute et allumé ses rétrofusées, l'engin automatisé de la Nasa se débarrassera de son bouclier thermique avant d'atterrir en douceur. Ce sera le point culminant d'une passionnante odyssée interplanétaire d'un an. Pour le début de l'année 2018, Google espère annoncer le nom du ou des gagnants du Google Lunar X Prize. Ce prix d'une valeur de 30 millions de dollars récompensera la ou les premières entreprises qui auront réussi à poser un module atterrisseur sur la Lune et à piloter à distance un robot sur une distance de 500 mètres, tout en transmettant des vidéos à la Terre. Avant la fin de cette même année, l'entreprise californienne SpaceX devrait avoir fait survoler la Lune à deux touristes. Ces passagers seront les premiers humains à aller au-delà de l'orbite terrestre basse depuis 1972.

D'aucuns espèrent que, de bien des façons, ces missions feront progresser les efforts déployés pour implanter sur la Lune et sur Mars des bases habitées par des robots, puis à terme, par des êtres humains. Le but est de devenir une " espèce multimonde ", déclare Bob Richards, dirigeant de Moon Express, une société située en Floride qui concourt pour le Google Lunar X Prize.

Cet objectif est encore loin d'être réalisé - d'ailleurs le sera-t-il un jour ? Les sceptiques font remarquer qu'il n'y a probablement rien sur la Lune ou sur Mars qui justifie les dépenses colossales liées à une colonisation humaine. Sans compter que les obstacles à surmonter sont titanesques. Malgré tout, Elon Musk, patron de SpaceX, a l'intention d'envoyer des vaisseaux sur Mars d'ici à 2022 - la construction du premier vaisseau doit débuter dans quelques mois - et de lancer des missions habitées deux ans plus tard. En 2018, le survol médiatique de la Lune par SpaceX captivera le monde entier. Les plus enthousiastes espèrent que l'événement donnera du poids aux appels à coloniser les astres.

"Village robotique"

Pour y parvenir, il faudra récolter des données. Dans le courant de 2018, le module atterrisseur de Moon Express transportera une balise de navigation qui servira en quelque sorte de phare pour guider les vols ultérieurs. Au cours d'une deuxième mission lunaire prévue pour 2019, la société a l'intention d'établir un " village robotique " pour prospecter sur place. Du côté de Mars, InSight s'enfoncera à 5 m sous la surface de la planète afin d'analyser les ressources, l'activité sismique et les températures. Il s'agit de déterminer si des êtres humains pourraient survivre en exploitant des gisements, construire des logements à l'épreuve des secousses sismiques et capter l'énergie géothermique, explique le responsable scientifique de la mission, Bruce Banerdt, du Jet Propulsion Laboratory de la Nasa.

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En 2018, deux touristes choisis par SpaceX devraient survoler la Lune.

Une grande partie de ces efforts étant absorbée par le secteur privé, le coût des voyages dans l'espace est en train de chuter. Le projet de Moon Express pour le Google Lunar X Prize ne lui coûtera qu'une dizaine de millions de dollars. Situé à Tokyo, iSpace, l'un des cinq concurrents, en a déjà gagné autant en vendant de l'espace publicitaire sur son rover lunaire. SpaceX prévoit de convoyer des astronautes vers la Station spatiale internationale à partir de mai 2018 - grande première pour une société privée. Le projet coupera l'herbe sous le pied des Russes, qui facturent des montants plus élevés, et il financera les vols habités à destination de Mars dans les années 2030. D'après Phil Larson, la Nasa estime qu'elle aurait consacré près de 1,4 milliard de dollars à construire la fusée Falcon 9, alors que SpaceX l'a fait pour un tiers de ce coût. Pour cet ancien conseiller à la Maison-Blanche, les billets des touristes couvriront les frais encourus par SpaceX pour survoler la Lune.

Lucratives roches lunaire

 

Certaines entreprises sont convaincues qu'elles peuvent faire fortune en quittant la Terre. Moon Express envisage de rapporter un chargement lucratif de roches lunaires en 2020 et de les mettre en vente sous forme de bagues de fiançailles et autres bijoux en " poussière de Lune ". Moon Express et iSpace espèrent à terme être en mesure de traiter l'oxygène, l'hydrogène et autres ressources lunaires pour en faire de l'air, de l'eau et du carburant qui seront vendus à profit depuis la Lune aux touristes spatiaux. Planetary Resources, entreprise américaine, et Deep Space Industries, société américano-luxembourgeoise, comptent exploiter les astéroïdes pour réduire le coût du réapprovisionnement des explorateurs de l'espace : l'expédition d'une charge d'un kilo en orbite basse terrestre coûte environ 10.000 dollars, montant qui s'envole dès que l'on dépasse cette frontière.

Ratifié en 1967, le Traité de l'espace interdit de s'approprier la souveraineté sur des corps célestes, sans pour autant faire obstacle à la possession ou à la vente de matériaux extraits de ces astres. L'Amérique a promulgué des lois autorisant l'exploitation minière au-delà de la Terre, et le Luxembourg a récemment suivi son exemple. D'après Chris Johnson, de l'Institut international du droit de l'espace, il est possible que le Japon et les Emirats arabes unis en fassent autant en 2018.

Un environnement fragile

Pourtant, certains s'en inquiètent. Avec l'activité minière, le volume de débris dans l'espace augmenterait, endommageant ainsi l'environnement spatial fragile, s'inquiète Stephan Hobe, de l'Institut de droit aérien et spatial à l'université de Cologne. D'autres ont des angoisses plus terre à terre : la résistance à l'exploitation minière dans l'espace s'explique en partie par le fait que certains pays tels que le Brésil, le Chili et la Russie ont peur de perdre pied face à des concurrents plus riches. D'autres encore brandissent bien haut le Traité de l'espace, selon lequel l'utilisation de l'espace doit " s'effectuer pour le bien de tous les peuples ". Certains gouvernements espèrent que ce principe contraindra les entrepreneurs spatiaux à partager leurs bénéfices ou même à abandonner l'exploitation minière, se désole Kyle Acierno, d'iSpace.

En outre, certains principes économiques de base s'imposent et il importera de les maîtriser. Si l'on découvre un moyen viable d'exploiter les ressources minières abondantes de l'espace - en platine par exemple -, le prix des métaux subira une chute météoritique. Malgré tout, argumente Atsushi Mizushima, coauteur d'une étude sur l'aspect juridique de l'exploitation minière extra-atmosphérique, l'un des effets secondaires positifs en serait la sauvegarde de notre espèce. En effet, la technologie développée par les prospecteurs de l'espace pourrait s'avérer utile si l'on doit un jour dévier la course d'un astéroïde dont la trajectoire percuterait la Terre. Fort heureusement, cette éventualité n'est pas prévue pour 2018.

Par Benjamin Sutherland.

 

 

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