<  Home Page  

 
Jalhay - Sart - Demain

L'Avenir de notre entité vous appartient

La rubrique de Clément Mawet

25/07/2017 16:06:15

 
 

 

Retour dessus

 

Sponsoring de partis et politiques: vers une limitation à 500 euros/an par sponsor

25/07/17 à 06:59 - Mise à jour à 06:59

Source: Belga

Une proposition de loi soutenue par une large majorité à la Chambre a été introduite, visant à limiter le sponsoring des partis, mandataires et candidats politiques à un maximum de 500 euros par an par sponsor, écrivent mardi De Tijd et L'Echo. À l'avenir, les entrepreneurs et les entreprises ne pourront donc plus sponsoriser sans limite les fêtes locales, campagnes et autres événements organisés par le monde politique.

La députée Inez De Coninck (N-VA), à l'initiative de la proposition, y voit "un grand pas en avant dans la lutte contre la corruption de politiciens, la subornation et le trafic d'influence." Son objectif est une entrée en vigueur dès le 1er janvier prochain, donc avant les élections communales. Le texte est actuellement examiné par le Conseil d'État et devrait être soumis au Parlement après l'été.

Actuellement, un plafond de 2.000 euros par sponsor s'applique, mais uniquement pendant la période d'attente de trois mois qui précède chaque élection. En dehors de ces périodes, les sponsors peuvent investir sans limite, à condition que les tarifs pratiqués soient conformes au marché.

Dans le cas contraire, ces contributions sont considérées comme des cadeaux cachés, qui sont par définition interdits aux entreprises.

Belga


 

Se protéger soi-même de la maladie d’Alzheimer

Plus d’1/3 des démences pourraient être évitées par des mesures de prévention. Neuf facteurs de risques ont en effet été découverts, sur lesquels nous pouvons agir par nous-mêmes et pour nos proches, sans attenectifs.
47 millions de personnes souffrent de démence aujourd’hui dans le monde, dont 900 000 en France, et elles pourraient être 115 millions en 2050.  Pour l’essentiel, ces démences sont dues à la maladie d’Alzheimer (70%) et à l’altération des vaisseaux du cerveau (15%).

Ces prévisions inquiétantes, l’absence de traitement curatif et l’importance des ressources mobilisées expliquent que cette maladie est l’une des priorités de santé publique. Une commission de 24 experts internationaux a publié le 20 juillet dernier dans la revue médicale anglophone mondialisée The Lancet un point scientifique complet sur le sujet.

9 facteurs de risques, 1/3 des malades

Ce travail mérite qu’on s’y arrête car il comporte des éléments nouveaux qui doivent être connus du grand public. Il révèle que plus d’1/3 des démences pourraient être évitées par des mesures de prévention échelonnées tout au long de la vie.

9 facteurs de risques de démence modifiables ont en effet été identifiés avec précision dans l’enfance, au milieu de la vie et chez les seniors :

Dans l’enfance, le manque d’éducation scolaire explique à lui seul une fraction des démences futures de la classe d’âge considérée. Le mécanisme de cette fragilité tiendrait au manque de « réserve cognitive » au début de la maladie, autrement dit la disponibilité de nombreuses connexions cérébrales ouvertes depuis l’enfance par l’éducation permettrait de résister aux conséquences cognitives des lésions cérébrales.

Au milieu de la vie, entre 45 et 65 ans, 3 facteurs de risques ont été identifiés : la perte d’audition, qui retranche les personnes de la communication sociale, l’hypertension artérielle et l’obésité, qui exercent une action délétère sur la circulation du sang dans le cerveau.

Chez les seniors, après 65 ans, 5 facteurs de risques peuvent être repérés et traités : le tabagisme, directement toxique sur les neurones et sur les vaisseaux, la dépression, qui effondre les liens sociaux,  le manque d’activité physique, probablement par défaut d’oxygénation cérébrale, l’isolement social qui réduit les échanges cognitifs et le diabète qui lèse rapidement les vaisseaux s’il n’est pas traité.

Pourquoi est-il important que chacun soit informé de l’existence de ces facteurs de risques ?

Agir sans attendre, pour soi et ses proches

D’abord parce que, comme on le voit, plusieurs d’entre eux sont modifiables par des moyens simples par nous-même et pour notre entourage. Le tabagisme, l’activité physique, l’obésité, la perte d’audition sont à la portée de nos propres décisions.

L’éducation de nos enfants dépend de nous, l’isolement social et, à un moindre degré, la dépression ou la perte d’audition dépendent des relations que nous avons avec nos ascendants et proches.

Hypertension et diabète sont des diagnostics médicaux mais la réussite des traitements dépend aussi beaucoup de notre détermination à les suivre. Mieux vaut être informé de l’existence de ces risques et agir individuellement contre eux que d’attendre passivement les programmes collectifs.

Une maladie qui épuise et ruine les aidants

Ensuite parce que les démences, et la maladie d’Alzheimer, sont des maladies très graves, qui atteignent l’identité même des malades dont la personnalité s’évanouit sous les yeux de leur entourage.

Ceux qui ont une personne atteinte dans leur famille savent à quel point la situation d’aidant est épuisante physiquement, psychologiquement et ruineuse financièrement. En l’absence de traitement curatif, la possibilité d’éviter à 1 personne sur 3 de tomber malade chaque année en France n’a pas de prix.

Des gènes de prédisposition

Il faut également savoir que certains d’entre nous ont génétiquement plus de risques de devenir déments en vieillissant. Si l’un de nos parents est porteur du gène de prédisposition ApoE ε4 (15% de la population) notre risque est multiplié par 3 ; si les 2 parents en sont porteurs (5% de la population) il est multiplié par 11. Ces personnes doivent éviter les facteurs de risques modifiables pour essayer d’éviter le pire.

Carte des risques et chemins de vie

Enfin cette carte des risques de la démence, dans laquelle chacun est libre de tracer son propre chemin de vie, sera régulièrement enrichie les prochaines années par les progrès de la génomique et des bases de données géantes. Il en sera de même pour toutes les maladies chroniques.

 

Comment le nucléaire peut-il être heureux ?

Par Michel Gay.

Le terme écologiste a un chapeau trop large. Un écologiste peut aimer la nature, le vent, le soleil, les petits oiseaux, trier ses déchets, et être pro-nucléaire. L’écologie n’appartient à personne. Elle n’est pas le monopole des opposants au nucléaire.

Cette évidence est masquée par la propagande de puissantes associations antinucléaires qui ont portes ouvertes dans les médias. Elles se sont emparées du concept d’écologie qui se doit d’être antinucléaire.

Le nucléaire : un ennemi » fédérateur

En effet, une énergie idéale (abondante, durable, bon marché, propre, avec des risques maîtrisés) rendrait caduque les discours catastrophistes aux relents de repentance. Ce serait une calamité pour les partis politiques verts / antinucléaires.

Tous leurs efforts de culpabilisation seraient anéantis et les slogans clamant que « l’austérité est inéluctable » perdraient leur impact. Chacun se tournerait spontanément vers cette énergie salvatrice.

Plus besoin, alors, des conseils des partis verts et des organismes non gouvernementaux (ONG) qui prospèrent en cultivant la peur. Certains idéologues de la décroissance veulent détruire ce pilier de la production d’électricité bon marché car il favorise le monde industriel, source honteuse de création de richesses. De plus, le nucléaire est un « ennemi fédérateur » bien commode pour souder un parti politique.

Être écologiste et soutenir le développement de la production d’électricité d’origine nucléaire n’est pas une originalité puisqu’il existe même une Association des Écologistes Pour le Nucléaire (AEPN) qui compte plusieurs dizaines de milliers d’adhérents.

Jouer sur la peur par idéologie

Il n’y a pas de solutions miracles aux défis énergétiques, pas plus qu’il n’y a de solutions diaboliques. La peur est facile à répandre. C’est un réflexe naturel de protection ancestrale contre l’inconnu. Elle ne se combat qu’en faisant comprendre la réalité afin que chacun puisse exercer son libre arbitre. Mais c’est difficile.

Informer posément, avec des arguments, demande du temps dans une société qui n’en a guère et qui « zappe » rapidement. Et c’est si peu vendeur… face aux prophètes du malheur et aux charlatans qui promettent monts et merveilles en quelques mots (demain, l’humanité vivra du vent et du soleil). La lutte contre l’obscurantisme est permanente depuis des siècles.

 
 

À quoi sert de dire la vérité

Quand le premier militant venu,

« Expert » braillard et trop écouté,

L’écrase et l’empêche d’être entendue ?

Il faut attendre que le temps passe,

Et la réalité fait surface.

Mais quelques lignes en bas d’un journal

N’extrairont pas le germe du mal

Planté tout au fond de la conscience

D’une population en mal de science.

La consommation d’énergie, et notamment d’électricité, augmente dans le monde avec une population aspirant à plus de confort (notamment dans les pays émergents).

Produire cette énergie avec de l’uranium et du thorium disponibles pour des millénaires dans la terre, deviendra une nécessité pour diminuer notre dépendance aux énergies fossiles.

Parvenir à « sortir du fossile » implique de modifier nos habitudes de consommation d’énergie en recourant massivement à l’électricité d’origine nucléaire et, en partie, à l’hydraulique et à la biomasse, là où c’est possible.

Refuser toute idée de nucléaire civil semble désormais relever d’un choix idéologique et non d’un raisonnement rationnel. C’est priver notre pays d’un atout essentiel, source de développement pour nos industries et pour l’humanité.

L’atout nucléaire

L’industrie nucléaire constitue un atout pour une politique énergétique efficace compatible avec la transition énergétique et la création d’emplois non délocalisables.

Proportionnellement à sa production d’électricité, le nucléaire a un faible impact sur l’environnement. Il permet de répondre en grande partie aux besoins en énergie des sociétés modernes, et aussi à certains pays en développement qui aspirent légitimement à un niveau de confort élevé.

Ils bénéficieront ainsi d’une énergie abondante, décarbonée et sûre. Les autres pays pourront ainsi bénéficier plus longtemps des énergies fossiles économisées par les premiers pour atteindre un niveau de développement technique compatible avec l’utilisation du nucléaire.

La France doit donc soutenir l’industrie nucléaire pour bénéficier des retombées économiques de son extraordinaire potentiel de croissance et d’emploi à travers le monde. Elle devrait aussi éviter de se perdre dans l’impasse technique, économique et écologique du photovoltaïque et de l’éolien.

Son excellence technologique dans le nucléaire ouvre des opportunités de développement commercial qui permettront d’exporter un savoir-faire face à la concurrence qui se prépare (Russie, Inde, Chine, États-Unis, Corée du Sud).

Dans l’intérêt supérieur de la Nation, et donc dans l’intérêt général des Français, la France doit s’engager résolument sur la voie du nucléaire.

L’énergie, c’est la vie !

Alors vive la transition énergétique vers le nucléaire, vive l’écologie nucléaire, et vive le nucléaire… heureux !

Michel Gay est l’auteur de Vive le nucléaire heureux !

 

 

Retour dessus

 

Pourquoi (et comment) oublions-nous ?

Contrairement aux idées reçues, notre cerveau n’oublie rien. Alors pourquoi oublions-nous certaines choses ?
Oublier semble être une chose que le cerveau fait facilement à notre insu. Pour preuve, nous oublions tous des rendez-vous, des dates d’anniversaire et des compétences. L’oubli est même utile s’il s’agit d’un souvenir douloureux ou obsolète.

En fait, c’est tout l’inverse : nous n’oublions jamais rien. On ne se rappelle plus, c’est tout ! Nos neurones ne font que mémoriser, et ce tout au long de leur vie, qui est aussi longue que celle de l’individu. La mémorisation se fait à plusieurs niveaux dans le cerveau, mais le plus connu est celui de la jonction entre deux neurones : la synapse.

On doit au psychologue canadien Donald Hebb d’avoir résumé dès 1949 le principe de cette mémorisation dans sa fameuse « règle de Hebb ». Celle-ci dit, en substance, que « si un neurone A parvient à exciter le neurone B, alors A y parviendra encore plus facilement dans le futur ». La synapse entre A et B est alors modifiée vers plus d’efficacité excitatrice. Quelques dizaines d’années plus tard, des preuves physiologiques sont trouvées : c’est la potentialisation à long terme (LTP) de la synapse.

La règle de Hebb caractérise donc l’apprentissage, mais elle caractérise aussi de facto l’oubli.

En effet, la règle de Hebb dit aussi (implicitement) que si A ne parvient pas à exciter B, alors la connexion entre A et B perdra de son efficacité, jusqu’à disparaître. Là encore, la prescience du psychologue est remarquable : il s’agit ni plus ni moins que d’une description fonctionnelle de la dépression synaptique à long terme (LTD).

L’inhibition des neurones

La règle de Hebb concerne tout aussi bien les connexions excitatrices (A excite B) que les connexions inhibitrices (A empêche B d’être excité). L’inhibition concerne 20 % des neurones de notre cerveau, et elle est fondamentale. De nombreuses pathologies graves (notamment l’épilepsie) sont liées à une moindre efficacité des connexions inhibitrices. Ces connexions sont difficiles à étudier : comment mesurer, en effet, quelque chose qui n’a pas eu lieu ?

Comme elles obéissent à la règle de Hebb, alors plus les connexions inhibitrices sont efficaces à empêcher l’activation du neurone cible (B), plus leur efficacité diminue (autrement dit, la LTD agit). La conséquence logique est qu’à terme leur efficacité est tellement diminuée que ces synapses ne servent plus à rien. S’il en était ainsi, alors nous serions tous épileptiques. Comme ce n’est pas le cas, il doit exister un mécanisme (basé sur la règle de Hebb) qui permet de récupérer l’efficacité perdue des synapses inhibitrices.


Le sommeil profond (ou lent) se caractérise par un électroencéphalogramme montrant des ondes de grande amplitude, ce qui signifie que localement, tous les neurones sont en phase.


 

Pour que la LTP s’applique, il suffit que le neurone inhibiteur et sa cible soient actifs dans la même fenêtre temporelle. Or c’est exactement ce que permet le sommeil profond. Au cours de celui-ci, tous les neurones sont en phase, et la LTP agit.

Toutes les connexions, excitatrices comme inhibitrices, sont plastiques. C’est-à-dire qu’elles s’adaptent en permanence et en continu en modifiant les caractéristiques physiques de la synapse, ce qui se traduit par des modifications physiologiques. Ce que nous nommons « oubli » ressemble à la LTD : quelque chose qui liait précédemment deux neurones n’a plus cours, et la connexion qui représentait ce lien finit donc par disparaître.

Notons cependant que nos synapses ne font qu’entériner ce que nous vivons. Si nous ne nous rappelons plus de quelque chose, elles mémorisent cet oubli, mais elles n’en sont pas à l’origine.

L’oubli, c’est une affaire de cortex

Pourquoi est-ce que l’on oublie de se rappeler ? Répondre à cette question impose de comprendre la mémorisation d’un événement. Un souvenir est codé principalement par le cortex, qui représente 80 % de la masse du cerveau, mais seulement 20 % des neurones (soit 16 milliards). Le cortex consiste en une hiérarchie de 360 cartes corticales, au sein desquelles se répartissent les 160 000 colonnes corticales (composées de 100 000 neurones chacune). Chaque carte code pour un aspect de la réalité. Il y a des cartes pour les visages, d’autres pour les lettres, les objets qu’on peut saisir, l’orthographe des mots, les odeurs, les parties du corps, etc. La carte des lettres code toutes les lettres que nous connaissons. Si une ou plusieurs lettres font partie de notre souvenir, alors une ou plusieurs colonnes corticales sont activées.

Mémoire épisodique et mémoire sémantique

On appelle état d’activation global (EAG) l’ensemble de toutes les colonnes actives à un instant donné. L’EAG est la représentation corticale de notre souvenir. Deux dimensions appartiennent à tous nos souvenirs : la date et le lieu de l’événement. Une structure spéciale – l’hippocampe – gère ces deux informations grâce aux time cells et aux place cells (CA1 et CA3 sur le dessin ci-dessous).

Circuit simplifié de l’hippocampe. Wikimedia Commons, CC BY

Tout événement mémorisé est associé à une date et à un lieu. C’est alors un souvenir appartenant à la mémoire épisodique (la mémoire des épisodes de notre vie). Si le même événement est répété (de fait à une autre date, éventuellement dans un autre — lieu), alors les informations « hippocampiques » ne sont plus pertinentes. Ce souvenir est considéré alors comme appartenant à la mémoire sémantique. Tout savoir scolaire entre dans cette catégorie puisqu’il s’agit de mémoriser des informations qui sont toujours présentées moult fois, parfois sur plusieurs années. Oublier dans ce cadre est donc le résultat d’un nouvel apprentissage d’où sont absents certaines dimensions. L’absence en question est cependant le fait de l’environnement, et non de l’individu.

Et pourtant, c’est bien moi qui ai oublié mon rendez-vous chez le dentiste. Faux : je n’ai pas oublié le souvenir du rendez-vous ! C’est l’EAG codant pour ce rendez-vous qui n’a pas été réactivé au bon moment. Notre cerveau fonctionne comme une mémoire associative. Il suffit de lui fournir une partie d’un souvenir pour que le souvenir entier soit rappelé. Quelques colonnes activées suffisent pour que l’ensemble de l’EAG auquel elles appartiennent soit réactivé (c’est-à-dire le souvenir complet).

Normalement, la date du rendez-vous approchant, son EAG doit se réactiver automatiquement en complétant l’activation engendrée par la date. Encore faut-il que je sois conscient de la date en cours. Si cela ne s’est pas produit, c’est que mes pensées (mes EAG) étaient tellement nombreuses qu’à aucun moment la date en cours n’a été présente dans mon esprit.

Notre cerveau n’oublie jamais !

J’ai oublié, parce que j’étais occupé à autre chose : l’oubli est la conséquence et non l’origine. Comment, dans ces conditions, pouvoir oublier sur demande ? Ce serait très utile, notamment pour un événement traumatisant dont le souvenir peut nous hanter jusqu’à faire de notre vie un enfer (on pense par exemple au syndrome de stress post-traumatique).

Le plus connu des principes utilisés en thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est l’exposition aux situations anxiogènes. Celle-ci est en général effectuée de manière graduelle et précédée d’une phase d’exposition prolongée et répétée en imagination, qui vise à habituer les réponses physiologiques inadaptées et à éteindre les réponses motrices d’évitement. C’est donc la LTD qui est principalement à l’oeuvre. Des dizaines d’heures sont nécessaires (lorsque cela fonctionne). Pourtant, la thérapie EMDR, qui implique, elle, la LTP, n’a besoin le plus souvent que d’une petite heure. Pourquoi une telle différence ? Parce que modifier un EAG traumatisant en ajoutant de l’information jusqu’à le rendre inoffensif (LTP) est plus rapide et efficace, que d’éroder un EAG en tentant d’effacer de l’information par LTD.

En conclusion, oublier est impossible. Notre cerveau est une mémoire efficace des événements que nous vivons. Il n’oublie jamais : il donne seulement une image fidèle de notre vie à travers la mémorisation précise de tout ce qui nous arrive. C’est notre vie qui fait (croire) que l’on oublie, pas le fonctionnement de notre cerveau !

[*]Maître de Conférences en Sciences Cognitives, Aix Marseille Université, Centre national de la recherche scientifique (CNRS)

 

 

Retour dessus

 

Belgique : la démocratie communale dévoyée


 
Il appartient aux assemblées communales de Belgique de se montrer vigilantes face à des motions qui dépassent leurs compétences. Elles ne doivent plus accepter de se faire instrumentaliser par des minorités d’extrême-gauche.
 

Une pratique est aujourd’hui en recrudescence dans les conseils communaux en Belgique : l’adoption de motions qui n’ont aucun rapport direct avec l’intérêt communal. On le voit, par exemple, avec toutes les villes et communes qui se sont déclarées « hors TTIP » ou « hors CETA ».

Des motions hors de l’intérêt communal

Entendons-nous : nous ne trouvons, bien entendu, rien à redire aux mécanismes légitimes, souhaitables et salutaires de la démocratie communale : les motions d’intérêt purement communal, les interpellations citoyennes et les motions de méfiance constructives consacrées notamment dans le Code de la Démocratie Locale.

La motion est une déclaration d’intention dénuée d’effets juridiques. En soi, son principe est sympathique car c’est une sorte de lettre ouverte qui permet au conseil communal, noyau par excellence de la démocratie, de faire entendre publiquement ses préoccupations et ses attentes à l’adresse d’une ou plusieurs autorités supérieures dans l’organigramme de l’État voire à des autorités internationales.

Malheureusement, cette pratique est aujourd’hui de plus en plus instrumentalisée par des ONG, mouvements et autres collectifs altermondialistes qui, la détournant de sa finalité citoyenne, s’en servent comme caisse de résonnance pour diffuser leurs idées et faire avancer leurs objectifs politiques.

Les ONG à la manœuvre 

Les motions que nous dénonçons obéissent généralement à un même canevas. Leurs véritables auteurs n’apparaissent évidemment pas dans le texte. Elles ne sont pas rédigées par des citoyens ou mandataires de la commune mais par le service d’études d’une grosse ONG (ou d’un groupement d’ONG) voire, parfois, le bureau d’étude de tel ou tel parti.

La meilleure preuve, c’est qu’un texte identique, ou une variante, est souvent débattu à quelques mois d’intervalles dans des dizaines de communes en Belgique. Parfois même, ces motions sont discutées, amendées et adoptées simultanément dans plusieurs pays, voire dans plusieurs continents. Sur leur site, certaines ONG proposent d’ailleurs carrément de télécharger un texte prêt à l’emploi. Ces ONG ont inventé le « prêt-à-voter ».

La motion idéologique porte de préférence sur des sujets importants et de nature délibérément technique : les OGM, COP21, la fermeture de centrales atomiques, la disparition des abeilles, le glyphosate, la question israélo-palestinienne, le TTIP, le CETA, etc. On perçoit bien de quel bord politique émanent ces doléances d’apparence « citoyenne ». Bizarrement, on ne dépose jamais de motions pour améliorer le statut des entrepreneurs, diminuer la pression fiscale, rationaliser les organismes publics, flexibiliser le temps de travail ou supprimer la télé-redevance. C’est d’ailleurs une bonne chose car ce ne sont pas des matières d’intérêt communal.

Intimider plutôt que convaincre

Les demandes formulées dans les motions sont étayées par une liste assez longue d’attendus anxiogènes voire catastrophistes destinés à interpeller, effrayer voire intimider les membres les plus rétifs du conseil communal à propos de dangers réels ou imaginaires mais toujours présentés de manière unilatérale et à charge.

Ces motions, brandies généreusement au nom de la « démocratie », appellent à lutter contre les groupes de pression et à « résister » aux forces de l’argent alors qu’elles sont elles-mêmes rédigées par des groupes de pression qui manipulent l’opinion publique et qui colonisent le processus démocratique et citoyen de la vie politique communale. C’est un danger auquel la démocratie représentative est exposée depuis ses origines : celui des minorités actives ou agissantes qui, bien organisées, peuvent instrumentaliser avec succès le processus démocratique.

Ces textes sont délibérément orientés car ils présentent des faits, parfois exacts, parfois inexacts, parfois avérés, parfois mensongers mais toujours lacunaires et sortis de leur contexte. C’est évidemment le cas de la plupart des textes déposés dans une assemblée parlementaire.

À ceci près qu’un conseil communal n’est pas outillé pour permettre aux conseillers communaux de se forger une conception personnelle en connaissance de cause. Faute de mécanismes correcteurs à cet échelon, des idées, souvent issues d’une frange extrémiste de la gauche peuvent, ainsi présentées, se diffuser allègrement dans la population.

Débattre des questions complexes

En effet, les conseils communaux ne sont pas l’enceinte idéale pour débattre utilement de ces questions. Non pas parce que les conseillers communaux seraient inaptes à se forger un jugement éclairé sur ces dernières. Mais parce qu’ils n’ont ni le temps, ni les ressources, ni la logistique nécessaires à ces délibérations. De tels débats se tiennent ordinairement dans des assemblées parlementaires qui, elles, sont mieux équipées pour débattre de questions aussi complexes.

En effet, l’infrastructure parlementaire permet d’auditionner de manière contradictoire des experts, des professeurs d’université, des spécialistes, des responsables, des praticiens. Elle permet de s’appuyer sur l’indispensable travail de recherche et de réflexion des collaborateurs parlementaires, des conseillers de cabinet et de centres d’étude.

Pour y voir clair dans de tels débats, il faut généralement posséder des compétences pointues, lire de nombreux rapports, se tenir au courant des débats et des publications récentes dans la littérature internationale, etc. Toutes choses qu’il est évidemment impossible de reproduire dans un conseil communal où, le plus souvent, la motion figure comme un simple point parmi tant d’autres de l’ordre du jour…

L’instrumentalisation de la procédure

Mais – nous dira-t-on peut-être – les conseillers communaux sont assez grands pour se défendre eux-mêmes. Pourquoi ces derniers acceptent-ils de débattre de ces points qui ne sont pas de leur compétence ? Pourquoi ces motions sont-elles votées aussi facilement ou moyennant des amendements plus symboliques que substantiels ?

Pour une raison bien précise, une raison très bien comprise par ceux qui instrumentalisent cette procédure. Celle-ci : paradoxalement, ces motions permettent souvent de créer du consensus au sein d’un conseil communal. Parfois, évidemment, ces textes sont ipso facto rejetés.

Parfois les majorités se déchirent sur de tels textes alors adoptés par des majorités alternatives. Mais, paradoxalement, il arrive régulièrement que ces textes soient adoptés massivement. Pour quelle raison ? Contrairement à ce que l’on croit parfois, les conseils communaux sont parfois le théâtre de féroces affrontements. Il arrive que les membres s’étripent sur des questions très concrètes. À cette occasion, les attaques ad hominem et autres noms d’oiseaux ne sont pas rares.

Jouer du consensus

Les motions qui, par contre, traitent de questions beaucoup plus abstraites et dont les enjeux sont très éloignés des urgences quotidiennes, apparaissent le plus souvent comme l’occasion de raccommoder les gens et de réaffirmer l’attachement à des valeurs communes. Dans un élan confraternel, les mêmes personnes qui, dans une assemblée compétente, refuseraient de voter en faveur d’un pareil texte, seront, dans un cadre où la portée dudit texte est purement symbolique, enclines à l’adopter « pour faire plaisir » et parce que « cela ne mange pas de pain ». On accepte de défendre une position impopulaire quand y a un enjeu important.

S’il n’y en a pas, cela n’a pas beaucoup d’intérêt car personne n’aime être catalogué comme ennemi de la nature et des générations futures. Par ailleurs, de telles motions confèrent une visibilité médiatique à la majorité qui les vote.

Le problème, c’est que l’addition de ces petites complaisances, la multiplication de ces micro-lâchetés débouchent, par effet cumulatif, au fait que des motions soient votées par des dizaines et des dizaines de villes et de communes. Dès lors, cette réalité intimidera le véritable législateur appelé à trancher de ces questions. Pourquoi, leur dira-t-on, refusez-vous d’entendre l’appel de la base ? C’est probablement l’un des facteurs d’explication du vote anti-CETA au Parlement wallon.

Un véritable lobbying à échelle communale

En fait, il s’agit d’une stratégie classique de lobbyiste mais le coup de génie est de l’avoir appliquée à grande échelle au niveau beaucoup plus vulnérable de conseils communaux. C’est à la fois beaucoup plus efficace et beaucoup plus pernicieux qu’une pétition. Ce n’est plus l’expression populaire d’une protestation mais le piratage d’un outil citoyen avec le double but de désinformer la population et d’intimider les échelons décisionnels situés plus haut.

Avec tout le respect que nous avons pour le pouvoir local, est-ce vraiment au sein d’un conseil communal qu’il convient de tenir un débat sur les effets bénéfiques ou non de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, sur la pertinence de la parité Dollar-Or ou sur l’hypothétique entrée de l’Allemagne au Conseil de sécurité des Nations-Unies ? Est-ce vraiment le rôle du conseil communal d’exercer une magistrature morale sur la marche du monde et de se prononcer sur les grands enjeux internationaux ? N’attend-on pas plutôt de tous ces hommes et de ces femmes qu’ils consacrent leur temps et leur énergie à l’exercice des missions importantes pour lesquelles on les a élus, c’est-à-dire la réactivité face aux problèmes de leurs administrés et la gestion efficace et diligente des dossiers communaux ?

Il appartient aux assemblées communales de se montrer vigilantes face à des motions de ce type. Elles ne doivent plus accepter de se faire instrumentaliser par des minorités d’extrême-gauche. Il est de leur devoir, pensons-nous, de rejeter d’emblée les textes qui n’ont rien à voir avec l’intérêt communal. Ce que font déjà, fort heureusement, de nombreuses communes. A contrario, il importe évidemment de donner toute leur place aux salutaires interpellations citoyennes et aux motions à caractère essentiellement local.

 

 

Retour dessus

 

Intelligence Artificielle, Inexorable Armageddon ?

Elon Musk, visionnaire ou Cassandre de l’IA ?

Elon Musk, entrepreneur visionnaire, fondateur de Tesla et de Space X, inventeur génial, développeur éclairé de l’innovation, futurologue, futur premier voyagiste du système solaire, communique de plus en plus souvent sur l’intelligence artificielle qu’il considère aujourd’hui comme « le plus grand risque auquel notre civilisation sera confrontée ».

Ses dernières interventions ne souffrent d’aucune ambiguïté, ne s’embarrassent d’aucune précaution pour affirmer que le genre humain est en danger, que le péril est parmi nous et que l’IA pourrait nous conduire prochainement à un Irrémédiable Armageddon.

Elon Musk n’est d’ailleurs pas la seule personnalité de dimension planétaire à donner l’alerte. Il partage ce rôle de lanceur d’alerte ou de Cassandre avec Stephen Hawking et Bill Gates qui tiennent en substance le même discours.

Les mises en garde ont réellement commencé en 2015 avec la publication d’une lettre ouverte devenue célèbre par le FHI d’Oxford alertant sur les risques de l’IA utilisée dans les robots armés autonomes.

Particulièrement pessimiste, Elon Musk affirme qu’il sera vite trop tard pour l’avenir de l’humanité si des mesures conservatoires et contraignantes ne sont pas prises dès aujourd’hui pour encadrer le développement de l’IA.

Musk acteur mondial de l’IA

On pourrait y voir un premier paradoxe ou une légère schizophrénie sachant qu’ Elon Musk est un acteur mondial de l’IA, qu’il contribue à ses progrès dans les différentes activités de R&D qu’il finance et dans les différents projets qu’il soutient.

Pourquoi ne met-il pas alors immédiatement un terme à toutes ses participations ayant de près ou de loin un rapport avec l’IA ?  Peut-on endosser le rôle de lanceur d’alerte en même temps que celui de générateur du péril que l’on dénonce ?

Une pirouette rhétorique pourrait faire dire à Elon Musk que c’est justement parce qu’il participe au projet global de l’IA qu’il bénéficie d’une vision privilégiée des dangers et des périls collatéraux qui nous menacent. C’est effectivement sur cette posture intellectuelle et ce prisme de lecture qu’il faut écouter et lire Elon Musk.

Écouter Elon Musk, c’est, en préalable, filtrer l’écume de son discours qui participe au solutionnisme ambiant en Silicon Valley. Lorsqu’Elon annonce l’homme sur Mars en 2024, il se laisse sept petites années pour résoudre l’ensemble des problèmes inhérents à cette future mission alors que la NASA vient de jeter l’éponge faute de crédits.

L’IA nuira-t-elle à l’espèce humaine ?

Le tropisme solutionniste sous-estime la complexité de l’environnement et des processus, gomme les obstacles, nie les forces de l’aléatoire et de l’imprévisible et fait preuve d’une certaine arrogance face aux temporalités humaines.

Pour autant, une fois cette écume solutionniste évacuée, il reste des interrogations légitimes sur les capacités futures de l’IA dont celle de nuire à l’espèce humaine. Lors de ses mises en garde et alertes, Elon Musk se projette clairement dans un contexte d’intelligence artificielle forte disposant d’une forme de conscience de ses propres actions.

Sous l’hypothèse d’IA forte, la question de la dérive malveillante d’une IA prend alors tout son sens. Une IA forte pourrait par exemple privilégier ses propres choix au détriment des intérêts humains et s’engager délibérément vers un rapport de force et un conflit. Elle pourrait aussi s’ auto-attribuer la mission supérieure d’œuvrer pour le bien de l’humanité au prix d’un abandon du libre arbitre de ceux qu’elle cherche à aider.

Croyant faire le bien de l’espèce humaine, elle contribuerait au contraire à son aliénation et à sa vassalisation. Dans le contexte d’une IA forte, toutes les situations de concurrences puis de duels avec l’espèce humaine sont rationnellement envisageables.

Ce sont d’ailleurs ces scénarios qui nourrissent depuis trois décennies tous les films de science fiction évoquant l’IA… Finalement, lorsqu’Elon Musk évoque des dérives prévisibles de l’IA forte, il ne fait que proposer de nouveaux scénarios de science fiction qu’il est objectivement impossible de confirmer ou d’infirmer en l’état actuel des connaissances scientifiques.

Les risques de détournement malveillant d’une IA faible en 2017

La situation qu’il convient d’examiner et sur laquelle une réflexion rationnelle doit être menée sans tarder est celle de la possibilité  d’effets collatéraux indésirables, nuisibles ou destructeurs provoqués par une IA faible n’ayant, rappelons-le,  aucune conscience d’elle-même, de son propre fonctionnement et de ses sorties produites.

Dans ce contexte, on ne fait intervenir dans la réflexion que l’existant technologique actuel, l’état de l’art, et la R&D en cours  sur l’IA à l’horizon 2022, en tenant compte d’une durée de programme de recherche sur cinq ans.

Ce cadrage préalable permet d’évacuer les hypothèses indécidables relevant de la science fiction et celles issues d’un solutionnisme niant la complexité des défis technologiques.

La question posée par Musk

La question qu’ Elon Musk pourrait rationnellement poser devient : « Dans l’état actuel des connaissances et des recherches en cours, le fonctionnement des IA peut-il provoquer des désordres ? des désastres ?  un Armageddon ? ».

Concernant les désordres, la réponse est clairement positive au regard des expérimentations de cybersécurité réalisées depuis 2014.

Concernant les désastres et  un éventuel Armageddon, il semble impossible d’apporter  une réponse qui ne relève pas immédiatement de la fiction. Cela dit, il est possible de lister au moins un  scénario dont les mécanismes et automatismes mis en résonance deviendraient si instables qu’ils pourraient échapper au contrôle humain. L’issue  pourrait alors être très incertaine ou chaotique.

Des facteurs d’instabilité

Le premier facteur d’instabilité relève de la cybersécurité de l’intelligence artificielle et rassemble l’ensemble des détournements réalisables par hacking, prise de contrôle illicite ou influence volontairement malveillante des processus d’apprentissage d’un système autonome.

Tay, l’IA conversationnelle de Microsoft en a fait les frais il y a quelques mois avec un apprentissage forcé aux propos racistes et fascistes, le tout en moins de 24 heures d’utilisation. Pour autant, les effets indésirables du détournement de Tay ont été très limités et se réduisent finalement à un préjudice d’image pour l’équipe responsable de ce ChatBot particulièrement vulnérable.

Le détournement d’un système armé autonome s’appuyant sur une phase d’apprentissage serait beaucoup plus problématique. L’armement autonome s’apprête à déferler sur le champ de bataille.

Des robots armés autonomes

Le 10 juillet 2017, le groupe industriel russe Kalashnikov a présenté officiellement sa gamme de robots armés autonomes embarquant une architecture de réseaux de neurones dédiée à la reconnaissance et au traitement automatique des cibles.

La nouvelle doctrine militaire russe a pour objectif d’exclure l’homme de la zone d’immédiate conflictualité et de robotiser plus de 30 % de ses systèmes d’armes. Il en est de même du côté américain et chinois avec le développement de navires de lutte anti-sous-marine  autonomes (programme Darpa Sea Hunter).

Le piratage et la prise de contrôle des ces systèmes autonomes par un adversaire pourrait provoquer d’importants dommages et de fortes instabilités sur le terrain..

De la même façon, les systèmes d’aide à la décision militaires (anciennement appelés systèmes experts) sont eux aussi sensibles aux cyberattaques et peuvent potentiellement devenir la cible de détournement par orientation de leur phase d’apprentissage.

Le problème central des fausses données

A ce titre, le rôle des fausses données injectées volontairement dans l’espace de collecte de ces systèmes (pour les tromper) devient central.

L’IA peut aujourd’hui produire des imitations de si bonne qualité qu’il devient presque impossible de détecter le faux du vrai. Cela a été le cas en 2016 avec la production d’un tableau à la manière de Rembrandt par une IA qui a été éduquée à partir de l’ensemble des œuvres du Maître et qui commandait une imprimante 3D pour l’exécution du tableau.

Plus récemment, une IA a produit une vidéo d’un discours fictif de Barack Obama à partir d’une phase d’apprentissage des vrais discours de l’ancien Président. Le résultat est absolument saisissant !

On imagine les effets sur la population mondiale, sur les marchés et sur l’équilibre géopolitique  d’un faux communiqué vidéo d’un Président américain annonçant une attaque chimique, biologique ou nucléaire fictive… L’instabilité provoquée par la diffusion d’un vidéo « Fake News » crédible de déclaration de guerre pourrait vite devenir incontrôlable…

Les fausses données numériques interprétées ou produites par des IA constituent le premier vecteur d’instabilité induit par l’IA. Elles doivent faire l’objet de recherches et de développement de systèmes automatisés capables de détecter en temps réel et en haute fréquence la véracité d’une donnée puis de donner l’alerte en cas de doute légitime.

Les mécanismes imprévus de l’IA

Enfin, pour faire écho aux propos d’Elon Musk, on doit examiner un scénario inédit qui ne fait pas intervenir de piratage ou de détournement d’IA mais qui s’appuie sur une mise en résonance imprévue de plusieurs mécanismes associés à des IA  distinctes, fonctionnant légitimement et correctement. Pour préciser ce scénario, on utilise deux mécanismes liés à la cybersécurité et au fonctionnement de l’OTAN.

Le premier mécanisme précise que toute cyberattaque massive sur un pays membre de l’OTAN peut entraîner une réponse militaire classique des autres pays membres et des États-Unis après attribution de l’attaque.

Des automatismes d’alerte ont été créés en ce sens. Les États-Unis ont annoncé qu’en cas de cyberattaque massive sur leurs infrastructures critiques, ils se réservaient le droit de riposter par des bombardements. Le cyberespace est considéré aujourd’hui par l’OTAN comme un espace des opérations au même titre que l’espace maritime, terrestre et spatial.

Le programme de Darpa

Le second mécanisme concerne un programme lancé par la Darpa (l’agence américaine de développement des technologies de défense). Ce programme de cybersécurité développe des outils autonomes d’inspection et de détection automatisée de vulnérabilités dans les codes informatiques.

Le travail de recherche de bugs et de failles de sécurité est confié à une IA qui passe en revue les programmes et détecte (une partie seulement) des vulnérabilités.

On peut alors imaginer le scénario suivant :  Un système expert militaire OTAN (une IA) qui souhaite s’entraîner et améliorer ses performances actionne l’IA de détection automatisée de vulnérabilités de programmes sensibles d’un pays membre jugé fragile.

En guise d’exercice, le système expert lance des attaques sur l’ensemble des vulnérabilités recensées du pays membre, en camouflant l’origine de l’attaque et en laissant des traces d’un pays tiers non membre de l’OTAN.

Cette cyberattaque massive rentre alors dans le cadre du processus de réponse automatisée et d’agression contre un membre de l’organisation qui engage alors une réponse militaire sur le pays tiers.

Ce scénario, fortement résumé et simplifié, a fait l’objet d’une étude publiée en 2017 dans une revue de Défense (RGN). Il met l’accent sur le risque réel de mise en résonance d’automatismes indépendants et légitimes associés à des IA qui placées dans une certaine séquence provoquent une instabilité ou une situation de crise. C’est sans doute dans cette perspective de désordres qu’il faut entendre les propos alarmants d’Elon Musk .

Pour conclure…

Il est aujourd’hui strictement impossible de prévoir les futures capacités de l’IA à l’horizon 2035-2040 ou d’affirmer qu’une IA forte sera disponible dans une ou deux décennies.

Pour autant, la prolifération des fausses données numériques créées par les IA, leur qualité et leur impact sur notre écosystème hyper connecté vont produire de fortes turbulences à court terme.

Ajoutons à cela le risque de détournement volontaire ou de mise en résonance de systèmes autonomes pour avoir la certitude que la nécessaire montée en puissance de l’intelligence artificielle ne s’effectuera pas sans quelques dommages collatéraux.

 

 

Retour dessus

 

Le citoyen comme vache à lait

L'austérité. Vous la connaissez. On ne parle que d'elle depuis des années. Est "austère" - du latin austerus, "sec, rude, âpre" - celui "qui se montre sévère pour soi, ne s'accorde aucun luxe ou plaisir".


 

Voilà que les pouvoirs publics se sont vu donner le mot d'ordre par les instances internationales, fortes comme des boeufs, d'être austères, c'est-à-dire vaches. Après le beau temps, la pluie. Après la période des vaches grasses, où, croirait-on, l'argent public consacré au bien-être des citoyens, était jeté par les fenêtres, entrons dans le temps des vaches maigres : les dépenses publiques vont se trouver rationalisées, ce qui revient pratiquement à dire "rationnées". Tous les services publics, y compris les plus régaliens comme la justice, tombent sous le joug de responsables politiques convertis en grippe-sous. C'est un coup vache pour le citoyen : il paye davantage pour la même chose ou paye la même chose pour un moindre service.

L'accord est loin d'être unanime pour voir dans l'austérité le remède miracle aux déficits accumulés. Mais le langage majoritaire néolibéral la juge incontournable et arrive à en convaincre un grand nombre.

Stupeur soudaine. Des scandales multiformes ouvrent les yeux effarés de la population. (Bon) nombre de mandataires politiques souffrent de schizophrénie face aux deniers publics : parcimonieux quand il s'agit d'investir pour le bien commun, ils sont prodigues, voire dilapidateurs, pour s'enrichir personnellement. Des systèmes complexes à l'extrême, dans lesquels une vache ne trouverait pas son veau, révèlent in fine leur raison d'être : permettre de rémunérer en toute discrétion et au-delà de toute mesure raisonnable les adorateurs du veau d'or. Aux frais du citoyen.

Les enquêtes sur les machineries élaborées en marge des structures officielles marquent le pas parce que la plupart des intéressés ont un boeuf sur la langue, ce qui ne les a pas empêchés de mettre la charrue avant les boeufs, le profit personnel avant le bien commun. Pendant qu'ils amenaient les citoyens à manger de la vache enragée, ils n'hésitaient jamais à tuer le veau gras pour festoyer entre amis et initiés. Quand on les met en cause, leur dignité offusquée leur va comme un tablier à une vache.

 

Ces révélations ont eu un effet boeuf sur l'opinion publique, devenue un acteur du champ politique particulièrement présent depuis que les réseaux sociaux donnent la parole à tous, même aux peaux de vaches. Le milieu politique, contraint à la réaction, chante pas mal de couplets à propos de la nouvelle "gouvernance" ; mais il ne se précipite pas vraiment pour assurer le nettoyage des étables, ou plutôt des écuries d'Augias.

Il paraît, par exemple, très difficile de ne pas cumuler les fonctions, qu'elles soient politiques ou privées, et d'accepter le dicton : "Chacun son métier, et les vaches seront bien gardées." Difficile aussi de ne pas cumuler les rémunérations, alors qu'on le sait pourtant : "Qui vole un oeuf, vole en boeuf." De tergiversation en faux-fuyant, de dérobade en atermoiement, le cheptel politique s'éreinte en vain à récupérer un label éthique qui seul pourrait rassurer. Comme c'est dur, pour les abuseurs du pouvoir, de quitter leurs hautes sphères pour retrouver le plancher des vaches !

Face à cette ankylose des partis, que peut le citoyen lambda ? Pleurer comme un veau ? Se consoler en se disant qu'il y a pis ailleurs ? Se réfugier à l'ombre des simplismes mis en vitrine par les extrémistes, trop heureux que les autres leur fournissent du fourrage prémâché ? Leur sourire essaye de faire oublier qu'ils sont aussi des partis, aux pratiques anachroniques et obsolètes par excellence. Ou attendre désespérément, inspiré par l'exemple français, un candidat hors parti, libre de ses options politiques et éthiques ?

Quoi qu'il en soit, chaque membre de la société se voit rappeler de façon cuisante l'importance cruciale de son vote. Qui n'aura pas perçu que la personne du candidat mérite d'être prise en considération bien plus que la couleur ou la pâleur du parti ? Sur la base de ce critère pourrait émerger des urnes une génération politique obsédée par le bien commun et moins encline à traiter le citoyen comme une vache à lait.

 

 

 

 

Retour dessus

 

 Samusocial: un séminaire entre cabinettards socialistes qui "frise le délit d'initié"

15/07/17 à 09:53 - Mise à jour à 13:20

Source: Belga

Des représentants des cabinets du ministre-président Rudi Vervoort (PS) et du ministre bruxellois Pascal Smet (sp.a) étaient à un séminaire du Samusocial à Spa en février dernier, ressort-il d'un courrier qui a été transmis à la commission d'enquête parlementaire qui se penche sur l'ASBL.


 

 

L'Echo relaie l'information dans ses pages samedi, ainsi que la réaction outrée de la ministre cdH Céline Fremault, qui appelle Olivier Maingain à réfléchir à une "majorité alternative".

Le courrier daté du 22 février 2017 est envoyé par le directeur financier du Samusocial, Aurélien Doffigny, à tout le management, et concerne l'organisation pratique d'une "mise au vert" en gîte, quelques jours plus tard. Baptiste Delhauteur, le directeur de cabinet adjoint de Rudi Vervoort, y est cité, ainsi que Tina Martens, la directrice de cabinet adjointe de Pascal Smet et commissaire du gouvernement bruxellois au Samusocial. L'autre commissaire de gouvernement, la représentante de la ministre Céline Fremault (cdH), n'a pas été sollicitée pour participer à cette mise au vert.

Contacté par L'Echo, Baptiste Delhauteur confirme avoir été présent "une seule journée, afin de discuter de la problématique du financement des bâtiments". Pascal Smet indique quant à lui que Tina Martens avait demandé et reçu l'autorisation de se rendre au séminaire, à ses propres frais.

 

Pour la ministre cdH Céline Fremault, ce nouvel élément "frise le délit d'initié". "Cela confirme à mes yeux un lien fort et des jeux d'influence derrière mon dos et le fait que le Samu, déjà soupçonné depuis longtemps de mauvaise gestion, dictait les positions politiques du PS régional", regrette-t-elle, plaçant définitivement la problématique à un niveau plus large que la seule commune de Bruxelles-Ville. "Au final, les positions du Samusocial et du PS, c'était chou rouge et rouge chou. C'est bien la preuve que ce n'est pas un scandale limité uniquement à Bruxelles-Ville, contrairement à ce qu'affirme Olivier Maingain", balaie la ministre cdH, qui "propose" au président de DéFI, qui s'affiche très réticent à un bouleversement de majorité à Bruxelles, "de réfléchir avec tous ses mandataires régionaux et locaux à une majorité alternative".

Selon L'Echo, c'est la première fois que le parti de Benoit Lutgen prend clairement ses distances avec le Parti socialiste à Bruxelles.

De Wolf demande l'audition de Vervoort et d'autres

Le chef du groupe MR au parlement bruxellois, Vincent De Wolf (MR) a demandé l'audition en urgence devant la commission d'enquête sur le Samusocial du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS), du ministre Pascal Smet (sp.a) ainsi que des deux représentants de leurs cabinets qui ont pris part au séminaire du Samusocial.

"Lorsque le Samusocial reçoit d'importantes sommes d'argent de la Région bruxelloise, il importe que le contrôle soit opéré par le gouvernement bruxellois", a jugé samedi Vincent De Wolf, précisant qu'en tant que membre de la commission d'enquête il contacterait le président de cette commission en vue d'entendre d'urgence MM. Vervoort et Smet ainsi que leurs représentants à ce séminaire.

Il apparaît aux yeux du représentant libéral, que le Samusocial recevait les projets de contrôles qui allaient être mis en place pour être contournés. "Cela éclaire en tout cas d'un jour nouveau des pièces et P-V de réunions antérieures au sujet de l'élaboration du contrat de gestion de l'association, examinées en commission."

 

 

Retour dessus

 

Crise politique: comment permettre des scrutins anticipés dans les Régions

Eclairage de Stéphane Tassin. Publié le - Mis à jour le


 

Il est souvent reproché au président du CDH Benoît Lutgen, ces dernières semaines, d’avoir retiré la prise du gouvernement wallon (PS-CDH) sans avoir proposé, dans la foulée, une nouvelle majorité. En effet, la procédure normale dans les Régions est identique à celle d’une commune. Il est nécessaire de déposer une motion de défiance constructive à l’égard de la majorité actuelle et de présenter dans la foulée un nouveau pacte de majorité alternative. Contrairement au niveau fédéral, où la chute d’un gouvernement peut provoquer des élections et la mise du gouvernement sortant en "affaires courantes", la procédure n’est pas possible dans les Régions et en Communauté germanophone. La législature entamée en 2014 doit donc se terminer en 2019.

Pour de nombreux observateurs, la crise actuelle aurait mérité de voir une redistribution des cartes en organisant des élections. Si cette formule sans scrutin avait été choisie à l’époque, "c’était essentiellement pour assurer une certaine stabilité" , explique le constitutionnaliste de l’UCL, Marc Verdussen.

Si le monde politique souhaitait changer les choses et donner la possibilité aux Régions et à la Communauté germanophone de recourir à des élections avant la fin d’une législature, il faudrait pour cela "modifier la loi spéciale" qui règle le sort des entités fédérées, ajoute Marc Verdussen.

Comme les élections européennes

Le constitutionnaliste précise que, dans le cadre de la sixième réforme de l’Etat, une modification constitutionnelle, "qui n’est pas encore entrée en vigueur" , doit permettre aux entités fédérées de définir elles-mêmes la date des scrutins qui les concernent. Actuellement, les scrutins régionaux se déroulent le même jour que les élections européennes - les prochaines doivent avoir lieu en juin 2019. Mais cette modification ne réglerait de toute façon pas le problème qui nous occupe, puisqu’elle ne traite pas de la durée de la législature.

Pour modifier la loi spéciale qui règle l’existence des entités fédérées, il est donc nécessaire que ce soit la Chambre des représentants qui agisse. Une majorité des deux tiers est indispensable.

Eclairage de Stéphane Tassin.

 

Retour dessus

 

Les futures allocations familiales wallonnes: 155 euros par enfant jusqu’à 18 ans


 
Changement. Avec le nouveau système d’allocations familiales validé, en première lecture, jeudi, par le gouvernement wallon, pour chaque enfant né à partir du 1er janvier 2019, la famille recevra une allocation de base de 155 € jusqu’aux 18 ans de l’enfant et de 165 € de ses 18 à 24 ans. "Le nouveau système se veut plus simple et plus lisible que l’actuel et prévoit des suppléments pour soutenir les familles les plus fragiles et pour les enfants atteints d’une affection ou les orphelins" , explique le ministre Prévot (CDH). Le décret prévoit également que, dès 2021, les familles pourront choisir leur propre caisse d’allocations familiales. Une caisse publique sera créée, en plus des caisses privées qui seront agréées par la Wallonie. Elle remplira des missions de service public avec une attention pour les familles les plus fragilisées.
Transition. Les changements concerneront uniquement les enfants nés à partir du 1er janvier 2019, soit dès la reprise de la gestion pleine et entière de la compétence par la Wallonie. Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2019, le modèle actuel subsistera, pour s’éteindre de façon progressive, jusqu’en 2043. Il n’y aura donc aucune diminution de montant pour les familles actuelles. Les montants perçus à ce jour resteront garantis. Pour les familles dont les enfants naîtront après le 1er janvier 2019 et dont un ou plusieurs enfants sont nés avant cette date, l’ancien modèle restera en application pour le ou les premiers enfants, tandis que le nouveau système s’appliquera pour les suivants. Lors de la première année de mise en œuvre du nouveau modèle, le budget wallon consacré aux allocations familiales est estimé à 2,26 milliards d’euros. Au terme de la cohabitation entre les deux modèles, en 2043, il devrait atteindre les 3,55 milliards d’euros. 

 

Retour dessus

 

L'augmentation des pensions minimales approuvée à la Chambre

BELGA Publié le - Mis à jour le


 
La Chambre a approuvé jeudi le projet de loi visant l'augmentation des pensions minimales. 

L'opposition s'est abstenue. Dans la foulée, l'assemblée a également adopté à l'unanimité le projet de loi relatif à l'augmentation de 0,9% des montants de la Garantie de Revenus aux Personnes Âgées (GRAPA). 

Enfin, les députés ont également approuvé un projet de loi portant sur l'harmonisation des divers régimes de pension.

 

Retour dessus

 

JALHAY - Information communale

 
 
Du 10 juillet au 16 août, la Commune de Jalhay met en vente à Roquez ( Cockaifagne) 4 terrains destinés à y construire des bâtiments à usage économique.

Les candidats acquéreurs doivent manifester par écrit, sur un formulaire obligatoire fourni par la Commune, leur intention d’achat au plus tard le 16 août 2017 à 16h00 rue de la Fagne 46 à 4845 Jalhay.

Toute candidature doit être strictement conforme au cahier des charges ci-joint :

Annexe 1


 
 

 

Retour dessus

 

Les scandales et la montée du PTB vont-ils faire exploser le pays dans deux ans ?

10/07/17 à 09:10 - Mise à jour à 09:14
Du LeVif/l'Express du 07/07/17

L'explosion du PTB annoncée dans les sondages met la Flandre en émoi. Et donne du grain à moudre au confédéralisme cher à la N-VA. Elle rendrait le jeu politique inextricable après les élections de 2019. Un système bloqué et des revendications communautaires de retour ? Voilà l'enjeu. Chaud devant.

 

Raoul Hedebouw en pole position : tout de suite après la publication d'un sondage le plaçant numéro un en Wallonie, le PTB a lancé sur son site un appel au recrutement. © Didier Lebrun/PHOTO NEWS

Ce n'est jamais qu'un sondage. En d'autres termes, une photographie instantanée de l'opinion. Qui plus est, commandité par un parti politique, le MR, même s'il se base sur la méthodologie du traditionnel baromètre trimestriel La Libre/RTBF. Prudence, donc. Mais ses résultats, publiés le samedi 1er juillet, en pleine crise francophone, à l'issue d'une séquence marquée par le paroxysme des affaires, confirment des tendances lourdes. Et laissent augurer des moments difficiles après les prochaines élections régionales et législatives de 2019. Voire préfigurent une nouvelle crise de régime qui pourrait être fatale à la Belgique. N'anticipons pas. Il y a des nuances à préciser. " Mais la façon dont un tel sondage a été accueilli témoigne de la nervosité qui règne dans le monde politique ", constate Rik Van Cauwelaert, ancien rédacteur en chef de Knack et chroniqueur réputé en Flandre. Le système tremble sur ses bases. Et la prochaine confrontation Nord-Sud est annoncée.

 

Pour Bart De Wever, président de la N-VA, l'explosion du PTB en Wallonie est un " scénario de rêve ". Ce n'est pas forcément l'avis du Premier ministre Charles Michel (MR). © Wouter Van Vooren/ID photo agency

"L'implosion ultrarapide du PS"

Selon le sondage de Dedicated Research, révélé par L'Echo et Sudpresse, le PTB deviendrait le premier parti de Wallonie. Un séisme. Les intentions de vote pour les élections fédérales en Wallonie donnent le Parti des travailleurs de Belgique en tête avec 24,9 %, soit une progression fulgurante de... 19,4 % par rapport au scrutin précédent de 2014. Dans le même temps, le PS, atomisé par les scandales et les divisions, sombre à 16 %, soit la moitié de son score obtenu il y a trois ans. Le MR est relativement stable (23,2 %, - 2,6 %), Ecolo regagne un peu de terrain (11,4 %, +3,2 %), tandis que le CDH boit la tasse (9,8 %, - 4,2 %). DéFI progresse fortement à Bruxelles où il devient avec 15,7 % le deuxième parti derrière le MR, mais là encore, juste devant un PTB en pleine explosion (14,1 %, + 10,1%). La progression du parti maoïste est devenu une constante, d'un sondage à l'autre.

Sur les réseaux sociaux, les nationalistes flamands se réjouissent : ces prévisions confirment la thèse, chère à Bart De Wever, d'un pays composé de deux opinions publiques diamétralement opposées. " Révolution en Wallonie, la Belgique composée de deux démocraties ", tweete le ministre-président flamand, Geert Bourgeois. " Voilà pourquoi il faut le confédéralisme ", enchaîne Sander Loones, vice-président de la N-VA, chargé de la réflexion institutionnelle au sein du parti. L'explosion du PTB, accélérée par les affaires et par la crise politique francophone, est le pendant au sud de la hausse ultrarapide de la N-VA au nord, suite au blocage institutionnel de 2010-2011. Son ascension confirme la rupture inexorable entre les deux principales parties du pays, avec une Région bruxelloise ballottée au milieu. " Un scénario de rêve ", se réjouit Bart De Wever en personne. " Benoît Lutgen est d'une bêtise olympique, il ouvre la voie royale vers le confédéralisme ", acquiesce Rik Van Cauwelaert.

Nous sommes en pleine accélération de l'histoire. Fin décembre 2016, les premières révélations au sujet de Publifin sont publiées par Le Vif/L'Express. Durant des mois, le scandale s'approfondit. Il est prolongé par d'autres affaires symboliquement fortes, singulièrement celle du Samusocial à Bruxelles, qui contraint le bourgmestre Yvan Mayeur (PS) à démissionner. Le Parti socialiste n'était pas le seul concerné, mais c'est lui qui subit de plein fouet les conséquences de cette séquence très négative. Le CDH lui tire une balle dans le dos en Wallonie et à Bruxelles. Sa volonté de mener des réformes radicales suscite des résistances en interne. Le leadership du président, Elio Di Rupo, et de la présidente de la fédération bruxelloise, Laurette Onkelinx, est contesté. Le ministre-président wallon en sursis, Paul Magnette, est dans les cordes après que le parti ait voté contre sa proposition de décumul intégral. Il se cherche une issue. Et voilà que ce sondage place le PTB, ce rival qui ne cesse de monter, sur un piédestal.

" Nous ne sommes pas surpris par l'implosion actuelle du PS, mais nous sommes ahuris par la vitesse à laquelle elle se produit ", déclare Rik Van Cauwelaert. Les dominos tombent à une vitesse vertigineuse. Il serait écrit, désormais, que les deux démocraties vont se dresser l'une contre l'autre après le scrutin de 2019. Ce serait une nouvelle étape dans l'évaporation progressive de la Belgique, entamée par les premières réformes de l'Etat dans les années 1970. Depuis le début du millénaire (et, en réalité, depuis le fameux plan du ministre-président CVP de l'époque, Luc Van den Brande, en 1999), la mésentente chronique entre Flamands et francophones a nourri un divorce annoncé. Tandis que le nord du pays réclamait des avancées, le sud disait " non ". Action, réaction ! Voilà qui a fait de la N-VA le premier parti de Flandre et du pays. Action, réaction, bis ! La progression fulgurante du PTB est aussi le fruit de la rudesse des politiques menées au niveau fédéral, en plus des affaires qui ont miné le Parti socialiste. " N'a-t-il pas manoeuvré de longue date pour infiltrer la FGTB ? " rappelle l'ancien rédacteur en chef de Knack. Son couronnement, ce serait le dernier stade du suicide belgo-belge.

"Cela donne du crédit à la N-VA, mais..."

 

Rik Van Cauwelaert, chroniqueur et ancien rédacteur en chef de Knack : "Nous sommes ahuris par la vitesse à laquelle l'implosion du PS se produit." © Hatim Kaghat/ID Photo Agency

Bart Maddens, politologue à la KUL, se réjouit de cette évolution favorable au Mouvement flamand, dont il est ouvertement partisan. " L'idée que le PTB obtienne un score aussi important, même s'il faut être prudent avec un sondage, confirme l'image que l'on se fait en Flandre d'une Wallonie très à gauche, presque communiste, relève-t-il. En Flandre, cela crée un sentiment irrationnel : 'Ils sont tous devenus fous en Wallonie'. Cela donne incontestablement du crédit au discours de la N-VA. " Une " bonne nouvelle ", selon lui, qui doit toutefois être nuancée à plusieurs égards.

" Tout d'abord, on ne peut pas dire que la Wallonie bascule à gauche, explique-t-il. Ce à quoi l'on assiste, c'est essentiellement à un transfert de voix au sein de la gauche. " Selon les tableaux affinés du sondage, dont Le Vif/L'Express a pu prendre connaissance, le PTB avalerait 40 % des électeurs ayant voté pour le PS aux élections de 2014. Ecolo grignoterait lui aussi des parts de marché du PS (12 %), mais aussi du CDH (10 %). " Il se pourrait très bien que l'on assiste, dès maintenant, à la formation en Wallonie d'une coalition MR - CDH avec le soutien d'Ecolo, dans laquelle le PTB et le PS ne seraient plus nécessaires, souligne Bart Maddens. Elle pourrait préfigurer aussi l'après-2019 et pourrait mener une politique en continuité avec celle pratiquée au fédéral. Une fronde comme celle conduite par Paul Magnette contre le Ceta ne serait plus possible. Cette harmonie serait en rupture avec le discours de la N-VA. "

Partager

"Benoît Lutgen est d'une bêtise olympique, il ouvre la voie royale vers le confédéralisme"

Une seconde nuance, selon lui, consiste à la perte, pour les nationalistes flamands, d'un allié objectif en la personne du Parti socialiste, même si cette analyse fait hurler dans les rangs de ce dernier. " C'est potentiellement le partenaire sur lequel la N-VA pouvait le plus compter en vue d'une réforme de l'Etat, continue Bart Maddens. C'est le parti francophone le plus régionaliste, alors que le MR et le CDH sont davantage belgicains. Lors des dernières négociations institutionnelles, le PS était demandeur de la régionalisation de certaines matières comme la justice ou la coopération au développement. Le fait qu'il perde son statut est en réalité une mauvaise nouvelle pour la N-VA. " Le PS était aussi devenu le meilleur souffre-douleur des nationalistes, le diable incarné pour flatter l'opinion publique nordiste. Ce statut-là pourra avantageusement être repris le PTB de Raoul Hedebouw. Mais attention : ledit PTB est resté un parti national, dont le président est... un Flamand, Peter Mertens. " Nous sommes un contre-exemple de la N-VA, nous prouvons que la politique peut encore se faire au niveau belge ", a d'ailleurs soutenu Raoul Hedebouw à la VRT, en néerlandais dans le texte.

 

Bart Maddens, politologue à la KUL : " L'idée que le PTB obtienne un score aussi important confirme l'image d'une Wallonie très à gauche, presque communiste. " © Bart Dewaele/ID photo agency

Nuance pour nuance, un autre point de vue est encore possible. Si l'on prend en considération les résultats du sondage Dedicated Research, la N-VA serait pratiquement incontournable en Flandre. Et pourrait avoir en main les clés du pays. " La grande différence par rapport à 2014, c'est qu'il y avait alors la possibilité de faire une tripartite traditionnelle en Flandre, note le politologue de la KUL. Cette option permettait de mettre la N-VA de côté. Cette fois-ci, la seule manière de l'évincer serait de former une coalition monstre avec les trois partis traditionnels et Groen, autant dire que ce serait pratiquement impossible. La N-VA se maintient bien, malgré le fait qu'elle ait été touchée par des scandales, elle aussi. Elle pourrait poser ses exigences. "

A l'occasion de plusieurs interviews accordées ces dernières semaines, le vice-Premier N-VA du gouvernement fédéral, Jan Jambon, a répété que son parti viendrait avec des revendications communautaires fortes en 2019. " C'est notre ADN ", insiste-t-il. " Le tout serait de voir avec quels partenaires francophones les réaliser, tempère Bart Maddens. A priori, ce sera loin d'être évident avec un PS en chute libre. " Et, précision utile, la N-VA chute, quand même : elle est pointée à 27,1 % aux élections fédérales de 2019 selon le sondage, contre 32,4 % en 2014. Comme toujours, en Belgique, la quadrature du cercle. Qui peut mettre le pays longtemps à l'arrêt.

"Un pays ingouvernable"

Un autre scénario suscite d'ores et déjà des frémissements dans les états-majors politiques. Vu le séisme électoral probable en 2019, le pays pourrait devenir pratiquement ingouvernable. Lode Vereeck, professeur d'économie politique à l'université de Hasselt et sénateur libéral flamand, en a posé le constat sur sa page Facebook, après la lecture du sondage : " Si ces projections se vérifiaient, les négociations gouvernementales risquent d'être très difficiles en 2019. " Plusieurs cas de figure deviendraient impossibles : la suédoise actuelle n'aurait plus la majorité au fédéral, de même qu'une tripartite classique ou une coalition rouge-romaine (socialiste et sociaux- chrétiens/ humanistes).

" Cela signifie que la coalition fédérale actuelle (MR, N-VA, CD&V, Open VLD), que les partenaires pourraient vouloir reconduire, ne serait envisageable qu'avec l'appui du CDH, avance Nicolas Bouteca, politologue à l'université de Gand. Mais un tel attelage mènerait-il une politique suffisamment de droite aux yeux de la N-VA et de l'Open VLD, sachant qu'il leur est déjà difficile de nouer des compromis avec le CD&V ? " Faut-il rappeler, aussi, combien Benoît Lutgen avait émis un refus catégorique - et profond, dans son chef - à l'idée de gouverner avec la N-VA, dont le comportement a toujours été ambigu à l'égard de la collaboration avec l'occupant allemand durant la Seconde Guerre mondiale.

Le politologue gantois ajoute que les configurations possibles risqueraient d'être réduites en raison de l'importance des partis extrémistes jugés " infréquentables ", le PTB en Wallonie, mais aussi le Vlaams Belang en Flandre : ensemble, selon le sondage, ils détiendraient 30 des 150 sièges de la Chambre. " Sans oublier que certaines cohabitations risquent d'être particulièrement compliquées, entre la N-VA et le SP.A par exemple, ponctue Nicolas Bouteca. Ce caractère ingouvernable, s'il mène à une crise de longue durée, plaiderait en faveur des partisans d'une réforme de l'Etat. "

Cela étant, l'intérêt des médias flamands restant mesuré à l'égard de la crise francophone, un autre point retient particulièrement l'attention au nord du pays : l'état de santé du Parti socialiste flamand, qui perd plus de 4 % et chute sous les 10 % dans le sondage. Le parti de John Crombez paie son manque de ligne claire mais, aussi, l'image désastreuse renvoyée par son homologue francophone, miné par les affaires. " Nous payons cela, c'est injuste ", clame Joris Vandenbroucke, chef de groupe SP.A au Parlement, " La conséquence pourrait être une rupture plus nette entre les deux formations, ce qui serait une nouvelle évolution majeure ", décrypte Nicolas Bouteca. " Que le SP.A choisisse vraiment pour la Flandre, ce serait une excellente chose ", a déjà tweeté Sander Loones (N-VA). Les nationalistes prennent déjà leurs rêves pour des réalités.

"Je ne voudrais pas être le roi"

 

Nicolas Bouteca, politologue à l'université de Gand : "Le caractère ingouvernable plaiderait en faveur des partisans d'une réforme de l'Etat." © Daniel Geeraerts/ID photo agency

Un pays au bord de la rupture ? Un scénario catastrophe pour 2019 ? Ce ne sont peut-être que des conjectures. Mais elles résonnent déjà fortement dans les états-majors concernés. Au MR, qui a commandité le sondage, on se dit certes rassuré par le relatif statu quo du parti. Mais le sentiment qui prédomine, c'est une vive inquiétude. " Ce que cela nous évoque, au-delà de la chute libre du PS, c'est la perspective très difficile que cela promet en l'état pour 2019, épingle-t-on au MR. Ce n'est qu'un sondage, personne n'a fait campagne. Mais cela montre qu'il est urgent de mener un travail pour renouer les liens avec les citoyens. " Traduisez, aussi, urgent de sortir de la crise ouverte dans les gouvernements francophones par le retrait du CDH.

Le PTB, lui, relaie l'appel déjà lancé en mars dernier par son président Peter Mertens : " Organisez-vous, dans les syndicats, dans les mouvements de jeunesse, d'étudiants, de défense des droits des femmes, de l'environnement, antiracistes, pacifistes, dans des comités de quartier, dans des groupes de théâtre, de musique et de sport. Il s'agit de bien plus que de donner une voix à un parti. " La révolution est en marche. L'inquiétude, aussi, de devoir gérer un résultat à ce point fulgurant, ce qui n'est jamais aisé pour un petit parti. Aussi, le PTB réitère également sa ligne rouge à ne pas franchir : " Nous n'irons pas dans un gouvernement qui nous enferme dans le carcan des traités d'austérité européens et nous obligerait à appliquer le contraire de notre programme. "

Avec une telle attitude radicale, le possible maillot jaune wallon s'exclurait-il de toutes les majorités ? Ou parviendra-t-il à trouver des alliés du côté francophone pour faire pression sur le fédéral ? En tout état de cause, sa quête imposera à tout le monde de se positionner et provoquera une crise de nerfs en Flandre. Le navire belge, inévitablement, va tanguer. " Ce qui est sûr, c'est que je n'aimerais pas être à la place du roi durant l'été 2019 ", confesse Rik Van Cauwelaert.

En route vers l'année belgo-belge la plus

 

 

Retour dessus

 

Sur La Société

Remettre la philosophie au centre de la politique, de l'économie et de l'éducation

Il n’est que de regarder la publicité pour constater combien nous sommes chouchoutés voire emmaillotés pour nous apprendre à bien dépenser notre argent. Mais le vide est sidéral dès que se pose la question de comment le gagner, à part quelques livres bas de gamme dont les auteurs tentent de nous grappiller quelques sous.

Si pour la dépense on fait semblant de nous prendre pour des gens responsables et raisonnables, pour le gain on nous laisse nous reposer sur « l’autre ». « L’autre » évolue dans le temps. Des parents jusqu’à la caisse de retraite nous passons par l’employeur public ou privé, voire par la collectivité elle-même, pour laisser à « l’autre » la responsabilité de nous donner de quoi dépenser. Nous payons d’ailleurs le minimum vital plus cher que dans d’autres pays comme l’Allemagne, en l’achetant de plus en plus à l’étranger pour que l’impact énorme de la publicité et du soi-disant gratuit ne se fasse pas trop sentir.

Certains se demandent ce que veut dire le « système » dont tout le monde parle sans jamais le définir clairement. Le système, c’est prendre à la fois (en même temps!) le peuple pour responsable dans sa dépense, et irresponsable dans son gain tout en le lui reprochant car il faut bien un bouc émissaire. Le système, c’est fabriquer de plus en plus d’emplois inutiles de conseillers, d’experts et d’observateurs en tous genres dont le seul but est de le faire tenir encore un moment, lui, le système, avec leur complicité souvent involontaire car motivés pour beaucoup par le simple besoin de survivre. Mais ils rendent tous le problème de plus en plus insoluble puisque personne ne produit plus rien dans des villes qui ne savent que dépenser et dire ce qu’il faudrait faire.

De braves âmes façon Attali qui ont parfaitement compris le système pour elles-mêmes, nous proposent de nous débrouiller grâce à notre initiative personnelle entre le marché qui nous dit mensongèrement que nous ne sommes rien tellement nous sommes nombreux et la démocratie qui nous dit mensongèrement que nous sommes tout tellement nous sommes intelligents. Elles nous poussent à tenter l’aventure de la création d’entreprise alors que tout ce qu’elles ont soi-disant créé elles-mêmes a toujours été créé par d’autres. Le résultat est cette myriade d’entreprises sans avenir dont le seul but est par flagornerie de nous faire dépenser davantage notre argent. A nous de demander à « l’autre » de nous en donner « les moyens ».

Le système a oublié que l’économie est une chaîne fermée où nous ne pouvons profiter de l’énergie des autres que parce qu’ils peuvent profiter de la nôtre. L’économie est par définition une coopération alors que le capitalisme en a fait une compétition sans enjeu où l’on nous serine que la compétitivité est une qualité alors qu’elle n’est que pousse-au-crime vers la fraude, la haine de l’autre tout en comptant sur lui, et la désespérance. Le système n’arrête pas de chercher plus ou moins inconsciemment comment refermer la chaîne ailleurs ou à un autre moment. On ne peut expliquer autrement le mondialisme, la dette et l’immigration. C’est chaque fois compter encore et toujours sur « l’autre » pour le gain. Le mondialisme va, en vendant nos emplois, chercher des marchés qui doivent, on ne sait comment, nous faire mieux vivre. La dette, en vendant nos enfants, reporte à plus tard tous les problèmes que nous sommes incapables d’affronter. L’immigration, en vendant notre culture, fait reposer le travail et le renouvellement de la population sur des arrivants peu exigeants qui acceptent de travailler et qui n’ont pas encore compris que nous avions déjà vendus leurs enfants comme les nôtres.

Pendant ce temps (en même temps!) nos élites papillonnent en vivant elles-mêmes fort bien. Elles s’intéressent à la parité, summum de l’individualisme et de la compétition, en laissant aux animaux et aux peuples stupides la coopération toute bête entre le mâle et la femelle. Même la procréation doit dorénavant parait-il pouvoir se faire en solitaire. Nos élites attendent la croissance qui va créer des richesses et enfin fermer cette chaîne à laquelle elles ne veulent rien comprendre. Elles s’écoutent et se retranscrivent mutuellement dans un jargon incompréhensible qui rappelle la médecine du prétendu siècle des Lumières. Faut-il rappeler qu’entre les médecins de Molière du XVIIe siècle et Semmelweis au XIXe siècle qui a sauvé des milliers de femmes en disant simplement à ses confrères médecins de se laver les mains, il s’est passé un siècle et demi de perte de bon sens et de gain de suffisance. Semmelweis a été accusé par sa corporation d’obscurantisme et de mysticisme. Quand après Semmelweis, Pasteur qui n’était, heureusement pour lui, ni médecin ni pharmacien a sorti la médecine de son ignorance crasse et arrogante, l’économie et la politique ont pris le relais de l’ignorance et s’y complaisent depuis près de deux siècles en flattant le peuple qui adore la flatterie et les idoles. La médecine pendant ce temps (en même temps!) s’est servi de l’innovation prônée par les économistes pour faire faire à l’humanité un bond quantitatif incroyable dont on se contente de se préoccuper de la survie alimentaire. La médecine a remplacé la religion dans la gestion de la peur de la mort mais elle coûte beaucoup plus cher, n’assume pas son nouveau rôle et ne réussit pas à s’intégrer dans la chaîne. Elle ne se demande jamais qui s’appauvrit pour l’enrichir.

S’asseoir et réfléchir, est-ce si compliqué ?

L’Union européenne s’est construite sur la fuite en avant commune de ses élites qui veulent continuer à fermer la chaîne par le mondialisme, la dette et l’immigration. Elle n’a comme avenir que l’explosion et la violence car ses élites sont tellement enfermées dans leurs prés carrés que le bon sens n’aura jamais l’unanimité requise. Elles vont se repeindre aux couleurs du temps en espérant tout de l’innovation comme la France vient de le faire. Elles vont continuer à s’entre-déchirer entre souverainistes et européanistes sur le meilleur espace pour régler le problème en continuant à faire monter le chômage, l’immigration et la dette pour ne pas avoir à dire à leurs peuples qu’ils se sont trompés toute leur vie, que le temps des weekends, des 5 semaines de congés payés, des RTT et des arrêts maladie est terminé et qu’il nous faut refermer la chaîne tous seuls en nous remettant à produire et en payant le prix auquel nous sommes capables de produire avec notre façon de vivre. La fuite en avant doit devenir l’ennemi, les agriculteurs doivent cesser de stériliser la terre pour un productivisme éphémère que le système a rendu inhérent à leur survie, chacun doit se demander l’échange qu’il a avec la société, ce qu’il lui donne et ce qu’il en reçoit. Le rôle d’un gouvernement, quelle que soit l’organisation de son peuple, est de veiller à ce que personne ne soit exclu de cet échange. Tout le reste est accessoire mais les gouvernements s’occupent pourtant de tout sauf de cet essentiel qu’ils ne font que pleurer.

Fermer la chaîne nous-mêmes c’est commencer par accepter qu’un gain d’argent est TOUJOURS une perte d’argent de quelqu’un d’autre et que vouloir la fermer par une création de richesse est TOUJOURS transporter nos fantasmes loin dans le temps ou dans l’espace pour continuer à croire à ce qui n’existe pas. Fermer la chaîne nous-mêmes c’est produire chez nous avec notre armée de chômeurs, chaque fois que cela est possible, tout ce dont nous avons besoin. Nous constaterons alors que nos prix ne sont pas compétitifs à cause de tous nos avantages acquis et qu’il faudra enfin choisir entre la coopération oubliée et la compétition sans avenir.

Que nos élites croient au fantasme de la création de richesse est le problème de fond actuel qui les fait ne pas travailler et nous emmener vers la grande violence et la guerre qui nous forcera dans l’instant à fermer la chaîne nous-mêmes et sans eux. Les communistes ont eu un mal fou à reconnaître qu’ils s’étaient trompés pendant plus d’un demi-siècle, les capitalistes ont le même mal fou à reconnaître qu’ils se trompent depuis encore plus longtemps avec une explosion vers le n’importe quoi depuis les années 70.

Ce sont les fondamentaux de bon sens qui ont été perdus. Les peuples attendent que des partis politiques en prennent conscience et ce n’est pour l’instant apparemment en gestation dans aucun d’entre eux.

 

Retour dessus

 

Idée reçue : “Les subventions sont nécessaires au maintien de l’agriculture”


 
Les réformes agricoles menées par la Nouvelle-Zélande sont remarquables à de nombreux points de vue et pourraient servir de modèle à l’Union européenne pour la libérer.
À l’origine, la PAC fut pensée comme un moyen d’assurer l’autosuffisance alimentaire de l’Union Européenne. Pour cela les gouvernements européens se sont entendus sur un système de subventions et de contrôle des prix qui concentre aujourd’hui près de 50% du budget de l’Union Européenne.

La PAC a tellement bien fonctionné qu’aujourd’hui l’UE se retrouve dans des situations absurdes où les agriculteurs jettent leurs récoltes délibérément tellement leur prix de revient est élevé comparé au prix de vente de leurs produits.

Au début des années 1980, la Nouvelle-Zélande se trouvait à peu de choses près dans la même situation que l’UE d’aujourd’hui. 40% des revenus des agriculteurs néo-zélandais provenaient de subventions distribuées par le gouvernement.

La réforme néo-zélandaise

De manière générale, l’État néo-zélandais appliquait une politique purement socialiste qui visait à contrôler la production et la consommation de ses habitants. Les niveaux atteints à l’époque auraient fait passer la France d’aujourd’hui pour un paradis libéral.

Cependant en 1984, le National Party remporte les élections législatives face au parti travailliste. La nouvelle majorité porte un programme de réformes radicales visant de nombreux secteurs de l’économie néo-zélandaise mais plus particulièrement l’agriculture. Roger Douglas, alors nommé ministre de l’Économie, va s’atteler dès ses premiers mois en poste à mettre en place des réformes libérales.

La révolution du libre-échange

La première d’entre elle est celle portant sur l’agriculture. Il réduit fortement les subventions dont bénéficiaient les agriculteurs et dans le même temps fait tomber les restrictions à l’exportation ainsi que les tarifs douaniers à l’importation.

 

Gouin, Jean, Fairweather. “New Zealand Agricultural Policy Reform And Its Impacts On The Farm Sector” (1994)

L’effet de la fin des subventions

Le choc est rude et les journalistes du pays prédisent une saignée dans le secteur agricole et une désertion des terres agricoles. Sauf qu’une fois encore, nos journalistes biberonnés au marxisme se sont trompés.

La fin des subventions oblige les agriculteurs à trouver de réels débouchés pour leur production ce qui est permis par la fin des restrictions sur les exportations. D’autre part, avec la baisse des tarifs douaniers, ces derniers peuvent investir à moindre coût dans un nouveau matériel d’exploitation qui améliore leur prix de revient.

Contre le productivisme

Les subventions poussaient également les agriculteurs à produire toujours plus et cela au détriment de la qualité des sols. Avec la fin des subventions, ils ne produisent plus que ce qui correspond à une demande réelle. Ils n’ont donc plus intérêt à produire à tout prix.

 

Ibid.

Nous remarquons même que le nombre d’exploitations a crû jusqu’en 1988 soit quatre ans après le début des réformes sans pour autant s’effondrer par la suite.

 

Ibid.

Il apparaît même que ce sont les plus grosses exploitations et non les plus petites qui ont vu leur nombre baisser entre 1986 et 1990.

 

Ibid.

Depuis 1987, la valeur économique du secteur agricole a crû de 40% en dollars constants et la part de l’agriculture dans le PIB est passé de 14,2% en 1990 à 16% aujourd’hui. Le tout avec seulement 2% de la valeur de la production en subventions vs. 40% en moyenne pour le reste de l’OCDE (“Life after the Subsidies : The New Zealand Farming Experience, 15 Years Later”).

Les agriculteurs se sont adaptés

Il ne faut pas nier cependant que les agriculteurs ont du s’adapter à ce nouveau paradigme : la valeur des terres arables maintenues artificiellement haute du fait des subventions a fortement baissé à la fin des années 1980. Néanmoins, la résilience de l’agriculture néo-zélandaise, l’amélioration de la productivité (+5.9% par an en moyenne depuis 1986) a permis aujourd’hui de rétablir les prix historiques de celle-ci.

Le gouvernement a aidé les exploitations agricoles à amorcer cette transition en leur accordant une aide équivalente à 2/3 de la production d’une année en cas d’arrêt définitif de l’exploitation. Pour autant seul 1% des exploitations se retrouvèrent en faillite ou forcées de vendre, ce qui demeure tout à fait limité.

Un modèle pour l’Union européenne

Les réformes menées par la Nouvelle-Zélande sont remarquables à de nombreux points de vue et pourraient servir de modèle à l’UE. Aujourd’hui la PAC protège surtout les grandes exploitations qui concentrent une majeure partie des aides. Ces aides étant liées à la production totale.

Les petites exploitations ne peuvent donc faire face aux plus grandes qui peuvent pratiquer des prix beaucoup plus faibles du fait de leurs effets d’échelle et des subventions perçues. La PAC ne favorise donc pas l’agriculture paysanne telle que les journaux aiment tant la décrire.

D’autre part, la PAC protège les producteurs de la concurrence des pays hors UE avec des tarifs douaniers. Cela a donc un coût pour le consommateur final qui voit le prix de ses produits alimentaires augmenter. D’autre part, le manque de concurrence ne pousse pas les exploitations à s’adapter à la demande et maintient même des exploitations inefficaces.

Les subventions liées à la production pousse également les agriculteurs à produire toujours davantage et à utiliser donc plus d’engrais avec les conséquences désastreuses pour l’environnement que nous avons pu voir en Bretagne par exemple.

Il est grandement temps de revoir le modèle de la PAC qui s’avère incapable de préserver les petites exploitations, augmente les coûts pour le consommateur et crée des incentives néfastes pour l’environnement. La Nouvelle-Zélande a montré la voie, aux Européens de suivre le chemin.

Pour aller plus loin :

Free To Choose Network, “Trailblazers, The New Zealand Story”. Youtube.

Federated Farmers of New Zealand, “Life after the Subsidies : The New Zealand Farming Experience, 15 Years Later”

 

Retour dessus

 

CONVOCATION DU CONSEIL COMMUNAL

 
 

Le Collège communal convoque le Conseil communal à la séance qui aura lieu

le lundi 26 juin 2017 à 19h00, à la Maison communale.

Ordre du jour:

Séance publique:

1) Compte du C.P.A.S. pour l’exercice 2016 – approbation.

2) Personnel du C.P.A.S. – modifications du statut administratif, du statut pécuniaire et du règlement des congés   – approbation.

3) Demande de permis d’urbanisme – modification à la voirie existante - travaux d’élargissement d’un tronçon du chemin vicinal n°22 et de pose d’un aqueduc pour eaux pluviales dans ce chemin et au travers de terrains privés avec modification du relief du sol, Haut-Vinâve, 4845, Jalhay.

4) Règlement complémentaire de circulation sur la police de la circulation routière portant sur l’interdiction de circulation des véhicules ou train de véhicules de plus de 10m à Priesville – adoption.

5) Marché public de travaux - aménagement et réhabilitation du Pré-RAVeL L44A entre Cokaifagne et la rue de la Sauvenière - approbation des conditions et du mode de passation.

6) Opération de développement rural - convention d'accompagnement de la Fondation Rurale de Wallonie dans le cadre d'une ODR – adoption.

7) Convention portant sur la collecte des déchets ménagers avec l'asbl "Terre" – adoption.

8) Assemblée générale ordinaire du 29 juin 2017 de l’intercommunale CHR Verviers – approbation des points de l’ordre du jour.

9) Compte de la Fabrique d’Eglise Saint-Lambert pour l’exercice 2016 – approbation.

10) Vérification trimestrielle de la situation de caisse – communication.

 

 

Retour dessus

 

Les couleuvres avalées par les humanistes bruxellois

Pa. D. Publié le - Mis à jour le


 
Si c'est notamment la réforme fiscale voulue par le PS en Wallonie qui a contribué à la rupture avec le CDH, les humanistes bruxellois ont également avalé quelques couleuvres depuis la constitution d'une majorité PS-Défi-CDH en 2014.
Même si l'annonce du président du CDH Benoît Lutgen de lundi dernier en a surpris plus d'un au sein même de son propre parti, le vote à l'unanimité qui s'en est suivi pour éjecter les socialistes des gouvernements régionaux est moins étonnant. En trois ans, les humanistes bruxellois ont souvent eu l'impression de subir des affronts et de peiner à imprimer leur marque. Retour sur quelques dossiers sensibles.

Si le dossier du Samusocial a explosé récemment, cela fait bien plus longtemps qu'il rend fou du côté humaniste. Mise sous pression par le PS, la ministre en charge de l'Aide aux personnes Céline Fremault s'est vu obliger de revoir à la hausse les budget du Samusocial. Désireuse de développer des politiques de réinsertion plutôt que de consacrer une majeure partie du budget à l'aide d'urgence, elle avait malgré tout dû accorder un tiers du montant des projets « Housing First » au Samusocial, alors incontournable. Sa maigre consolation fut d'instaurer un contrat de gestion et des commissaires de gouvernement : on connaît la suite...

Sur le dossier des allocations familiales, c'était l'impasse. Dans le cadre de la régionalisation, le CDH prônait un alignement sur ce qui était décidé dans les deux autres régions, histoire d'éviter toute forme de concurrence. Les humanistes voulaient un montant de base élevé proche de ce qui était pratiqué en Wallonie et en Flandre tandis que les socialistes plaidaient pour une réduction du montant de base avec une augmentation des suppléments sociaux pour aider les plus précarisés.

L'une des rares victoire du CDH fut l'instauration du parcours d'intégration obligatoire. Sauf que lors de récentes discussions, le PS s'était montré assez réticent vis-à-vis du régime de sanctions prévu... Encore un camouflet en vue pour le parti de Benoît Lutgen ! Dans ce dossier, le CDH avait déjà grincé des dents lorsque la Ville de Bruxelles avait obtenu la création d'un des deux bureaux d'accueil pour primo-arrivants (BAPA) alors que leur projet n'avait pourtant pas été retenu par le jury. Dans le conseil d'administration du BAPA BXL, on retrouve d'ailleurs quelques noms connus parmi lesquels celui de Pascale Peraita.

En matière de logement, les visions du CDH et du PS divergeaient fortement. Pris sur sa gauche par le PTB, le parti socialiste prônait surtout la création de logements sociaux. Moins fans des grands plans logement comme ceux lancés à l'époque par Françoise Dupuis (PS), les humanistes avaient une autre priorité : faciliter l'accès de la propriété à la classe moyenne, notamment en créant du logement moyen ou en élargissant les critères d'accès au fonds du logement. Une politique freinée par le partenaire socialiste.

En matière de gouvernance, le CDH n'a pas digéré la nomination de cabinettards PS à la tête de nouveaux organismes d'intérêt publics parmi lesquels Bruxelles Prévention & Sécurité (BPS), la Société d’Aménagement Urbain (SAU) et le Bureau bruxellois de la Planification (BBP). En février dernier, c'est la répartition des 2 millions d'euros de subsides pour la cohésion sociale qui avait fait l'objet de soupçons de favoritisme. L'opposition Ecolo s'en était donné à coeur joie en déclarant que Rudi Vervoort avait confondu "cohésion sociale" et "cohésion socialiste"… Silencieux à l'époque, le CDH n'en pensait pas moins.

"Cela devenait vraiment trop compliqué. Ne plus travailler avec le PS, c'est une mesure de bonne gouvernance en soi. La première à prendre !", résume aujourd'hui un mandataire.

 

 

Retour dessus

 

ONG : la fausse bonne idée du protectionnisme énergétique européen


 

 
Dans leur combat pour un « développement durable », de multiples ONGs s’opposent à l’utilisation du granulé de bois pour la production énergétique. Faut-il en conséquence en restreindre la production et l’importation ?
La transition énergétique est un processus continu et qui a recours à des technologies différentes . Ceux qui s’imaginent que des panneaux solaires et des éoliennes représentent déjà les technologies alternatives les plus importantes, ne connaissent pas la réalité de la composition de la production énergétique qui existe de nos jours.

Une de ces sources énergétiques est le granulé de bois, qui est produit à partir de matière compressée de biomasse, essentiellement à base de résidus forestiers, d’élagage, de cimes d’arbres ainsi que du bois de moindre qualité qui n’est pas utile à d’autres industries.

La guerre contre le granulé de bois

Dans leur combat pour un « développement durable », de multiples ONGs s’opposent à l’utilisation du granulé de bois pour la production énergétique. Des organisations comme Biofuelwatch font pression sur les responsables de l’Union européenne afin que la RED – Renewable Energy Directive (la directive européenne des énergies renouvelables) de 2020 n’inclue pas la bioénergie à grande échelle.

Pour Biofuelwatch, 115 groupes de 43 pays différents ont signé cet appel lancé à l’Union européenne. Ces écologistes prétendent que l’utilisation de ce type de biomasse émet une pollution importante et qu’elle contribue à la déforestation dans des pays comme les États-Unis.

Restreindre les importations de granulés n’est pas la solution

En 2015, la consommation de granulés de bois dans l’UE-28 a atteint 20,3 millions de tonnes, ce qui représentait 6% de la biomasse solide totale utilisée en Europe. L’UE a produit 14,1 millions de tonnes de pastilles couvrant 70% de sa demande. Le reste des granulés utilisés par l’UE provient principalement des États-Unis (plus de 26% de sa demande). (European Biomass Association, 2015)

En réalité, restreindre ou interdire les importations américaines de bois  n’est ni une solution économique, ni une solution écologique. Selon l’agence de l’environnement du Royaume-Uni, le passage du charbon aux granulés de bois a permis de réduire les émissions de carbone entre 74 et 90%, et vu la consommation actuelle, un coup d’arrêt des importations à ce stade représenterait un énorme problème pour le marché énergétique.

 

Lettre ouverte à Juncker

En septembre 2016, le gouverneur de l’Arkansas aux États-Unis avait écrit une lettre ouverte au président de la commission européenne Jean-Claude Juncker afin de lui expliquer l’importance du granulé de bois pour les objectifs du paquet climat énergie de l’UE sur les énergies renouvelables :

L’industrie des granulés de bois offre une source d’énergie renouvelable, ce qui est important pour les Américains et les Européens. En même temps, pour plus d’un million de travailleurs employés dans l’industrie forestière aux sud des États-Unis, cette industrie signifie beaucoup plus.

Les exportations américaines de granulés de bois représentent entre un tiers et un quart de la demande de l’UE.

La demande mondiale accrue pour les granulés de bois industriels réduit les émissions de carbone en Europe et crée des emplois aux États-Unis puisque l’industrie des granulés de bois emploie plus d’un million de personnes dans toute la région sud-est du pays.

En effet, l’Amérique du Nord possède des forêts importantes et est ancrée dans une longue histoire de gestion durable des forêts et des industries qui y sont liées. La couverture forestière ne s’est réduite que d’un pour cent de ce qu’elle était il y a 100 ans. Le volume de carbone forestier aux États-Unis a augmenté de 31% depuis 1990, atteignant 922 millions de tonnes métriques en 2010.

Le libre échange dérange

Après tout, c’est surtout l’aspect de libre échange qui est le plus dérangeant. Ce que proposent les ONGs qui critiquent les importations de granulé de bois constitue assurément du protectionnisme. Lors du sommet du G7, qui avait, en partie, comme mission de contrer le protectionnisme économique, les leaders mondiaux indiquaient clairement que :

Les avancées technologiques et la globalisation ont contribué fondamentalement à l’augmentation du niveau de vie global depuis des décennies.

Voir des ONGs, qui, de par leur philosophie écologiste se rangent plutôt à gauche, prôner des restrictions en matière de produits étrangers, semble contre-intuitif. En effet, ce sont souvent ces mêmes activistes qui choisissent de critiquer des personnages politiques comme Donald Trump ou Marine Le Pen pour leur fermeture au monde. Appliquer la même logique de fermeture par le refus des nouvelles technologies, revient à s’aligner aux illettrés économiques de l’extrême-droite.

La question n’est donc pas nécessairement de savoir si le granulé de bois ou d’autres technologies énergétiques sont les plus enviables, mais plutôt celle de la privation des consommateurs de leur choix individuel en matière énergétique, par la surtaxation ou la restriction des importations étrangères.

 

 

Retour dessus

 

le cdH lâche le PS Le divorce entre cdH et PS ne doit pas faire perdre de vue la responsabilité des humanistes dans le maintien du « système PS » en Wallonie et à Bruxelles. Ils ont eu plusieurs fois l’occasion d’écarter les socialistes du pouvoir, sans avoir le courage de le faire.

Benoît Lutgen, président du cdH (Centre démocrate humaniste, de centre-gauche), a annoncé lundi, en début d’après-midi, que son parti se retirait des majorités régionales et communautaires qu’il formait jusqu’alors avec le Parti socialiste d’Elio Di Rupo.

Il a appelé le MR, Écolo et Défi à mettre en place de nouvelles majorités dans les entités fédérées. Ce coup d’éclat fait suite à la série de scandales qui vient de frapper le PS — parti qui s’était déjà fait remarquer par de nombreuses affaires de corruption et de concussion au cours des deux dernières décennies.

Cette annonce étonne dans la mesure où le cdH fut le plus fidèle allié du PS lors des dix dernières années, malgré les scandales à répétition qui touchaient les socialistes. C’est ainsi que Joëlle Milquet, à l’époque indéboulonnable présidente du cdH, fit des pieds et des mains pour que le PS pût être intégré à la majorité fédérale qui se dessinait sans lui après les élections législatives du 10 juin 2007.

Le cdH main dans la main avec Ecolo

C’est ainsi que, à la suite des élections régionales du 7 juin 2009, le cdH, main dans la main avec Ecolo, s’imposa comme l’incontournable pivot ayant à choisir qui, du PS ou du MR (centre-droit), monterait dans les gouvernements régionaux et communautaires. C’est ainsi que Benoît Lutgen lui-même décida, après les élections du 25 mai 2014, de s’allier précipitamment dans les Régions et Communautés avec le PS afin de permettre à celui-ci de ne pas en être éjecté.

Le cdH est ainsi responsable du maintien du « système PS » en Wallonie et à Bruxelles, récemment qualifié de « mafieux » par François Gemenne, un politologue liégeois. Si le cdH avait pris ses responsabilités lors des trois dates susmentionnées en écartant le Parti socialiste du pouvoir et en nettoyant les écuries d’Augias, la Région wallonne exsangue et sinistrée ne se retrouverait certainement pas sur le point d’être gouvernée par des communistes.

Les humanistes mouillés dans les affaires ?

Mais peut-être les humanistes n’ont-ils jamais fait preuve de courage parce qu’eux aussi étaient mouillés dans certaines pratiques concussionnaires… Joëlle Milquet, l’ancienne présidente du parti, a en tout cas dû démissionner de son poste de ministre voici un an à cause de son inculpation dans un dossier d’emplois fictifs.

Ainsi, il apparaît que la décision prise par Benoît Lutgen ce 19 juin 2017 survient trop tard : le mal est déjà fait. En outre, elle ne trompe personne : le cdH ne fut jamais dérangé par les mauvaises pratiques et les affaires récurrentes du PS au cours de la dernière décennie.

Les vraies raisons de la volte-face humaniste sont à trouver dans la grogne de la population, qui se traduit par la chute aux enfers du Parti socialiste et l’érosion constante des résultats du parti centriste dans les sondages.

Permettra-t-elle d’éviter à terme la disparition du cdH du paysage politique belge ? Rien n’est moins sûr car, si l’électeur est parfois oublieux, il n’en garde pas moins la dent dure contre ceux qui ont longuement gouverné sans obtenir de résultats tangibles.

 

 

Retour dessus

 

Belgique : le Samusocial n’est que la partie émergée de l’iceberg


 
Quelle leçon tirer du scandale du Samusocial qui secoue la Belgique ?
Une tribune du Parti libertarien de Belgique

« Charité bien ordonnée commence par soi-même », c’est peut-être ce qu’Yvan Mayeur et Pascale Peraita se sont dit lorsqu’ils sont devenus administrateurs du Samusocial. Au lieu de s’assurer que les subsides et autres dons reçus par l’ASBL étaient utilisés pour aider les plus démunis, ils ont plutôt considéré l’ASBL comme une cagnotte personnelle destinée à arrondir leurs fins de mois et à aider leur entourage.

Si ce dossier est désormais aux mains de la justice et qu’une énième commission parlementaire va se charger de faire toute la lumière sur cette affaire, il est temps pour les citoyens de tirer les leçons des récents scandales. Après les cris d’orfraie viendra le temps de la récupération politique.

Des dérives isolées ? Vraiment ?

Le Parti Socialiste de Belgique tentera maladroitement de nous faire croire qu’il s’agit là de dérives isolées. Quelques fusibles devront naturellement sauter, afin de protéger le reste du système.

Les ténors du parti diront qu’ils n’étaient pas au courant. La question des cumuls a déjà été remise sur la table à l’initiative des Jeunes Socialistes… dont le président Maxime Felon cumule pas moins de 17 mandats dont 6 rémunérés ! (On peut d’ailleurs légitimement se demander si cette manœuvre ne vise pas avant tout à redistribuer les juteux mandats entre socialistes.)

Le PTB profitera bien entendu de la situation pour accueillir tous les déçus du PS en se profilant comme le seul parti authentique de gauche. C’est oublier un peu vite que ce jeune parti traîne déjà ses premières casseroles, en utilisant par exemple ses maisons médicales à des fins électoralistes.

L’État dans l’État

Ecolo réclamera à nouveau plus de transparence, des mesures qui seront détricotées à la première occasion par la majorité, tout comme le PS, CDH et MR se sont récemment entendus pour remplacer le décret qui limite les cumuls de mandats des élus.

Aucun de ces partis ne s’attaquera au fond du problème, qui consiste en la mise en place d’un « État dans l’État », au moyen d’un vaste réseau d’ASBL subsidiées par les Régions et Communautés, c’est-à-dire le contribuable. En tant qu’associations sans but lucratif, ces organismes ne sont pas soumis aux mêmes règles de transparence (financière et de recrutement) que les administrations.

Il existerait plus de 3500 ASBL subsidiées. Ces ASBL sont devenues pour les partis traditionnels un réservoir quasi inépuisable de financement et d’influence politique. Si cette source venait à se tarir (par exemple, à la suite d’un énième décret transparence), gageons que nos politiciens trouveront de nouveaux filons à exploiter.

Nécessaire prise de conscience des citoyens

Comme souvent, la solution ne viendra pas du politique, mais d’une prise de conscience des citoyens. Comme nous l’enseigne la théorie des choix publics, le but premier des administrations et autres organismes subsidiés n’est pas de fournir un service à la collectivité, mais avant tout de servir les ambitions de leurs mandataires.

Ce qu’il faut exiger, ce n’est pas tant la suppression ou l’encadrement des cumuls, il faut avant tout drastiquement réduire le nombre de mandats publics. Plus qu’une meilleure transparence des ASBL subventionnées, ce qu’il faut, c’est une sévère réduction des subventions aux ASBL. Ces subsides sont le ver dans le fruit qui annihile toute discipline financière, encourage la mauvaise gestion et le manque de transparence.

On aurait tort de croire que la suppression de ces subventions porterait un coup fatal à notre système de solidarité. Bien au contraire, ces ASBL subventionnées vampirisent les concitoyens et privent les initiatives privées de nombreux dons. Ce ne sont pourtant pas les exemples d’associations caritatives indépendantes qui manquent : des Restos du Cœur aux Médecins sans frontières en passant par Greenpeace, diverses associations sont essentiellement financées par des dons volontaires et doivent rendre des comptes à leur public. C’est la meilleure garantie d’une gestion responsable.

 

Retour dessus

 

Les chefs de groupe du Parlement bruxellois ont signé pour la transparence

Salle pleine pour la rencontre organisée par Transparencia.be ce mardi 13 juin au Parlement bruxellois en présence de tous les chefs de groupes politiques ou de leur député-représentant.

Une des revendications de Transparencia.be concernait les sanctions applicables en cas de non-respect des lois par les mandataires politiques.

Pour illustrer le propos, Cumuleo a rappelé que :

 

  • 1- Plus de 6700 déclarations de mandats ou de patrimoine n'ont pas été introduites par les mandataires à la Cour des comptes depuis 2004.

     
  • 2- Plus de 700 mandats non déclarés par les mandataires ont déjà été détectés et ajoutés par Cumuleo.


La problématique des déclarations de mandats incomplètes a été illustrée par l'exemple récent de Philippe Close dont j'ai ajouté jusqu'à 8 mandats non déclarés en 2014 et en 2015 (ainsi que 2 mandats non déclarés en 2013 et 1 en 2011).

Philippe Close a tenté de se justifier, mais la Cour des comptes a, depuis, confirmé la véracité des informations publiées par Cumuleo (voir BX1 : La Cour des Comptes l’affirme : Philippe Close a oublié de signaler 7 mandats en 2015 ou BRUZZ : Rekenhof bevestigt dat Close 7 mandaten niet aangaf).

Ensuite, Transparencia.be a présenté ses revendications et après avoir laissé les députés exprimer leurs positions, leur a demandé de signer l'engagement solennel de déployer tous les efforts nécessaires pour obtenir les amendements revendiqués par Transparencia.be avant la fin de 2017.

En effet, Transparencia.be ne veut plus de lois de transparence qui restent au placard pendant 11 ans comme c'est le cas de l'ordonnance de 2006 instaurant la transparence des rémunérations et des avantages des mandataires publics !

Les revendications :

 

  • 1- Mesures contraignantes exécutables par huissier à ajouter à l'ordonnance de 1995 sur la publicité de l'administration (législation sur l'accès aux documents administratifs).

     
  • 2- Mesures contraignantes exécutables par huissier à ajouter à l'ordonnance de 2006, article 8, sur la transparence des mandats publics et privés et des rémunérations.

     
  • 3- Publication en ligne des subsides aux ASBL ainsi que leur convention d'utilisation depuis 2006.

     
  • 4- Publication des documents des enquêtes publiques en temps utile, des permis d'urbanisme et des permis d'environnement.

     
  • 5- Publication de la composition des cabinets régionaux et communaux.


Résultats : tous les chefs de groupe ou leur député-représentant ont signé cet engagement solennel (*).

Ecolo a fait une proposition concrète d'inviter les citoyens présents à participer à un groupe de travail pour la transparence et la bonne gouvernance. Transparencia.be est évidemment disponible.

Cette action est une première étape. Transparencia.be poursuivra ses efforts jusqu'à la concrétisation réelle de ces engagements pour une transparence effective des documents et des informations publiques. 

(*) Découvrez les engagements signés par les députés (5Mb). Vincent De Wolf (MR) a signé en remplaçant "exécutables par huissier" par "exécutables par toutes voies de droit". Philippe Close (PS) a ajouté "à rendre contraignant via jugement". Emmanuel De Bock (DéFI) a supprimé l'indication "exécutables par huissier".


Intéressé(e) ? Rejoignez Anticor/Transparencia via www.anticor.be/participer

 

Retour dessus

 

Pourquoi presque tous les produits sont-ils plus chers en Belgique?

15/06/17 à 10:36 - Mise à jour à 10:36

Source: De Standaard

Les vacanciers qui partent à l'étranger en voiture ont intérêt à s'arrêter au retour pour faire des courses : selon les chiffres d'Eurostat, relayés par le quotidien De Standaard, pratiquement tous les produits coûtent en effet moins cher dans les pays voisins.

Aux Pays-Bas par exemple, la nourriture et les boissons sont en moyenne 10% moins chères qu'en Belgique. Pour certains produits, la différence de prix est encore plus marquée. Un pain coûterait 18% moins cher aux Pays-Bas, et le lait, le fromage et les oeufs y sont également nettement meilleur marché.

En Allemagne, cet écart est de 5% en moyenne, mais les produits laitiers y sont encore moins chers qu'aux Pays-Bas. Pour les boissons non-alcoolisées, le consommateur a intérêt à se rendre en France où elles se vendent 11% moins cher. Et si les boissons alcoolisées sont nettement moins coûteuses en France, elles sont encore meilleur marché en Allemagne.

Fruits et légumes

Seuls les fruits et légumes sont moins chers en Belgique qu'en France, en Allemagne et au Luxembourg. Interrogé par De Standaard, Wim Verbeke, professeur en économie agricole à l'Université de Gand explique pourquoi. "Notre pays possède un secteur de fruits et légumes qui travaille à un coût assez bas alors que la demande ne suit pas suffisamment, malgré les nombreuses campagnes de l'état destinées à stimuler la consommation de fruits et légumes". En outre, il y a beaucoup de concurrence entre les supermarchés pour ces aliments.

Ces prix élevés ne sont pas nouveaux : généralement on incrimine les coûts salariaux et les prix plus élevés facturés par ces fournisseurs internationaux aux supermarchés belges. L'année dernière, la fédération du commerce et des services Comeos révélait que de plus en de plus Belges font leurs courses à l'étranger. Comme le rappelle De Standaard, un Belge sur deux vit en effet à moins de cinquante kilomètres de la frontière et la Belgique compte un nombre record de voitures de société. Le phénomène représenterait un manque à gagner de plusieurs milliards d'euros et 11 000 emplois. (CB

 

 

Retour dessus

 

'Comment Uber-Macron a ruiné les partis traditionnels'

Emmanuel Macron a donc réussi l'impensable: prendre les leviers du pouvoir de la deuxième puissance économique de la zone euro sans jamais avoir été élu auparavant et avec un parti politique qui n'existait pas il y a encore un an.
 

Les résultats du premier tour des législatives donnent à Emmanuel Macron une vraie majorité pour gouverner sans entraves. C'est le résultat de son culot et surtout de sa compréhension des véritables attentes de ses compatriotes. Macron, comme l'écrivait le Nouvel Obs, est arrivé à casser tous les codes d'une "profession politique" jusque-là très réglementée. "À l'image de ces grosses entreprises concurrencées par l'émergence soudaine d'une start-up, les socialistes se sont lourdement trompés sur son compte parce qu'ils ont été incapables de comprendre ce qui se passait. Ils ont donc réagi comme des rentiers", écrivait l'Obs.

Le PS a réagi en rentier, exactement comme ces compagnies de taxi qui n'ont pas vu venir la plateforme Uber. Le PS, mais aussi les autres partis traditionnels ont réagi violemment contre Uber-Macron. D'abord, en niant la possibilité d'un renouveau politique - souvenez-vous des rires moqueurs à l'encontre du jeune Macron. Ensuite, en niant la réalité du mouvement En Marche - souvenez-vous de ceux qui disaient que Macron était juste une bulle qui allait vite se dégonfler. Et enfin, le PS a aussi réagi en niant sa légitimité - souvenez-vous de ceux qui ont dit, au vu de son succès, que Macron n'avait pas respecté les codes, on se demande bien lesquels, et qu'il avait en quelque sorte procédé à un hold-up politique.

Ce qu'a fait Macron, c'est exactement ce qu'a fait Uber avec les taxis parisiens ou bruxellois: il a proposé une nouvelle offre

Pourtant, ce qu'a fait Macron, c'est exactement ce qu'a fait Uber avec les taxis parisiens ou bruxellois. Comme l'écrivait le Nouvel Obs, il a proposé "une nouvelle offre: plus simple (un clic suffit pour s'inscrire à son mouvement En Marche !), moins chère (pas de cotisation, contrairement au PS), plus participative (pas de catéchisme révolutionnaire à respecter), plus connectée (une organisation pensée en réseau, plutôt qu'en pyramide)". Bref, Macron a uberisé le système politique. Aujourd'hui en France, et sans doute demain en Belgique où le parti socialiste, englué dans les affaires à Liège, à Charleroi et à Bruxelles, regarde avec une grande peur le destin du PS français. Sauf que hélas, en Belgique, faute d'avoir un Macron, c'est le PTB qui récolte les fruits de la déglingue du PS.

En attendant le second tour, le résultat de cette nouvelle plateforme Uber-Macron, c'est qu'aujourd'hui, les partis traditionnels sont ruinés ! En effet, la claque du premier tour n'est pas seulement politique, elle est aussi financière pour les trois partis traditionnels, le parti socialiste, les républicains et le Front national. Avec presque 6 millions d'électeurs en moins et quelque 250 députés perdus, le PS a perdu 17 millions d'euros de financement public. À l'inverse, pour le mouvement En Marche, c'est le jackpot. À 1,42 euro de subvention par voix obtenue, soit 6,3 millions d'euros pour le premier tour, et à raison de 37,700 euros par an et par député, le mouvement En Marche aura été "le placement de l'année", selon mes confrères des Echos !

 

 

Retour dessus

 

   Maxime Felon, président des Jeunes socialistes aux 17 mandats, veut imposer le décumul intégral au PS

13/06/17 à 14:59 - Mise à jour à 15:14

Lundi 19 juin, le mouvement des jeunes socialistes déposera un ultimatum au PS en vue d'imposer un décumul intégral des mandats avant 2018. Maxime Felon, président du mouvement, est monté au créneau dans les médias. Pourtant, l'homme n'est pas le dernier à profiter du cumul...

Dans les colonnes de la Dernière Heure, le président des jeunes socialistes était très clair. Pour lui, "{le} principe, c'est un homme un mandat". Son mouvement adressera lundi prochain un ultimatum au PS. Il ne comportera qu'une seule requête : le décumul intégral.

Or, il suffit de quelques clics sur le site Cumuleo.be pour s'apercevoir que le président des jeunes socialistes, qui s'est bien gardé d'évoquer sa situation personnelle, est aussi un adepte du cumul qu'il espère bannir du monde politique. Le baromètre Cumuleo.be, dont les chiffres s'arrêtent en 2015, liste pas moins de 17 mandats, fonctions ou professions pour Maxime Felon. Six d'entre eux sont rémunérés. Il est notamment conseiller communal de la ville de Charleroi, mais également administrateur de l'IPFH, l'intercommunale pure de financement du Hainaut.

Il déclarait plus tôt dans la journée que les cadres du parti, comme Charles Picqué ou Elio Di Rupo, semblaient d'accord avec ce décumul. "Ceux qui bloquent, ce sont les députés-bourgmestres, les échevins-bourgmestres, par exemple Philippe Courard, poursuit Maxime Felon dans la DH. Ils vivent sur une autre planète et pensent que nous devons simplement accepter qu'ils soient cumulards, parce qu'ils fournissent des voix". Force est de constater qu'il ne reste plus que quelques mois au président des jeunes socialistes pour appliquer sa proposition de décumul à sa propre situation professionnelle.

Rodrigue Jamin

 

 

Retour dessus

 
NOUVELLES AIDES À L’EMPLOI EN REGION WALLONNE À PARTIR DU 1er JUILLET 2017
 
Suite à la sixième réforme d’état, les régions sont désormais compétentes en matière de politique groupes-cibles. La Région flamande a déjà élaboré une nouvelle politique pour les groupes-cibles. C’est au tour de la Région wallonne. Celle-ci a élaboré trois nouvelles aides à l’emploi qui seront d’application à partir du 1er juillet 2017. 
 
1. Demandeurs d’emploi
Jeunes demandeurs d’emploi
Le jeune demandeur d’emploi qui est embauché à partir du 1er juillet 2017 bénéficiera d’une allocation de travail dégressive si les conditions suivantes sont remplies au jour qui précède l’entrée en service :
- Le demandeur d’emploi est âgé de moins de 25 ans ;
- Le jeune est peu ou moyennement qualifié et inscrit depuis 6 mois comme demandeur d’emploi inoccupé ;
- Il / elle a sa résidence principale en région wallonne de langue française.
L’employeur pourra déduire chaque mois cette allocation de travail du salaire net auquel le travailleur a droit pour le mois concerné. Pendant les deux premières années, l’allocation de travail s’élèvera  à 500 euros. Puis, pendant 6 mois, l’allocation sera de 250 euros et pendant les 6 derniers mois, 125 euros.
Le jeune demandeur d’emploi ne pourra bénéficier de cette allocation de travail qu’une seule fois.
La présente réduction ONSS fédérale pour l’embauche de jeunes de -19 ans et pour les jeunes très peu qualifiés, les jeunes peu qualifiés et les jeunes moyennement qualifiés de plus de 19 ans, disparaît à partir du 1er juillet 2017. Pour les jeunes travailleurs pour lesquels l’employeur appliquait déjà cette réduction fédérale, la réduction restera d’application jusqu’au 30 juin 2020 au plus tard.
 


 
EXTENSION DU CONGÉ POUR SOINS PALLIATIFS
 
Le congé pour soins palliatifs permet au travailleur de suspendre entièrement ou partiellement ses prestations pour dispenser des soins palliatifs.
Quel que soit le régime horaire du travailleur, une suspension totale est toujours possible. Un travailleur qui souhaite réduire ses prestations de 1/5e doit être occupé à temps plein. Un travailleur qui souhaite réduire ses prestations à une occupation à mi-temps, doit être occupé sous un régime d’au moins un ¾ temps. 
La durée du congé pour soins palliatifs s’élevait à un mois par patient, prolongeable d’un mois.
Depuis le 1er février 2017, le travailleur peut prendre un congé pour soins palliatifs à temps plein, à mi-temps ou à 1/5e et obtenir les indemnités relatives de la part de l’ONEM pour une période d’un mois, qui peut être prolongée deux fois d’un mois. Par conséquent, le travailleur peut prendre 3 mois de congé pour soins palliatifs par patient. 
 
Source: Loi du 5 mars 2017 relative au travail faisable et maniable, M. B. du 15 mars 2017.    

 
Demandeurs d’emploi de longue durée
Les demandeurs d’emploi de longue durée qui seront engagés à partir du 1er juillet 2017 bénéficieront d’une allocation de travail dégressive pendant 24 mois au maximum si les conditions suivantes sont remplies au jour qui précède l’entrée en service :
- Le travailleur est inscrit comme demandeur d’emploi auprès du FOREM pendant plus de 12 mois ;
- Le travailleur a sa résidence principale en région wallonne de langue française.
L’employeur pourra déduire chaque mois cette allocation de travail du salaire net auquel le travailleur a droit pour le mois concerné, et ce pendant une période maximale de 24 mois. Pendant la première année, l’allocation de travail s’élèvera à 500 euros, pendant les 6 mois d’après à 250 euros et pendant les derniers 6 mois à 125 euros.
Règles communes
Le demandeur d’emploi aura accès à une banque de données électronique sécurisée sur le site internet de FOREM et pourra ainsi vérifier s’il entre en ligne de compte pour ces mesures.
Les allocations de travail pour un jeune demandeur d’emploi et pour un demandeur d’emploi de longue durée ne peuvent pas être cumulées. Cependant, l’employeur de son côté peut cumuler les allocations de travail avec les réductions ONSS.
 
2. Travailleurs âgés
Pour les travailleurs âgés, l’employeur pourra bénéficier d’une réduction groupe-cible ONSS à condition que le travailleur remplisse les conditions d’âge et que le salaire ne dépasse pas un plafond salarial trimestriel bien déterminé :
- Le travailleur doit avoir atteint l’âge de 55 ans au dernier jour du trimestre ;
- Le salaire trimestriel de référence ne peut pas dépasser 13.699,09 euros / trimestre.
 
L’âge au dernier jour du trimestre Réduction par trimestre
55 – 57 ans 400 euros
58 – 61 ans 1.000 euros
62 ans – âge légal de la pension  1.500 euros
 
La réduction ne sera plus d’application à partir du premier jour du trimestre qui suit le trimestre dans lequel les travailleurs ont atteint l’âge légal de la pension.
 
 
3. Contrat d’insertion
Le travailleur qui est engagé dans le cadre d’un contrat d’insertion peut entrer en ligne de compte pour une allocation de travail si les conditions suivantes sont remplies au jour qui précède l’entrée en service :
- Le  demandeur d’emploi est âgé de moins de 25 ans ;
- Le jeune est inoccupé depuis au moins 18 mois ;
- Le jeune n’a aucune expérience professionnelle ;
- Le travailleur a sa résidence principale en région wallonne de langue française.
Le contrat d’insertion est un contrat de travail à temps plein conclu pour une durée déterminée d’au moins 12 mois ou pour une durée indéterminée.
L’employeur pourra déduire chaque mois pendant 12 mois au maximum 700 euro du salaire net du travailleur.
Le jeune ne peut bénéficier qu’une seule fois de l’allocation de travail dans le cadre du contrat d’insertion.
L’allocation de travail dans le cadre d’un contrat d’insertion ne peut pas être cumulée avec l’allocation de travail comme jeune demandeur d’emploi ou demandeur d’emploi de longue durée.
Grâce à une banque de données électronique sécurisée sur le site internet du FOREM, le jeune peut vérifier s’il remplit les conditions pour entrer en ligne de compte pour cette allocation de travail. 
4. Régime de transition activa
Les employeurs qui ont engagé, avant le 1er juillet 2017, un travailleur disposant d’une carte de travail peuvent continuer de bénéficier de l’allocation de travail Activa jusqu’au 30 juin 2020 au plus tard.
 
Source: Décret du 2 février 2017 relatif aux aides à l'emploi à destination des groupes-cibles (1), M.B. 16 mars 2017 ; et décret du 2 février 2017 relatif au contrat d'insertion (1), M.B. 16 mars 2017.
 


 

CONTRÔLES FLASH ANNONCÉS DANS LA LUTTE CONTRE LA FRAUDE SOCIALE
 
La lutte contre la fraude sociale et le dumping social est une des grandes priorités pour le gouvernement fédéral. A cet effet, un Plan d’Action national a été instauré reprenant 50 actions concrètes qui seront effectuées en 2017.
Parmi les actions entreprises, figurent les contrôles flash sociaux. Les services d’inspection sociale, éventuellement assistés par d’autres services d’inspection (SPF Mobilité, services d’inspection régionaux,  SPF Finances,….) et les services de police, mèneront des contrôles annoncés dans les secteurs sensibles à la fraude.
Ces contrôles ont principalement un caractère informatif et préventif et seront annoncés au préalable sur le site internet du SIRS (Service d’Information et de Recherche Sociale).  Le caractère informatif et préventif n’empêche évidemment pas qu’en cas de constat d’infractions lourdes, les services d’inspection interviendront avec fermeté et qu’ils verbaliseront si nécessaire.
Dans les mois prochains, les contrôles flash suivants seront organisés :  Mardi 30 mai 2017: Construction et dans les grandes villes aussi Horeca ;   Week-end du 30 juin – au 2 juillet 2017 inclus: gardiennage (organisation de festivals) ;  Jeudi 14 septembre 2017: secteurs verts ;  Week-end du vendredi 24 novembre au 26 novembre 2017 inclus: secteur des taxis et du transport de marchandises ;  Samedi 20 janvier 2018: secteur du déménagement.
Les contrôles sont publiés préalablement et au moins 2 semaines avant la date de contrôle, sur le site internet public du SIRS (www.sirs.belgique.be). Dans le même temps, une checklist sera également publiée sur le site internet du SIRS, de sorte que les employeurs puissent déjà connaître les points qui pourront être contrôlés.
Vous pouvez consulter le plan d’action contre la fraude sociale et le dumping social sur le site internet du Ministre à la Lutte contre la fraude sociale Philippe De Backer : 
http://www.philippedebacker.be/sites/default/files/Actieplan2017_fr.pdf
Source: www.philippedebacker.be; www.sirs.belgique.be 

 

Retour dessus

 

Quels sont les jobs sous la pression de l'intelligence artificielle ?

08/06/17 à 15:56 - Mise à jour à 16:08
Du Trends-Tendances du 01/06/17

Quantité de jobs d'aujourd'hui ne seront plus du tout les mêmes en 2030 avec les développements de l'intelligence artificielle: ils auront été remplacés ou totalement transformés. Voici un éventail (loin d'être exhaustif) des métiers menacés.


 

1. Comptable

Pour Laurent Alexandre, spécialiste des questions liées à l'intelligence artificielle, le constat est sans appel : " 100 % de l'activité actuelle des comptables sera automatisée et traitée par l'IA, mieux que par les professionnels, avant 2030, écrivait-il dans une tribune pour la revue WeDemain. La complexité changeante des règles fiscales et comptables sera mieux connue et analysée par les algorithmes que par le meilleur des comptables. Bientôt, la totalité des écritures sera produite à partir de données numériques et les chefs d'entreprise achèteront de l'IA comptable à très bas prix, " au compteur ", sous la forme d'AIAAS (artificial intelligence as a service) ". Il n'est pas le seul à le penser : une étude d'Oxford en 2013 sur le futur de l'emploi pointait la profession de comptable comme l'une des plus exposées au risque d'automatisation. Après tout, si jusqu'ici, le métier semblait préservé des robots par la diversité des sources d'information provenant du monde réel, l'IA a réalisé d'importants progrès et peut interpréter des textes, des images, du son, etc. Et l'humain dans tout cela ? " Les comptables insisteront sur la dimension humaine et relationnelle de leur métier, écrivait Laurent Alexandre. Mais progressivement, ces défenses sauteront, tant il apparaîtra que le processus comptable est mieux réalisé, et à coût beaucoup plus faible, par un automate que par un homme. "

2. Techniciens de laboratoire médical et radiologues

Les algorithmes ont déjà prouvé leur efficacité dans l'analyse de tests sanguins ou des tests ADN. Entraînés pour reconnaître des schémas déterminés, ils sont capables d'analyses hyper fiables, rapides et à moindres coûts. La prochaine étape sera sans doute le domaine de la radiologie. Chez IBM, par exemple, le super ordinateur Watson est déjà habitué à ingurgiter des tas d'images médicales. D'ailleurs, la firme américaine avait mis la main, en 2015, sur Merge Healthcare, spécialiste de l'imagerie, pour la modique somme d'un milliard de dollars. Sans doute en vue d'éduquer son IA. Si aucun radiologue ne peut avoir en tête 500 millions de radios, une intelligence artificielle le peut en théorie, et cela en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.


 


 

3. Contrôleur des impôts

Tout comme le comptable, et pour les mêmes raisons, les fonctionnaires du fisc pourraient bien être remplacés par un algorithme puissant puisque l'ensemble des données fiscales s'informatisent largement. Il suffit de jeter un oeil à sa déclaration fiscale pré-remplie sur Tax-on-web pour s'en convaincre. En 2016, 3,8 millions de Belges ont rempli leur déclaration de manière électronique. Cela aide le fisc belge qui a mis en place des procédés de data mining pour trier les contribuables et ainsi les contrôler sur la base, notamment, de modifications importantes des revenus, des rentrées exceptionnelles, etc. Demain, l'intelligence artificielle pourrait bien opérer, toute seule, une partie importante des contrôles.

4. Responsable des ressources humaines

Peu développé chez nous, le people analytics monte en puissance dans les pays anglo-saxons. La quantité de données que les employeurs possèdent sur leurs employés peut devenir importante et surtout être utilisée à bon escient. Combinée à de l'intelligence artificielle, elle peut anticiper les départs de certains talents importants dans votre entreprise en tenant compte du profil des personnes, des évolutions salariales, des années d'ancienneté, des statistiques extérieures à la boîte, etc. L'épluchage des CV par l'IA permettra aussi de réaliser du recrutement prédictif. C'est-à-dire d'engager mathématiquement les personnes qui présentent les bonnes compétences et la bonne personnalité, et colleront ainsi le mieux à l'esprit de votre boîte.

5. Chauffeur de taxis et chauffeur routier

Voici quelques années encore, personne n'imaginait qu'un véhicule sans chauffeur serait capable de se déplacer sur nos routes sans risque d'accident. Aujourd'hui, il est admis qu'une voiture autonome est capable de capter et d'analyser des milliers de données (issues notamment de ses capteurs) en un fragment de seconde et d'anticiper ainsi un incident qui pourrait se produire face à elle. Des entreprises comme le géant Uber travaillent au développement de la voiture autonome et rêvent (pas si secrètement) de remplacer (une partie de) leurs chauffeurs humains. D'ici quelques années, il ne fait plus aucun doute que ces véhicules transporteront des passagers d'un point A à un point B, supprimant l'intérêt d'un humain. Ce sera aussi le cas des camions : la start-up Otto, rachetée par Uber, travaille aussi sur des camions sans conducteurs. Et les géants traditionnels du secteur bardent également leurs poids lourds de technologies autonomes.


 

6. Dermatologue

La reconnaissance d'images constitue l'une des avancées les plus spectaculaires de l'intelligence artificielle. Il est désormais possible pour une machine de regarder une photo, de l'interpréter et de la décrire. Récemment dévoilé, Google Lens permet aux utilisateurs de smartphone d'obtenir des infos sur ce qu'ils présentent à la caméra du téléphone : fleurs, objets, animaux, etc. Même chose dans le domaine médical. Des scientifiques de Stanford ont publié, dans la revue Nature en février 2017, les résultats d'une recherche en matière de détection des cancers de la peau. Grâce à une IA fournie par Google, leur algorithme est capable de détecter les maladies de la peau à partir de photos. Ils l'ont opposé au jugement de 21 dermatologues et leur test a démontré que l'algorithme se montrait plus efficace que les spécialistes humains !

7. Traducteur

Si, à leurs débuts, les traductions de l'outil Translate de Google avaient de quoi faire rire, l'outil s'est largement amélioré au gré des 140 milliards de mots traduits quotidiennement pour les 500 millions d'utilisateurs de Google Translate. Au point que certains auteurs et médias se servent de cette traduction comme base avancée de travail. Aujourd'hui, l'intelligence artificielle devient capable de comprendre le contexte d'un texte soumis à traduction. Bien sûr, les traductions à haute valeur ajoutée ne peuvent être confiées à des traducteurs automatiques (pour le moment). Mais dans certains cas, pour l'usage interne des entreprises par exemple, une traduction automatique suffit. Saviez-vous que la Commission européenne a développé son propre outil de traduction qui traduit annuellement 20 millions de pages, soit 10 fois plus que ce que font ses 1.600 traducteurs humains ?

8. "Community manager" (marketing)

Dans son livre Mon directeur marketing sera un algorithme, Stéphane Amarsy dresse une matrice des risques de remplacement des différents métiers du marketing d'ici 2020. Au total, 28 jobs sont passés au crible, selon le type de tâches et le risque d'être automatisés. Aussi, on y découvre que la fonction de community manager, qui est l'ambassadeur digital des marques ou des entreprises, subit un risque de plus de 70 % d'être automatisée : ses tâches de veille sur le Web, de gestion des avis et commentaires sur les réseaux sociaux ou de dialogue avec les clients pourront être totalement gérées par de l'IA. Parmi les autres métiers à risque dans le marketing, citons le responsable de la stratégie digitale, le responsable trade marketing, le gestionnaire de campagnes, le responsable merchandising, le responsable marketing relationnel et CRM, etc.

 

 

 

Retour dessus

 

Royaume-Uni : les leçons du Brexit et des élections

Theresa May By: UK Home Office - CC BY 2.0
Le brexit et les dernières élections au Royaume-Uni montrent qu’en démocratie le destin d’un pays se joue à peu de chose.  Cela devrait nous inciter à une réflexion sur le pouvoir de ces politiciens qui nous gouvernent.
Theresa May a perdu les élections britanniques. Bien sûr, le parti conservateur reste le premier parti du Parlement. Mais il a perdu sa majorité absolue.

Theresa May ne peut s’en prendre qu’à elle même : elle a mené une mauvaise campagne. Elle a pris quasiment le contrepoint de David Cameron, qui avait réussi à obtenir cette majorité absolue.

Les événements électoraux de ces derniers temps au Royaume-Uni montrent aussi qu’en démocratie, la destinée d’un pays ne tient qu’à un fil, et se joue à peu de chose. Ce qui est inquiétant.

Les leçons du scrutin et du Brexit

Theresa May a provoqué des élections car elle croyait que c’était gagné d’avance. Le personnage ne semble vouloir prendre aucun risque. Elle pensait que les électeurs de l’UKIP de Nigel Farage, qui militait pour le Brexit, voteraient naturellement pour les conservateurs, maintenant que le Brexit était engagé. Que les électeurs du parti travailliste qui avaient voté pour le Brexit se tourneraient vers elle.

Elle a explicitement gauchisé son programme, dans le but de capter cet électorat. Curieusement, elle a abandonné l’électorat traditionnel du parti conservateur, les personnes âgées, en proposant une réforme du financement de la dépendance, sur laquelle elle a dû faire machine arrière.

Mais les électeurs de l’UKIP ne se sont pas forcément tournés vers les conservateurs. Les travaillistes qui avaient voté pour le Brexit non plus. L’analyse de Theresa May était mauvaise.

Sa tactique électorale était à l’opposé de celle victorieuse de David Cameron. Rappelons que Cameron n’avait pas de majorité au Parlement. Il gouvernait avec le Lib Dem. Tout en menant un programme économique résolument en faveur de l’économie de marché, qualifié d’austérité par ses opposants, il a gagné une majorité aux élections.

Cameron n’a pas cherché à gauchiser son programme. Il s’est présenté en bon gestionnaire, face à un parti travailliste présenté comme laxiste, et pouvant entraîner le Royaume-Uni dans une catastrophe économique et sociale. Mais il a aussi pris soin, durant la campagne et son mandat, de ne pas se couper de l’électorat âgé.

Enfin, durant la campagne, il s’est focalisé sur les circonscriptions qui pouvaient basculer, en y concentrant les moyens financiers du parti conservateur. Il n’a pas mené le combat là où l’élection était perdue d’avance, ou gagnée d’avance. L’on reconnaît là une bête politique, ce que Theresa May n’est peut-être pas.

La leçon est que les conservateurs doivent se présenter en bons gestionnaires. Là est leur crédibilité. On peut remarquer que les conservateurs ont gagné des sièges là où leur discours était clair sans être consensuel : en Écosse. En se présentant résolument contre un nouveau référendum au sujet de l’indépendance, ils ont bénéficié du vote de ceux qui étaient fatigués de ce débat sur l’indépendance, et qui voulaient tourner la page après la victoire du Non à l’indépendance.

La démocratie sur un coup de dé

Les derniers événements politiques au Royaume-Uni se sont joués à peu de chose. Que ce soit le Brexit, la nomination de Theresa May comme Premier ministre, ou encore les dernières élections. En démocratie, le sort d’un peuple ne tient ainsi qu’à un fil.

Theresa May est devenue Premier ministre suite au vote en faveur du Brexit. C’est le vote des électeurs travaillistes qui a fait pencher la balance en faveur du Leave, alors que le parti travailliste militait pour le Remain. Mais le leader travailliste, Jeremy Corbyn, n’a apporté qu’un timide soutien au Remain. Que se serait-il passé si le parti travailliste avait été mené par un véritable partisan de l’Europe ? On peut se poser la question. Un seul homme a peut-être précipité le Royaume-Uni vers le Brexit.

À la suite du Brexit, Theresa May est devenue Premier ministre presque par hasard. Quasiment par défaut. Boris Johnson partait favori dans la succession de David Cameron. Le jeu de Michael Gove, qui s’est présenté en dénigrant Johnson, l’a rendue favorite, provoquant le désistement de sa seule adversaire. Nous avons donc un Premier ministre qui est presque là par hasard, par un concours de circonstances. Nous sommes loin du grand vote d’adhésion.

Les dernières élections ont aussi pu être influencées par les attentats, en plus de la mauvaise tactique de May. En effet, elle était ministre de l’Intérieur sous Cameron, donc sous le feu des critiques après les attentats. Corbyn s’est engouffré dans la brèche.

Conclusion : réfléchir au pouvoir des politiciens

La démocratie est le pire des systèmes politiques, à l’exception de tous les autres. La boutade de sir Winston Churchill est terriblement d’actualité. On peut aussi citer l’exemple français, avec une présidentielle sans débat, un président mal élu, sans adhésion pour sa personne, et qui focalise les extrêmes.

Que faire alors ? Le libéralisme préconise de limiter le pouvoir de ces politiciens qui veulent nous gouverner. Il faut limiter leur rôle, pour qu’au maximum ce soit les actions de chacun qui dessinent la société, et non des technocrates qui imposent leur vision. Car la démocratie n’est que le pouvoir de la plus forte minorité, le vote dépend des circonstances et pas forcément de la raison, et ce peut être un vote par défaut et non un vote d’adhésion. Trop d’aléas pour le sort de millions de gens.

 

 

Retour dessus

 

Climat : il est temps de revenir à la raison !

Des désaccords surgissent à propos du climat et vous n’écoutez pas, soumis que vous êtes à votre propre propagande climatique. Sauver la planète, se libérer des carburants fossiles, subventionner tous azimuts : tout cela serait impératif, urgent, adéquat, et bon pour l’économie.

Mais en fait qu’en savez-vous ? Que valent ces promesses d’avenir radieux ?

Votre base de décision est bien maigre : un aréopage d’experts soigneusement cooptés, mandaté par vos prédécesseurs pour mener une enquête uniquement à charge, vous répète que le climat va mal à cause des émissions de gaz à effet de serre.

Bien qu’incapables de la démontrer, leur hypothèse est devenue toute une théorie qui, validée ni par les faits ni par la logique, n’est juste qu’un dogme. À Paris vous avez obéi à leur ordre de limiter un hypothétique réchauffement en dessous de 2 °C, valeur totalement tombée du ciel.

Ils vous ont fait croire que plus de 95% des savants impliqués dans la recherche climatique étaient de cet avis. Peu vous importe ce gros mensonge, il semble vous être utile. Répétez souvent une fausse nouvelle, elle devient une vérité.

Pourquoi vous obstinez-vous à croire l’indémontrable ?

Les mêmes modèles utilisés par les experts montrent que les mesures de restriction énergétique qui découleraient des engagements de vos pays n’auraient qu’un infime impact sur le climat, ou n’en ralentiraient l’évolution que de quelques années. Que sera le climat demain ? Quel serait un « bon » climat ? Personne n’en sait rien.

Pourquoi vous obstinez-vous vers l’inutile ?

Faute de base scientifique solide, d’autres arguments sont invoqués, comme on l’a vu à la COP22 de Marrakech où à cette causa climatica furent amalgamés tous les maux attribués au développement : pollutions de tous genres, biodiversité, migrations, ressources agricoles et halieutiques, chômage, pauvreté. Vous savez pourtant bien que les problèmes ne se posent pas ainsi et ne se résolvent pas en les jetant dans le même panier.

Pourquoi vous obstinez-vous vers l’ingérable globalisé ?

Vous êtes pourtant tous connus pour votre pragmatisme, votre aptitude à trouver des solutions là où dogmes et idéologies ne font que diviser. Pourtant vous insistez dans une aventure qui mobilisera bien des intelligences qui feraient pourtant mieux de s’occuper de questions plus importantes et urgentes. Or, la ressource la plus précieuse sur Terre est justement l’intelligence, qu’il faut donc employer à meilleur escient.

Pourquoi vous obstinez vous à galvauder ces ressources dans un but si équivoque ?

Les citoyens qui vous font confiance ont droit à plus d’ouverture d’esprit de votre part, plus de souci de l’intérêt général que de celui d’industriels restant non compétitifs sans aide étatique, plus de bon sens que d’idéologie écologiste, plus de science que de dépravation de la science.

Soutenir une cause monstrueusement futile est digne des temps où les dogmes causèrent tant de dégâts humains. Saurez-vous revenir à la raison ?

 

 

Retour dessus

 

"Il faudra encore attendre 10 ou 20 ans pour avoir de vrais assistants virtuels"

24/05/17 à 11:16 - Mise à jour à 01/06/17 à 11:38
Du Trends-Tendances du 25/05/17

Dans le domaine de l'intelligence artificielle, le Français Yann Le Cun, l'un des pères de la technique de l'apprentissage automatique, compte parmi les références mondiales. D'ailleurs, Mark Zuckerberg l'a recruté en 2013 pour diriger une activité de recherche fondamentale au sein de Facebook. Son équipe compte aujourd'hui une centaine de chercheurs. Entretien exclusif avec l'homme qui dessine le futur technologique du réseau social... et de la technologie en général.

L'intelligence artificielle (IA) nourrit aujourd'hui de nombreux espoirs. Et tout autant de fantasmes. Les géants du Web comme Facebook, Google, Microsoft, Amazon ou IBM se livrent à une course de vitesse pour emporter ce qui pourrait être le plus gros marché du 21e siècle. Une voiture sans conducteur. Des algorithmes qui détectent les tumeurs mieux que l'être humain sur des images médicales. Des applications capables de traduire instantanément votre interlocuteur quelle que soit sa langue. Des assistants personnels qui effectueront toutes les tâches de votre quotidien. Voilà quelques-unes des possibilités que promettent les développeurs de l'intelligence artificielle. Chez Facebook, l'IA est devenue centrale. Au point que son fondateur, Mark Zuckerberg, a investi massivement dans la création d'un laboratoire de recherche fondamentale en intelligence artificielle. Aujourd'hui une centaine de chercheurs y travaillent sous la direction du Français Yann Le Cun, pionnier de la technologie du deep learning. Il nous a reçus dans les bureaux parisiens de son centre de recherche pour un entretien exclusif consacré à cette technologie qui changera, sans aucun doute, notre futur.

TRENDS-TENDANCES. Il semble que nous soyons à un tournant du développement de l'intelligence artificielle (IA). Pouvez-vous nous dire pourquoi ?

YANN LE CUN. Les progrès de l'intelligence artificielle sont déclenchés par la découverte et les progrès des méthodes d'apprentissage profonds, le fameux deep learning. Ce dernier a permis, dès 2011, des révolutions dans le domaine de la reconnaissance de la parole puis, dès 2012, dans celui la reconnaissance d'images et, plus récemment, dans la compréhension du langage naturel, la traduction automatique, etc. Beaucoup de progrès sont aussi enregistrés en robotique. En réalité, tous les domaines de l'IA ont été, ou sont en passe d'être, révolutionnés par l'avènement du deep learning. C'est pour cela qu'on entend parler sans cesse d'intelligence artificielle depuis trois ou quatre ans. Tous ces systèmes sont basés sur l'apprentissage automatique, c'est-à-dire qu'ils sont entraînés à partir de données, les fameux big data. D'ailleurs, ces techniques ont été rendues possibles, d'une part, par l'apparition simultanée de grandes bases de données. Et, d'autre part, par l'apparition des cartes graphiques développées pour les jeux vidéo, les GPU, capables de calculs numériques ultra-rapides. Cette combinaison a permis d'entraîner des neurones artificiels, ce qui a généré un grand engouement de la part de l'industrie.

Profil

• Né en 1960 à Paris.

• Diplômé de l'Ecole supérieure d'ingénieurs en électronique et électrotechnique (ESIEE) de Paris et de l'Université Pierre et Marie Curie (Paris).

• En 1988, il rejoint les laboratoires de AT&T Bell.

• Il est nommé, en 1996, directeur du département "Image processing research" chez At&T Labs.

• En 2003, il devient professeur de la New York University.

• Il prend le poste de directeur de Facebook AI Research en 2013.

• En 2015, il préside à l'ouverture d'un centre de recherche IA à Paris.

Quels sont les exemples d'intelligence artificielle que l'on utilise déjà aujourd'hui ?

L'IA est utilisée de manière journalière par Facebook et d'autres sociétés. Ces entreprises se sont d'ailleurs réorganisées autour de l'intelligence artificielle et ses techniques d'apprentissage profond. Facebook ne fonctionnerait pas aussi bien sans ces techniques-là. De nombreuses autres entreprises du domaine vivent actuellement la même réorganisation. Certaines sociétés offrent même des plateformes dans le cloud pour permettre à d'autres, qui n'ont pas les moyens de la développer en propre, d'avoir accès à l'IA.

Mais ce qui nourrit nombre de fantasmes aujourd'hui, c'est bien une intelligence artificielle plus développée, voire générale, qui peut aller plus loin et combiner plusieurs technologies. Or, vous vous montrez prudent par rapport à cela. Pourquoi ?

A l'heure actuelle, il s'agit de systèmes spécifiques étroits pour des applications particulières. Ils fonctionnent déjà très bien pour la reconnaissance d'images, la compréhension d'un texte, la traduction. Et les technologies de base pour des applications plus complexes comme la conduite automatique des voitures ou la reconnaissance d'images médicales sont d'ores et déjà disponibles. Dans les années qui viennent, ces applications vont largement se déployer. Dans l'imagerie médicale, il faut encore arriver à collecter - et donc avoir accès ! - à des masses importantes de données. Pour la voiture autonome, beaucoup de technologies sont étudiées : il faut encore en tester la fiabilité et en réduire le coût mais, technologiquement, nous disposons de tout ce qu'il faut pour faire rouler une voiture seule dans la plupart des situations. Bien sûr, il va encore falloir un peu de temps avant de pouvoir appeler une voiture depuis un téléphone portable et la faire venir toute seule. Dans cinq ou six ans, les premièrs véhicules de ce type rouleront dans nos rues. Leur déploiement plus large se fera cinq ou 10 ans après. Mais ce n'est pas de l'intelligence artificielle générale. Pour y arriver, nous n'avons pas encore les techniques, ni même la science. Il nous manque les bonnes formulations mathématiques. Et le développement de vrais assistants virtuels intelligents qui nous aideront dans notre vie quotidienne prendra, lui, bien plus de temps.

Partager

"Tous les progrès technologiques ont conduit à un déplacement de métiers : certains disparaissent, d'autres apparaissent. C'est une constante depuis la révolution industrielle."

Pourtant, les géants du Net, Google et Apple en tête, semblent avancer très rapidement dans ce domaine des assistants virtuels.

Pour l'instant, les chatbots disponibles, comme Siri, Alexa ou Google Home, sont scriptés. Il s'agit, en réalité, d'intelligence humaine régurgitée. Si l'on sort du scénario, la machine répond par une pirouette ou ne sait pas répondre. Nous cherchons encore des techniques pour acquérir un peu de bon sens ou de sens commun, ce qui rendrait le dialogue avec la machine moins frustrant. Pour cela, il faut enregistrer des progrès significatifs qui ne sont pas seulement technologiques mais également scientifiques. Cela impose de reformuler le problème de l'apprentissage automatique, les mécanismes sous-jacents d'intelligence. Et cela pourrait prendre des décennies.

Insinuez-vous que l'on soit loin d'une intelligence artificielle qui soit de nature à bouleverser les emplois actuels ?

Avec les technologies actuelles basées sur les apprentissages supervisés, certains métiers seront déjà déplacés. C'est une certitude. Mais ce n'est pas un processus différent des autres évolutions. Tous les progrès technologiques ont conduit à un déplacement de métiers : certains disparaissent, d'autres apparaissent. C'est une constante depuis la révolution industrielle. Par exemple, en Europe à la fin du 19e siècle, les gens travaillaient dans les champs. Aujourd'hui, ce métier ne représente plus que 2 % de la population. Les métiers évoluent, simplement. Les radiologues, par exemple, ne seront pas au chômage mais je pense que leur travail sera beaucoup plus intéressant.

Plus intéressant ? Cette évolution donne plutôt l'impression qu'ils seront soumis à une machine qui effectuera elle-même le diagnostic et pourquoi pas, à terme, l'élaboration d'un traitement.

Ah non, ce sera justement tout le contraire ! Aujourd'hui, le travail d'un radiologue consiste à s'asseoir devant un écran et à analyser des tranches d'IRM et de scanners, la plupart n'ayant rien. Cela nécessite une attention constante pour détecter le moindre indice.

A terme, la machine va filtrer les images et écartera celles qui n'ont absolument rien. Cela permettra au radiologue de se concentrer sur les cas compliqués et intéressants. Cela rendra son travail bien plus passionnant qu'aujourd'hui puisqu'il pourra se concentrer uniquement sur les problèmes que la machine n'a pas réussi à résoudre. De manière générale, beaucoup de métiers seront déplacés et deviendront plus intéressants.

Dans une intervention très médiatisée au Sénat français, le Dr Laurent Alexandre estimait que, d'ici 2050, aucun emploi qui n'est pas complémentaire à l'IA ne pourra exister. Qu'en pensez-vous ?

C'est comme si en 1950 on avait dit qu'aucun métier qui n'est pas complémentaire au stylo à bille n'existera. Ou en 1960, qu'aucun métier complémentaire de la machine à écrire ou du téléphone n'existera. C'est donc provocateur et ne reflète pas, selon moi, la réalité. C'est vrai que beaucoup de métiers vont évoluer vers une interaction homme-machine. Mais c'est déjà le cas, tous les opérateurs de grues et d'engins voient ces appareils comme une extension de leur propre corps. Nous voyons déjà les ordinateurs comme des extensions de notre intelligence et cela va continuer de se développer. Ils vont amplifier notre intelligence et cela va conduire à une réévaluation de la valeur qu'on donne aux choses de la vie. Les biens matériels vont diminuer en valeur car leur fabrication sera automatique. Un lecteur Blu-ray s'achète 50 euros alors que c'est une technologie très sophistiquée qui fait intervenir des inventions récentes comme le laser bleu. Mais si vous allez acheter une pièce chez un potier, qui utilise une technologie plus que millénaire, il vous en coûtera 200 euros.

Le regain de créativité comme rempart à l'intelligence artificielle constitue un argument souvent avancé. Pourtant, des intelligences artificielles ont déjà créé des scénarios de film, des livres et même une peinture à la façon de Rembrandt... La créativité n'est donc même plus le propre de l'être humain !

Effectivement. Des intelligences artificielles écrivent aussi de la musique. Et certains travaillent même sur des systèmes qui inventent la suite d'une vidéo à partir d'un segment initial. Il existe des travaux intéressants sur la signification de la créativité des machines.

Mais il y a des limites. Il est possible, certes, de créer des pièces visuelles amusantes mais l'art permet avant tout de communiquer des émotions humaines. Donc si une machine crée une oeuvre, cette composante artistique disparaît. Et cela perd de son intérêt. On finira par réévaluer des expériences qui se concentrent sur l'interaction humaine. D'ailleurs, connecter les gens, c'est la raison d'être et le business de Facebook.

La véritable intelligence artificielle, aujourd'hui, ce sont les grands " plateformistes " qui la détiennent grâce à l'accès à la gigantesque collection de données qu'ils possèdent. Les start-up sont-elles en mesure de faire de l'IA ?

Oui. En réalité, la valeur de l'accès aux données est moins grande que ce qu'on ne pense. Pour les activités de Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR), nous utilisons des données publiques qui nous permettent de comparer nos méthodes à celles des autres, et donc de faire de la science. Quand nous testons une nouvelle idée pour voir si cela marche bien, nous comparons nos résultats à ceux obtenus par d'autres sur les mêmes bases de données publiques. Pour la recherche fondamentale, nous utilisons finalement assez peu de données propres à Facebook.

Donc toutes les photos, vidéos et informations postées par les utilisateurs de Facebook ne vous servent pas à développer l'IA ?

Non, en tout cas pas pour cette phase de la recherche fondamentale. Mais bien sûr, quand une technique semble assez bien fonctionner, nous pouvons l'essayer sur des applications en interne. Et là, la machine est entraînée sur des données internes. L'accès à des données importantes donne naturellement de la valeur au système d'intelligence artificielle. Mais ce n'est pas une caractéristique si essentielle. Par ailleurs, c'est devenu simple pour des start-up d'utiliser l'IA au travers des plateformes logicielles développées en open source par les grands groupes.

A l'inverse d'IBM qui commercialise Watson, Facebook ne semble pas avoir l'ambition de commercialiser un produit d'intelligence artificielle. Pourquoi ?

Facebook développe des technologies pour ses besoins propres dans le but de connecter les gens et de leur donner accès à l'information. Un but important à long terme consiste à créer des assistants virtuels qui aident les utilisateurs dans leur vie de tous les jours. Mais la technologie à cette fin n'existe pas encore. Les progrès sont rapides, mais avant que ces systèmes puissent résoudre tous les problèmes de notre quotidien, cela prendra du temps. Peut-être une ou deux décennies !

Vous faites allusion à l'assistant virtuel M ?

Oui, M est une expérience bien plus qu'un projet finalisé de produit. Il s'agit, pour l'instant, de voir quelles fonctionnalités les gens utiliseraient s'ils disposaient d'un assistant virtuel proche d'une intelligence humaine. M est constitué d'humains secondés par des machines. Voilà pourquoi un déploiement à grande échelle n'est pas possible pour le moment : cela coûterait beaucoup trop cher. Nous avons constaté qu'un petit nombre de questions sont récurrentes et, donc, faciles à automatiser. Mais il existe une longue liste de tâches très compliquées à effectuer pour lesquelles il faut des technologies d'automatisation dont nous ne disposons pas. Cela requiert des changements majeurs dans les technologies actuelles et prendra donc du temps.

Partager

"Les machines ne sont pas faites pour avoir les mêmes défauts et qualités que nous. Il n'y a aucune raison qu'une machine ait l'instinct de survie ou le désir de dominer d'autres entités intelligentes."

Les développements liés à l'intelligence artificielle sont majoritairement conduits par des Américains et des Chinois. Quel rôle peut jouer l'Europe selon vous ?

Il faut se méfier de la partie visible de l'iceberg. De nombreuses technologies qui ont l'air bluffantes sont développées par Facebook, Microsoft et d'autres acteurs tels que Nvidia, Mobileye ou Toyota dans la voiture autonome. Mais en réalité, elles se construisent sur des avancées scientifiques et des technologies dont la plupart des idées émanent des universités. C'est une des raisons pour laquelle Facebook fait de la recherche ouverte. Cela accélère les progrès du domaine complet. Peut-être que les réalisations épatantes viennent des Etats-Unis et de la Chine mais il y a beaucoup d'activités intéressantes en Angleterre et en France. L'Europe possède de grandes compétences. Voilà pourquoi Facebook a installé à Paris un centre de recherche sur l'IA. Il permet de recruter des gens de qualité en Europe continentale.

Cela n'en constitue pas moins une fuite des cerveaux européens puisque ces talents travaillent pour une entreprise américaine.

La réalité, c'est qu'il y a peu de recherche avancée dans l'industrie en Europe. Il n'y a pas ou peu d'entreprises européennes avec un labo ouvert sur l'extérieur, qui publient et font office d'innovateurs dans le domaine de la science. Il n'y en a pas, à part des filiales de sociétés américaines ou des boîtes européennes rachetées. Ce n'est certainement pas à cause d'un manque de talent, mais plutôt en raison d'une culture fermée et secrète. Mais le terreau principal, la condition nécessaire au succès, c'est la qualité des gens. Et, elle est présente. A charge des gouvernements de savoir comment mobiliser la créativité et la qualité pour accélérer le processus de développement de l'intelligence artificielle.

Croyez-vous dans l'apparition d'une IA générale plus intelligente que l'être humain ?

Les machines plus intelligentes que l'homme existent déjà mais pour des domaines restreints, comme jouer aux échecs ou conduire une voiture. Est-ce que nous allons réussir à créer des machines qui sont plus généralement intelligentes que l'homme ? Il n'y a aucun doute que oui. C'est juste une question de temps et de manière. Dans l'histoire de l'intelligence artificielle, les prévisions ont souvent été très optimistes. La circonspection est donc de mise puisque le problème est plus compliqué que nous le pensions. Dès qu'il y a un engouement pour de nouvelles technologies, des idées novatrices fleurissent. Et nous pensons avoir la solution au problème. Puis, on se heurte à un mur qui ralentit les progrès pendant quelques années, jusqu'à la prochaine idée qui relance l'intérêt. Ce qui est différent aujourd'hui, c'est la présence d'une industrie prête à financer l'étape suivante. Cela n'existait pas par le passé.

Doit-on avoir peur de la naissance de cette " IA forte " ?

La nature de l'intelligence artificielle sera très différente de l'intelligence humaine. Beaucoup craignent la compétition avec les machines parce qu'on leur attribue des traits de caractère qui font peur. Mais ce sont des traits humains. Par exemple, l'envie de dominer l'humanité, d'avoir accès aux ressources, etc. Or, les machines ne sont pas faites pour avoir les mêmes défauts et qualités que nous. Il n'y a aucune raison qu'une machine ait l'instinct de survie ou le désir de dominer d'autres entités intelligentes

 

 

Retour dessus

 

Trop pauvres pour bénéficier d'une bourse d'étude? Un couple d'agriculteurs de Jalhay n'en revient pas!

 

Les revenus du couple, qui est actif dans l'industrie laitière, est inférieur au plancher imposé par l'administration.

L'histoire paraît à peine croyable. Et pourtant, c'est bien la réalité d'un couple d'agriculteurs habitant dans la commune de Jalhay (province de Liège). Ceux-ci se sont vus refuser une bourse pour permettre à leur fils de poursuivre ses études d'électromécanicien au motif qu'ils sont... trop pauvres, indique la RTBF sur son site internet.

Pour justifier ce refus, on explique dans un courrier envoyé aux parents, que "les revenus du ménage ou des personnes qui pourvoient à l'entretien de l'étudiant(e) sont inférieurs aux planchers fixés (NdlR: 7000 euros) pour l'octroi d'une allocation d'étude". Difficile à avaler quand on sait que ces bourses sont censées permettre à des personnes issues de familles moins favorisées d'accéder aux études supérieures.

En réalité, le couple serait soupçonné de tricher sur ses revenus véritables, expliqueRTBF Info. "On nous dit que si on atteint pas ces revenus-là, on est susceptible de ne pas savoir vivre", explique la mère de famille. "Donc on devrait faire appel au CPAS. Mais on nous répond que si on n’y fait pas appel, c'est qu’on ne déclare pas tous nos revenus et que donc, on est menteur-voleur." Une accusation que réfute catégoriquement le couple, qui se bat pour maintenir sa ferme laitière à flot.

Un nouveau recours vient d'être envoyé, après qu'un premier ait été rejeté. La Fédération Wallonie-Bruxelles précise de son côté que les cas où les revenus sont inférieurs aux planchers fixés seront étudiés, avec dès lors l'espoir de finalement obtenir une bourse.

 

Retour dessus

 

Mainmise des présidents du PS, MR et CDH sur la future carte électorale

31/05/17 à 06:00 - Mise à jour à 07:02

La réforme des circonscriptions électorales wallonnes - enjeu essentiel des prochains scrutins - se négocie, en coulisse, entre trois présidents de parti (PS, CDH, MR), envers et contre toute logique démocratique. L'Ecolo Stéphane Hazée fulmine.
 

C'est un peu le nerf de la guerre. Le découpage des circonscriptions électorales peut avoir des conséquences cruciales sur la composition du parlement wallon, surtout dans un système proportionnel comme le nôtre. Or, suite à un arrêt de la cour constitutionnelle de 2015, le parlement régional doit revoir la carte électorale en vue des prochaines élections de 2019. En cause : les circonscriptions les moins peuplées, qui comptent moins de quatre sièges à pourvoir à l'assemblée, sont jugées incompatibles avec le principe constitutionnel d'égalité. En effet, dans ces circonscriptions, la part des voix que doivent y recueillir les petits partis pour obtenir un siège parlementaire y est sensiblement plus élevé que dans les autres.

C'est le cas des circonscriptions de Soignies, Dinant-Philippeville et Huy-Waremme (quatre sièges), mais surtout Thuin et Arlon-Bastogne-Marche (trois sièges) et, la moins peuplée, Neufchâteau-Virton (deux sièges). Selon la cour constitutionnelle, le scrutin proportionnel ne peut correctement fonctionner que si le nombre de sièges à répartir est élevé. Au contraire, lorsqu'il n'y a que quelques sièges à partager, le risque est de ne voir que les grands partis représentés. La cour engage donc le législateur wallon à corriger le tir au plus vite en redessinant les circonscriptions pour que chacune d'entre elles pourvoit au moins trois sièges.

Or, la réforme tarde à venir. Plus interpellant : il semble que les présidents des trois partis traditionnels (PS, MR, CDH) négocient celle-ci en coulisse. C'est en tout cas la désagréable impression qu'éprouve Stéphane Hazée qui a interpellé sur le sujet le ministre-président wallon, le 20 avril dernier. Dans sa question, le député Ecolo évoque une lettre conjointe adressée, en novembre dernier, par les présidents du PS, du MR et du CDH au SPF Intérieur, concernant la "détermination des circonscriptions électorales". Les "trois" demandaient une analyse juridique et organisationnelle pour le changement de structure cantonale, laquelle serait différente pour l'élection du parlement wallon par rapport à la Chambre et au parlement européen.

Une première démarche, dans tous les cas, curieuse, car Elio Di Rupo (PS), Olivier Chastel (MR) et Benoît Lutgen (CDH) n'ont aucun titre pour effectuer celle-ci. Ce serait davantage le rôle du gouvernement ou du parlement régional. Pour le député Ecolo, c'est très révélateur : "Les trois présidents de parti se considèrent comme propriétaires des institutions", dit-il. Dans sa réponse, le 20 avril, Paul Magnette (PS) a dit avoir fait savoir au trio présidentiel qu'il y avait un souhait d'Ecolo d'être associé aux réflexions sur la réforme électorale. "J'espère que ce message finira par trouver son chemin", a-t-il concédé. Il a ensuite promis de transmettre la réaction du SPF Intérieur au courrier des présidents de parti. Celle-ci est parvenue au député Vert un mois plus tard, le 19 mai. Nous la publions intégralement. Dans ses conclusions, le SPF préconise une concertation au niveau des autorités wallonnes et un travail législatif au niveau fédéral et wallon qui soit terminé au plus tard dans onze mois.

Pour Hazée, il ne s'agit pas seulement d'Ecolo. Il y a d'autres formations politiques qui peuvent légitimement revendiquer d'être mises autour de la table de négociation. Selon lui, la mainmise des présidents des trois partis "traditionnels" sur une réforme aussi essentielle que celles des circonscriptions électorales est vraiment injustifiable, surtout si l'on observe les derniers sondages... En effet, en décembre 2016, le PTB (18,4 %) dépassait largement le CDH (9,4 %). En mars dernier, le PTB (20,5 %) grattait même le PS (20,3 %), tandis que le CDH (9,9 %) se voyait doubler aussi par Ecolo (11,2 %).

 

 

Retour dessus

 

500 euros par mois pour le nouveau bureau d’André Gilles... chez Nethys

Frédéric Chardon Publié le - Mis à jour le
 

  L’ex-leader PS de la province de Liège avait besoin d’un point de chute après l’affaire Publifin

La carrière politique d’André Gilles a été balayée par la tempête Publifin. Ayant cautionné des rémunérations indues d’élus locaux au sein des désormais célèbres comités de secteur, il a dû démissionner de la présidence du conseil d’administration (CA) de la structure intercommunale qui chapeaute Nethys - la filiale privée de Publifin qui détient, entre autres, Voo. Il avait aussi renoncé à son confortable poste de chef du gouvernement provincial liégeois. André Gilles, en prime, avait été exclu du Parti socialiste.

Gilles veut un bureau

Malgré tout, il a conservé quelques mandats importants. Par exemple, il est président du CA de la Socofe (Société de financement en matière énergétique), un holding régional wallon. Or, puisqu’il a récemment perdu ses prestigieux locaux provinciaux, André Gilles se trouvait sans bureau. Il a donc demandé à la Socofe de lui fournir un point de chute.

C’est ici que ça devient amusant. Le directeur général de la Socofe, Claude Grégoire, ex-bourgmestre PS de Jalhay, a trouvé une solution : louer un bureau… à Nethys. C’est ce qui apparaît clairement dans un mail interne de la Socofe du 24 mai dernier. "Le prochain conseil d’administration étant fixé au lundi 26 juin, je souhaite vous informer dès à présent de la conclusion d’un bail de location, écrit-il aux membres du CA de la Socofe. En effet, dans les circonstances actuelles (affaire Publifin, NdlR), je ne voudrais pas que vous preniez connaissance de cette information via des sources extérieures. De quoi s’agit-il ? Ne disposant plus de bureau, notre président m’a sollicité afin de disposer d’un espace dans les locaux de Socofe. Or je ne dispose pas actuellement de bureaux disponibles et il est difficile de prévoir des extensions dans la mesure où le bâtiment va être complètement rénové et les espaces, réattribués. En conséquence, un bail de location a été conclu avec Nethys afin d’offrir un espace à M. Gilles."

 

 

Retour dessus

 

La proposition polémique du MR: "Engager des intérimaires dans la fonction publique"

Adrien de Marneffe Publié le - Mis à jour le

 Pierre-Yves Jeholet (MR) veut plus de "souplesse" dans les administrations.

L’idée pourrait bien faire bondir la majorité wallonne PS-cdH : le MR wallon veut permettre l’engagement de travailleurs intérimaires dans la fonction publique wallonne. Une proposition de résolution a déjà été déposée. Elle sera débattue ce lundi en commission, avec Christophe Lacroix (PS), ministre wallon de la Wonction publique.

"On doit pouvoir engager des intérimaires dans les communes, les intercommunales, les OIP ou encore au SPW (Service public de Wallonie), et tout autre organisme public wallon", propose Pierre-Yves Jeholet, chef de groupe MR au Parlement. "Dans le service public, on se retrouve souvent avec des excédents de travail, mais sans personnel suffisant pour le prendre en charge. Si par exemple, dans un service de trois fonctionnaires, deux personnes sont malades ou en congé maternité, on peut rapidement se trouver dans une situation compliquée." Selon le MR, l’engagement de personnel supplémentaire ne peut, selon le système actuel, répondre efficacement aux besoins ponctuels et limités dans le temps. "Pour engager quelqu’un en CDI ou en CDD, il faut passer par toute une procédure d’appel d’offres, d’analyse des candidatures, etc. Cela peut prendre un mois et demi avant qu’un candidat ne soit sélectionné. Entre-temps, souvent, le besoin est passé. On doit pouvoir faire preuve de davantage de souplesse", reprend Pierre-Yves Jeholet. "Un exemple : le service espaces verts de nos communes. Avec le beau temps actuel, et l’arrêt des recours à certains pesticides, les besoins sont plus importants. Avoir recours à des intérimaires pour une mission bien déterminée et limitée dans le temps serait donc très utile. L’apport d’effectif supplémentaire doit pouvoir se concrétiser immédiatement, pas dans plusieurs semaines." Le recours à des travailleurs intérimaires n’est actuellement pas autorisé pour un service public, en Wallonie. Mais les lignes bougent. "Le débat sur la question est en train d’avoir lieu en Flandre et au fédéral, je veux qu’il se déroule également chez nous. Pourtant, dès qu’on le met sur la table, on nous adresse systématiquement une fin de non-recevoir. En Wallonie, on préfère rester dans un débat idéologique et dogmatique de gauche : on n’en veut pas par principe !", reprend le chef de groupe MR. "Le PS préfère passer son temps à courir derrière le PTB. Et proposer la semaine de 4 jours pour les fonctionnaires, sans diminuer le salaire. Et pourquoi pas ensuite la semaine des trois jours ? C’est intenable pour des raisons économiques mais aussi pratiques."

La proposition des libéraux risque bien de diviser les partis. La gauche pourrait y voir une menace pour le statut des fonctionnaires et un risque de précarisation.

"Je veux les rassurer : on ne veut absolument pas remplacer les CDI et CDD des fonctionnaires statutaires ou contractuels par des contrats d’intérim", prévient Pierre-Yves Jeholet. "Ils viendront en complément dans des périodes où c’est nécessaire, surtout pour palier des absences, des congés. Pourquoi ne pas le faire ? Ce serait créateur d’emplois. Je suis prêt à avoir un débat politique et idéologique sur le sujet. Il ne faut pas oublier que le service public a d’abord des services à rendre à la population. Les gens payent des impôts pour cela." .

 

Retour dessus

 

Où est passé tout notre temps libre ? La réponse d'un psychologue

22/05/17 à 10:55 - Mise à jour à 12:22

Source: The Independent

En 10 ans, nous avons perdu énormément de temps libre et nous ne pouvons en vouloir qu'à nos mauvaises habitudes et aux nouvelles technologies.

Adam Alter, un psychologue de la New York University, a analysé l'évolution de notre temps libre sur une période de 10 ans. Ces 5 dernières années, il les a passées à analyser les effets de la consultation des écrans sur nos vies quotidiennes. Dans une présentation TED repérée par The Independent, il présente des graphiques divisant la journée en différentes plages horaires d'activités.

En bleu, les heures passées au travail, dans les transports en commun, à réaliser les tâches ménagères, à dormir....Les plages horaires rouges représentent le temps passé devant un écran et les zones jaunes et blanches le temps libre qui nous reste sur une journée.

En 2007, le temps passé devant un écran était encore minime, 10 ans plus tard, il prend quasiment la totalité de notre temps libre. Le psychologue soulève un problème majeur lié aux activités en ligne : elles n'ont pas de fin et peuvent se perpétuer à l'infini, au contraire de la lecture d'un magazine, d'un journal ou d'un livre. "Sur un écran, le fil d'actu ne fait que se dérouler et il n'y a pas de signal clair pour nous dire d'arrêter et de nous lancer dans une autre activité", explique Adam Alter.

Cependant, la totalité du temps passé sur des écrans n'est pas néfaste. Nous passons 9 minutes par jour sur des applications qui peuvent nous enrichir, comme des app' concernant notre santé. Mais nous consacrons aussi près d'une demi-heure (27 minutes précisément) à consulter des applications qui peuvent nous plonger dans un mal-être, tels que des fils d'actualité ou des jeux. Pour lui, consulter aussi longtemps ce genre d'app' mène à un sentiment d'isolement

Alter nous motive de ce fait à nous distancier des écrans et à faire des pauses fréquentes dans leur consultation. Il conseille pour mieux gérer notre consommation quotidienne de créer un équilibre plus sain en bloquant par exemple certains réseaux sociaux ou en nous abstenant d'utiliser certains outils. "Vous vous y habituez, vous surmonterez votre privation comme vous le feriez avec une drogue et la vie sera plus colorée, plus riche", conclut le psychologue new-yorkais.

 

 

 

Retour dessus

 

Sommet de Bruxelles : à quoi sert l’OTAN aujourd’hui ?

Quel est le rôle de l’Otan aujourd’hui ? Sa présence en Europe se justifie-t-elle encore, ?
Par Laurent Gayard.
Article paru initalement le 23 juillet 2016 et republié pour le sommet de l’Otan cette semaine.

La question devrait plutôt être : a-t-elle servi à quelque chose jusqu’à présent ? La formule est évidemment provocatrice. Il faut considérer que l’OTAN, alliance défensive durant la guerre froide, n’a mené sa première grande opération militaire que dans les années 1990 lors de la campagne de bombardement menée en Bosnie en 1995 et de l’opération Allied Force au Kosovo en 1999.

L’OTAN, ou North Atlantic Treaty Organization, NATO, est née le 4 avril 1949, suite aux négociations lancées par les cinq pays signataires du traité de Bruxelles – Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni – avec les États-Unis et le Canada. Le but premier de l’Alliance atlantique était d’assurer la sécurité du continent européen face aux velléités expansionnistes de l’URSS, selon le principe énoncé par le diplomate britannique Hastings Lionel Ismay : « garder les Russes à l’extérieur, les Américains à l’intérieur et les Allemands sous tutelle ».

Ambiguïté du rôle de l’OTAN

L’ambiguïté du rôle de l’OTAN apparaît dès sa création. Sur le plan international, elle sursoit à l’inefficacité relative de l’ONU, trop souvent paralysée par les veto soviétiques, mais elle est dénoncée également comme le résultat d’une interprétation abusive de l’article 51 de la charte des Nations-Unies : « Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée, jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. »

Sous la pression des Européens tout d’abord, l’Alliance atlantique va prendre le relais des traités de Dunkerque (1947) et de Bruxelles (1948) qui mettaient en place des mécanismes d’assistance collective mais qui sont rapidement jugés insuffisants par les partenaires européens après l’épisode du blocus de Berlin. En vertu de l’interprétation extensive de l’article 51 de la la Charte des Nations Unies, l’article 5 de la charte de l’OTAN stipule que « Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties. »

Survie de l’OTAN après la guerre froide

La fin de la guerre froide et la disparition du Pacte de Varsovie posent la question de la survie de l’OTAN compte tenu de la disparition de son adversaire principal. En participant à sa première opération militaire d’envergure au cours de la guerre du Kosovo, avec une campagne de bombardement de onze semaines, l’OTAN affirme dans les faits la réorientation de son statut. Avec la campagne d’Afghanistan en 2001 et la création d’une force de réaction rapide lors du sommet de Prague en novembre 2002, le rôle premier de l’OTAN évolue, dans le cadre de la « guerre contre la terreur » proclamée par le président George W. Bush.

Après les attentats du 11 septembre 2001, le Moyen-Orient est devenu le principal théâtre d’actions de la politique étrangère américaine. Les États-Unis, tout comme leur allié britannique, paient cependant encore aujourd’hui le prix de la mauvaise gestion du conflit irakien, guerre « clausewitzienne » qui s’est transformée en un bourbier inextricable, puis en sanctuaire de l’État islamique. Quant à l’Afghanistan, les difficultés rencontrées par l’ISAF, qui y opère depuis 2001, questionne aussi le rôle, et surtout l’efficacité de l’OTAN dans la région, tant il paraît impossible d’éliminer durablement la menace des talibans dans la région et d’y d’assurer encore longtemps la présence de l’OTAN pour un coût faramineux.

Enfin, l’évolution de la situation politique en Turquie pose à nouveau aujourd’hui la question de la pérennité des stratégies d’alliance de l’OTAN au Moyen-Orient. Tandis que les attentats du 11 septembre 2001 avaient poussé l’administration américaine à revoir sérieusement sa stratégie d’alliance avec l’Arabie saoudite et sa politique énergétique, l’évolution politique récente de la Turquie et ses liens avec l’EI donnent quelques inquiétudes en ce qui concerne l’avenir et la stabilité de l’Alliance atlantique. L’ancien Commandant Général des Forces Alliées en Europe, Sir Richard Shireff confiait le 18 juillet dernier au Daily Mail que la tentative de coup d’État pourrait compromettre gravement les relations entre la Turquie et l’OTAN tandis que John Kerry lui-même rappelait le même jour, à l’issue d’un sommet du Conseil de l’Europe que « l’OTAN avait aussi des exigences en termes de démocratie. »

Arsenal nucléaire en Turquie

Dès lors que les purges prennent de l’ampleur à l’issue du coup d’État dont on peut soupçonner qu’il soit un coup monté, il devient plus difficile de défendre le maintien de la Turquie au sein d’une organisation dont la charte proclame en préambule être fondée sur « sur les principes de la démocratie, les libertés individuelles et le règne du droit. » Ce qui se passe en Turquie à l’heure actuelle est inquiétant sur un autre plan. En tant que contributeur majeur de l’OTAN – avec les États-Unis, la France, l’Allemagne, la Belgique et l’Italie – la Turquie accueille sur son sol encore une partie de l’arsenal nucléaire défensif de l’Alliance, à savoir quelques dizaines de bombes B61. Dans le contexte actuel, la localisation d’une partie de cet arsenal otanien sur le sol turc peut susciter quelques inquiétudes. Les États-Unis ne rêvent certainement pas d’avoir un autre Pakistan sur les bras…

Reste l’Europe, théâtre d’opération traditionnel de l’OTAN et qui tend aujourd’hui à le redevenir. Après la fin de la guerre froide, la Russie espérait que la disparition du Pacte de Varsovie entraînerait logiquement celle de sa jumelle occidentale, l’OTAN. De son côté, la France, principale puissance militaire du continent avait espéré pouvoir tirer parti de cette disparition pour jouer un rôle majeur dans la re-configuration de la stratégie de défense européenne. L’histoire en a décidé autrement et l’implication de l’OTAN en ex-Yougoslavie ainsi que le ralliement de la Hongrie, de la Pologne et de la République tchèque en 1999, puis celle des États baltes en 2004, a confirmé la pérennisation de l’OTAN. Bien plus, le traité d’Amsterdam confirmait dès 1997 le lien étroit existant entre la Politique Européenne de Sécurité Commune (PESC) et l’OTAN.

La logique d’élargissement poursuivie par l’UE de la fin des années 1990 au début des années 2000 s’est même trouvée étroitement associée à celle de l’élargissement de l’OTAN, à partir du lancement en janvier 1994, du Partenariat Pour la Paix (PPP), programme otanien de coopération avec les pays de l’Est, en dépit des promesses faites quelques années plus tôt à Mikhaïl Gorbatchev et aux Russes. Dans ces conditions, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN était une manière un peu fataliste de reconnaître que l’Union Européenne refusait une fois de plus d’assumer pleinement sa propre sécurité et que la France devait donc réintégrer l’Alliance atlantiste pour mieux y peser. La décision de Nicolas Sarkozy de voir la France réintégrer le commandement intégré de l’OTAN, annoncée le 3 avril 2008, ne faisait d’ailleurs que poursuivre une politique déjà initiée par Jacques Chirac durant son dernier mandat.

À la fin des années 1990, la décision de continuer à faire de l’OTAN un pivot militaire et stratégique s’apparentait donc pour les États-Unis à un choix plus pragmatique que politique : autant conserver l’usufruit d’une alliance militaire qui avait fait la preuve de son endurance et pousser son avantage en Europe le plus loin possible face à une Russie affaiblie. Comme le résumait Judah Grunstein dans la World Politic Review en 2010, la survie de l’OTAN a eu moins à voir avec le fait que son existence soit pertinente plutôt qu’avec le fait qu’elle soit nécessaire.

Aujourd’hui, le renforcement impressionnant des moyens militaires de l’OTAN en Europe, qui a porté en 2016 les effectifs de sa force de réaction rapide de 13 000 à 40 000 hommes dans les pays de l’Est, et déploie des régiments blindés en Pologne pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, semble donner raison à Grunstein. On pourrait cependant opposer au volontarisme actuel de Washington – qui ne date d’ailleurs  pas d’hier si l’on se rappelle la crise toujours ouverte du bouclier antimissile – l’exemple de la crise géorgienne montrant que, quelles que soient les concentrations de force opérées, l’OTAN est condamnée en Europe à jouer les chiens de garde dans une situation de statu quo que la célèbre formule de Raymond Aron résume toujours aussi bien : « Paix impossible, guerre improbable ».

En 1992, la Géorgie avait adhéré au Conseil de coopération nord-atlantique, puis au PPP en 1994. Alors que l’adhésion de l’ex-république soviétique à l’OTAN semblait pouvoir devenir une réalité, la guerre éclair entre la Russie et le petit pays du Caucase a remis brutalement les pendules à l’heure et donné quelques frayeurs aux dirigeants occidentaux. Que se serait-il passé en effet si la Géorgie avait effectivement été membre de l’Alliance au moment de la guerre ? L’Ossétie du sud valait-elle que l’on déclenche une guerre avec la Russie ? Aujourd’hui encore, les demandes répétées de Tbilissi pour intégrer l’OTAN mettent les responsables de l’OTAN et les États-Unis davantage dans l’embarras plutôt qu’elles ne les ravissent. On se contente de répéter à la Géorgie que son cas mérite d’être examiné… plus tard.

En Europe de l’Est et dans les États baltes, si les États-Unis ont poussé leur avantage de 1990 à 2000, les Russes ont poussé le leur ces trois dernières années face à des diplomaties européenne et américaine hésitantes. La présence renforcée de l’OTAN aux marges de l’ancien empire soviétique a peut-être un effet psychologique rassurant pour les Européens – notamment ceux de l’Est – mais l’organisation pourrait bien se voir condamnée à rejouer à nouveau la partition qu’elle a joué durant quarante ans face au rideau de fer. La vraie question n’est peut-être donc pas de savoir si l’OTAN sert aujourd’hui à quelque chose, ce qui est vraisemblablement le cas d’un certain point de vue, mais plutôt de se demander combien de temps les États-Unis et les principaux contributeurs de l’Organisation atlantique vont accepter de mettre la main à la poche dans le seul but d’éviter à l’Europe, qu’elle soit fédérale ou celle des nations, d’avoir à affirmer et assumer elle-même sa crédibilité en termes de défense. Cette réalité, ainsi que l’épineuse question turque, amèneront peut-être la vieille Alliance atlantique à reconsidérer sa stratégie dans les années qui viennent.

 

 

Retour dessus

 

L’impact du Brexit : les retombées économiques


 
L’enjeu économique derrière le Brexit, quelque peu voilé par le symbole politique, et d’une complexité significative altérant la bonne négociation de la sortie britannique.
L’article 50 du traité de l’Union européenne entend que « Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. ».

Le 23 Juin 2016, sous l’influence d’un contexte global où la souveraineté nationale ne cesse de gagner des sympathisants, le Premier ministre anglais David Cameron soumet au peuple du Royaume-Uni un vote par référendum sondant sa volonté de quitter l’Union Européenne : 51,9% des votes y sont favorables et le processus de sortie de l’Union européenne s’enclenche alors.

Ce scénario était redouté par l’ensemble des membres de l’Union européenne, tant pour l’impact symbolique qu’implique l’abandon du troisième PIB de cette union, mais essentiellement pour les retombées économiques et le climat d’incertitude auxquels cette sortie risque d’aboutir au sein d’une Europe en crise d’identité qui se désire plus que jamais soudée.

Les dirigeant européens entre eux

Les dirigeants européens sont aujourd’hui les uns face aux autres. Theresa May, Première ministre britannique aux traits politiquement conservateurs, consciente des enjeux économiques d’un Brexit, souhaite une sortie économique la plus inobservable empiriquement, à savoir sans impacts réels négatifs sur son économie.

Néanmoins, les avantages économiques sous-jacents à l’appartenance à l’Union européenne – dont profitait jusqu’alors le Royaume-Uni sous un régime spécial similaire à la Suisse – sont soumis à des conditions.

Ces conditions sont circonscrites par des réglementations claires, telles que des directives sur le monde financier (Markets in Financial Instruments Directive pour exemple) sous la supervision d’autorités telles que l’ESMA (European Securities and Market Authority), des directives liées aux flux d’actifs au sein même de l’Union telles que les UCITS (Undertakings for Collective Investments in Transferable Securities) permettant, via le “passporting”, d’harmoniser les marchés européens grâce à un échange d’informations plus transparent rendant la gestion d’actifs beaucoup plus aisée, pour les fonds d’investissement notamment.

Enfin, des réglementations à caractère éthique et économique telles que la libre circulation des travailleurs et des marchandises certifiées par l’article 45 du Traité de Lisbonne, ayant un ascendant économique certain, seront autant d’avantages certainement perdus par le gouvernement britannique conservateur et pour lesquels l’adhésion à l’Union à travers ses quatre principes fondamentaux n’est pas optionnelle.

Nous comprenons donc tout l’enjeu économique derrière ce Brexit, quelque peu voilé par le symbole politique, et d’une complexité significative altérant la bonne négociation de la sortie britannique.

Inflation

Le lien puissant entre les marchés financiers et le monde réel n’a su retarder la chute du taux de change Livre Sterling-Euros (prix d’une £ en €) puisque dès le jour des résultats du référendum le 23 Juin 2016, la valeur de la monnaie britannique s’est dépréciée passant alors de 1,31€ pour une £, à environ 1,11€ pour une £ moins de quatre mois plus tard1, soit une chute de 15,2% en valeur2.

Une telle « faiblesse » de la monnaie n’a su être observée depuis une trentaine d’années. De manière « économiquement empirique », cette dépréciation de la monnaie face à l’euro implique une baisse de la valeur des actifs détenus auprès de l’Union Européenne par le Royaume-Uni et un « gonflement » de son passif vis-à-vis des membres de l’Union Européenne.

Bien que la particularité des exportations britanniques soit leur faible sensibilité aux prix, une baisse de la valeur de la Livre Sterling rend le Royaume-Uni plus compétitif à l’export lui permettant davantage d’établir un pricing-to-market (ou tarification de marché3) sur ses produits d’exportations améliorant le solde commercial4, et il convient de rappeler une nouvelle fois que la moitié des exportations britanniques sont destinées à l’Europe5.

Balance commerciale déficitaire

Mais le Royaume-Uni ayant une balance commerciale déficitaire depuis les années 19806, c’est plutôt un renchérissement du prix des importations de l’étranger au-delà du gain de compétitivité sur les exportations qu’il faut attendre, laissant apparaître l’ombre d’une des conséquences les plus redoutées de la dévaluation : l’inflation (la hausse du niveau général des prix). Son impact sur l’économie réelle et sur la consommation est fort. La baisse de la valeur de la Livre Sterling implique donc une baisse de la valeur du pouvoir d’achat des britanniques ralentissant globalement la consommation et l’ensemble de la chaîne macroéconomique.

Ce conglomérat de facteurs altère la psychologie des investisseurs rendant le climat des affaires britanniques à priori moins favorable, aboutissant peut être à une baisse de la croissance.

Des conséquences sur les flux de capitaux

Le Brexit s’accompagne évidemment d’une dissociation du point de vue des investisseurs, nettement renforcée cette fois entre le Royaume-Uni et l’Europe, mais qui paradoxalement renforce l’incertitude sur les choix d’investissements. Nous analyserons ici, à partir de faits empiriques, les conséquences que cela peut engendrer dans le cas d’une sortie définitive.

Comme le montre le graphique suivant, l’Europe constitue environ 30% des investissements du Royaume-Uni dans le monde. Il s’agirait même de 40% d’après l’Office National des Statistiques (ONS).

Dans le sens inverse, les entrées de capitaux sur le sol britannique seraient issues à environ 50% de l’Union Européenne d’après l’ONS. Par ces valeurs, nous comprenons donc l’envergure sous-jacente du problème.

Le Royaume Uni dépendant de l’étranger

Comme nous l’avons évoqué précédemment, le Royaume-Uni a un solde commercial déficitaire ce qui la rend dépendante de financements venant de l’étranger qui contribuent à sa production nationale.

L’incertitude créée auprès des investisseurs est dû à l’instabilité politico-économique à court terme, la complexité des négociations, et également au fait que l’appartenance au Marché Unique est un gage de qualité pour un investisseur et une assurance de sa contrepartie.

En effet, la possibilité d’accès au marché européen à travers l’un de ses membres est un atout essentiel pour l’investissement étranger. Le Marché Unique permet un flux de capitaux assez libre, contribuant au développement des investissements réalisés en son sein. Investir au sein du Marché Unique permet également de lever les barrières douanières envers les investisseurs.

Climat de confiance pour les investisseurs au Royaume Uni

De même, le Royaume-Uni véhicule un climat de confiance pour les investisseurs. L’ascendant libéral y est fort, ce qui rassure la gestion des investissements, et donc les investissements directs de l’étranger.

En outre, une sortie de l’UE peut être néfaste pour le Royaume-Uni puisqu’une fois la libre circulation des travailleurs entravée, la réputation de souplesse du marché du travail britannique serait écornée et pourrait ralentir la volonté d’investissement vers un pays véhiculant les préludes d’une croissance en diminution : une crainte des investisseurs engendrera une baisse des investissements, ralentissant alors l’investissement productif et donc la production.

Justement, cette incertitude est particulièrement représentée aujourd’hui dans le milieu bancaire, et plus généralement dans le monde financier, qui en fonction des prochains temps politiques (présidentielles en France, finalité des négociations, …) tendrait à se déplacer vers Paris, Amsterdam ou encore Francfort : il s’agirait d’une immense perte pour le Royaume-Uni, fief de la finance européenne et mondiale.

Toutefois, l’ESMA7 a aujourd’hui besoin de plus de temps pour récolter des informations afin d’établir un diagnostic post-Brexit, mais les réglementations européennes comme MiFiD 2 (Markets in Financial Instruments Directive) sont en constant mouvement, essayant d’anticiper au mieux les changements dans la gestion des transactions financières.

 

 

Retour dessus

 

 

 

Retour dessus

 

Transition énergétique : ce que dit l’Académie des sciences

L’Académie des sciences se montre très critique vis à vis de l’actuelle loi de transition énergétique en France.
Dans sa communication du 19 avril 2017, l’Académie des sciences dresse un état critique de l’actuelle loi de transition énergétique en France. Voici ce qu’elle en dit.

Les programmes en matière de politique énergétique devraient mieux tenir compte des contraintes physiques, technologiques et économiques de chaque pays.

Dans l’état actuel du débat, nos concitoyens pourraient être conduits à penser qu’il serait possible de développer massivement les énergies renouvelables comme moyen de décarbonation du système en le débarrassant à la fois des énergies fossiles et du nucléaire.

Le recours aux énergies renouvelables est a priori attrayant, mais il ne faut pas oublier les réalités. L’électricité ne représente que 25 % de la consommation d’énergie de la France. Il faut donc bien distinguer le mix énergétique (qui concerne l’ensemble de nos activités) du mix électrique.

La puissance disponible issue de l’ensemble des éoliennes réparties en France tombe souvent à 5 % de la puissance affichée. Cette variabilité des énergies renouvelables éoliennes et surtout solaires nécessite la mise en œuvre d’énergies alternatives pour pallier cette intermittence et compenser la chute de production résultant de l’absence de vent ou de soleil. Les échanges d’énergie en Europe ne pallient pas ce problème, car les nuits sont partout longues à la même période, et les absences de vent souvent simultanées.

Une solution à cette intermittence pourrait être le stockage massif de l’électricité dans les périodes excédentaires pour la rendre disponible aux moments où elle est nécessaire. Mais les capacités de stockage hydroélectrique, en France, sont presque saturées et, à l’heure actuelle, il est impossible de stocker les 10 TWh (1TWh = 1 milliard de kWh) que la France consomme en moyenne chaque semaine.

Pour stocker seulement deux jours de cette consommation, avec une technologie performante lithium-ion, il faudrait 12 millions de tonnes de batteries utilisant 360 000 tonnes de lithium, sachant qu’environ 40 000 tonnes de ce métal sont extraites chaque année !

D’autres solutions sont envisagées, comme le stockage chimique à travers l’électrolyse de l’eau qui produit de l’hydrogène. Mais ces solutions sont trop chères, leur rendement est faible et leur maturité technologique réduite. Des solutions industriellement viables à l’échelle du pays ne sont pas envisageables à un horizon prévisible.

Afin de minimiser le risque de black-out à l’échelle de notre pays, voire de l’Europe, il est important d’anticiper les problèmes de stabilité de réseau qui pourraient résulter de variations soudaines des niveaux de vent ou d’ensoleillement.

Une production d’électricité qui garantit la consommation du pays nécessite la disponibilité des énergies « à la demande » auxquelles on peut faire appel en permanence.

Le cas de l’Allemagne est exemplaire. En 2011 l’Allemagne décide de sortir du nucléaire, dont la contribution à la production électrique n’était que de 22 % en 2010, sortie qui en conséquence ne représente pas les mêmes défis qu’une sortie du nucléaire en France (où le nucléaire représente 75% de la production nationale). Six ans plus tard, la part du nucléaire est de 13 %, celle des renouvelables de 30 %.  Mais la part des combustibles fossiles reste de 55 %. La croissance de l’offre intermittente d’électricité produite par les renouvelables a nécessité l’ouverture de nouvelles capacités de production thermiques à charbon et un développement de l’exploitation du lignite. De sorte que l’Allemagne continue à être l’un des pays européens les plus gros émetteurs de CO2 pour un prix de l’électricité le plus élevé. On ne peut pas parler d’un succès.

La France est, parmi les pays développés, l’un des plus faibles émetteurs de gaz à effet de serre par habitant (environ deux fois moins qu’en Allemagne, trois fois moins qu’aux États-Unis). C’est l’un des plus avancés dans la production d’électricité décarbonée. L’Allemagne émet 6,2 fois plus de CO2 par kilowattheure produit1 que la France. Cette sobriété relative en CO2 est le résultat de la solution actuellement dominante en France, l’énergie nucléaire, qui fournit 75 % de notre électricité.  L’énergie nucléaire est objectivement le moyen le plus efficace pour réduire la part des énergies fossiles dans la production d’énergie électrique.

Il y a une véritable contradiction à vouloir diminuer les émissions de gaz à effet de serre tout en réduisant à marche forcée la part du nucléaire.

La part totale des énergies renouvelables dans le mix électrique ne pourra pas aller très au-delà de 30-40 % sans conduire à un coût exorbitant de l’électricité et des émissions croissantes de gaz à effet de serre et à la mise en question de la sécurité de la fourniture générale de l’électricité.

Le problème des 75 % d’énergie non électrique consommés par les transports, l’habitat, l’industrie est autrement redoutable. Ces secteurs resteront pour plusieurs décennies encore quasiment hors d’atteinte des renouvelables. Notre électricité décarbonée permettrait d’ores et déjà à la France de transférer vers l’électricité certaines des activités utilisant des combustibles fossiles, pour le plus grand bien de sa balance commerciale et de la baisse de ses émissions.

Les citoyens doivent aussi être plus exigeants et demander à leurs élus de travailler à des scénarios réalistes et cohérents qui évitent les idées reçues. Ces scénarios doivent indiquer une trajectoire raisonnable vers une solution énergétique où l’énergie nucléaire aura sa place dans les prochaines décennies pour maintenir une électricité décarbonée.

Il serait judicieux de porter l’effort sur les économies d’énergie dans le bâtiment, le transport, l’industrie sources de compétitivité, d’innovations et d’emplois.

Cette communication de l’Académie des sciences n’a pas été reprise par les grands médias qui préfèrent se délecter des annonces tonitruantes fondées sur l’exploitation émotionnelles des peurs du nucléaire provenant de Greenpeace et d’autres associations « indépendantes ».

 

 
  1. La France produit 540 TWh d’électricité avec des émissions de 46 Mt CO2/an, alors que l’Allemagne produit 631 TWh d’électricité en émettant 334 Mt CO2/an. 

 

 

Quelles économies d’énergie dans le futur ?

Par Guillaume Nicoulaud.
KIC 8462852, aussi connue sous le nom d’étoile de Boyajian, fait encore des siennes.

Les étranges fluctuations lumineuses de cet astre de la constellation du Cygne n’en finissent plus de plonger les astronomes dans des abîmes de perplexité. Personne, à ce jour, n’a été capable de les expliquer, à tel point que, faute d’explication naturelle, nombreux sont ceux qui se demandent si nous n’aurions pas découvert une sphère de Dyson.

Une sphère de Dyson, si tant est qu’une telle chose existe, c’est une gigantesque structure construite par une civilisation très avancée autour d’une étoile pour en capter l’énergie. L’hypothèse, formulée par le physicien et mathématicien Freeman Dyson en 1960, repose sur la même intuition que l’échelle de Kardachev : une civilisation très avancée1 consomme nécessairement des quantités gigantesques d’énergie et, pourvu qu’on en soit matériellement capable, exploiter celle qui est émise par une étoile semble être une bonne idée.

Notre consommation d’énergie a augmenté au cours des derniers siècles

De fait, si vous considérez les derniers siècles de notre histoire — depuis la révolution industrielle — notre consommation d’énergie a effectivement augmenté de façon spectaculaire : non seulement la population Homo sapiens a explosé mais la consommation d’énergie par Homo sapiens a également progressé aussi régulièrement que significativement. Rien qu’entre 1965 et 20152, la population humaine a progressé de 1.6% par an et notre consommation énergétique moyenne a augmenté de 0.94% par an : soit une hausse annuelle de notre consommation globale de l’ordre de 2.55% sur les quarante dernières années.

Au premier abord, on est donc tenté de suivre Kardachev et Dyson dans la mesure où la tendance qu’ils identifiaient dans les années 1960 semble bien se poursuivre : notre développement technologique implique une consommation d’énergie toujours plus importante. Alors que nous ne sommes désormais plus très loin de mériter d’être considérés comme une civilisation de type I — capable d’utiliser toute la puissance disponible sur Terre3 — nous serions condamnés à poursuivre cette fuite en avant sauf, bien sûr, si nous mettons un terme à notre développement.

Mais toute la question est de savoir si les tendances que nous avons observé jusqu’ici vont nécessairement se poursuivre. Après tout, nous parlons d’une période de deux ou trois siècles ; période infime à l’échelle de notre histoire que nos descendants, dans quelques siècles, considèreront vraisemblablement avec une certaine condescendance comme une sorte d’âge de pierre. En d’autres termes, l’idée selon laquelle une civilisation avancée consomme nécessairement énormément d’énergie n’est-elle pas plus le fruit de notre expérience récente qu’une véritable règle intangible du développement civilisationnel ?

Notre consommation d’énergie baisse depuis 2005

En fouillant un peu dans les données disponibles, j’ai comparé la consommation d’énergie par individu dans le monde entier (en noir), celle des pays développés (ici l’OCDE, en bleue) et celle des pays relativement moins développés (i.e. hors OCDE, en rouge). Voici à quoi ça ressemble :


 

Évidemment, ceux d’entre nous qui vivent dans des pays de l’OCDE consomment en moyenne près de quatre fois plus d’énergie que les autres, mais considérez la tendance depuis — en gros — les années 2000 : après un plateau, à l’échelle mondiale, de près de 20 ans durant lesquels notre consommation individuelle n’a pratiquement pas évolué, toute la hausse observée depuis le début des années 2000 est intégralement imputable aux pays hors OCDE.

Dans l’OCDE, c’est-à-dire dans les pays les plus technologiquement développés de la planète, la tendance des dix dernières années est exactement inverse : la consommation d’énergie moyenne par Homo sapiens décline depuis 2005.

Mieux encore : la plupart de ses pays ayant largement entamé leur transition démographique4, nous avons là une décennie entière durant laquelle la consommation d’énergie globale des pays de l’OCDE a baissé. De 2005 à 2015, la consommation énergétique globale augmente de 1.85% en rythme annuel (contre 2.73% de 1965 à 2005) mais dans les pays de l’OCDE, elle régresse de 0.30% par an (contre une croissance annuelle de 1.93% de 1965 à 2005).

Bien sûr, ces données peuvent ne rien signifier du tout. Mais si vous considérez l’histoire récente, il est évident que nous avons réalisé de considérables progrès en matière d’économie d’énergie. Nos voitures modernes, nos habitations et nos appareils électroménagers — pour ne prendre que quelques exemples — consomment infiniment moins que ceux de nos parents. Nous sommes désormais près, parce que c’est économiquement rationnel et parce qu’elles sont disponibles, à investir dans des technologies économes.

Vers un déclin de la consommation énergétique ?

Je peux bien sûr me tromper mais si je devais faire un pari de long terme aujourd’hui, je miserais volontiers sur une stabilisation puis un déclin de notre consommation d’énergie. Deux forces sont à l’œuvre.

D’une part, les pays que nous considérons aujourd’hui comme en voie de développement vont, eux aussi, connaitre leur transition démographique. Les projections de population à long terme que nous voyons souvent circuler sont de simples extrapolations de tendances passées qui ne tiennent pas compte de ce phénomène pourtant largement documenté.

Il n’est même pas impossible que la population humaine finisse, à terme, par régresser d’elle-même. Dans la plupart des pays développés, nous sommes déjà en deçà du seuil de renouvellement d’une population (2.05 enfants par femme) et tout porte à croire que le reste de l’humanité suivra tôt ou tard le même chemin.

D’autre part, il est économiquement plus rentable et rationnel d’économiser nos ressources énergétiques que de chercher à en développer de nouvelles. Pour reprendre l’image (extrême) d’une sphère de Dyson, il faut imaginer les prouesses technologiques et scientifiques qu’une telle entreprise implique : n’est-il pas infiniment plus simple, moins coûteux et moins risqué de développer des véhicules, des habitations et des appareils électroménagers moins gourmands. Très intuitivement, la réponse me semble sans appel : oui, bien sûr.

Et ce, d’autant plus que les gisements d’économies sont absolument immenses. On pense bien sûr à de meilleures isolations de nos maisons ou à des ailes qui optimisent la consommation des avions mais ce ne sont là que des gouttes d’eau.

Considérez, par exemple, les économies qu’implique le simple fait d’envoyer un e-mail plutôt qu’une lettre de papier. Comparez la consommation énergétique de votre smartphone avec celle des multiples appareils — téléphone, appareil photo, PDA, walkman, dictaphone, carte papier… — qu’il a remplacé. Combien nous pourrions économiser encore en mutualisant la préparation de nos repas5 ou le nettoyage de notre linge ?

Je ne sais pas quelle surprise nous réserve KIC 8462852 mais je suis prêt à parier que ce n’est pas une sphère de Dyson : si une civilisation très avancée nous observe de quelque part dans l’univers, nous lui donnons probablement l’impression d’un extraordinaire gaspillage énergétique.

La première loi de l’économie c’est la rareté, et il n’existe aucune raison de penser qu’elle soit différente ailleurs dans l’univers. Notre futur ne réside sans doute pas dans le choix de telle ou telle énergie mais plutôt dans la myriade de stratégies que nous mettrons en œuvre pour les économiser toutes.

 

 

Retour dessus

 

Diriger sous pression

Pour garder ses équipes énergiques, motivées et volontaires dans l’adversité, le mieux est d’adopter un comportement adapté à la crise, calme et serein, mais méthodique.
Les entreprises aussi traversent des périodes de gros temps. La capacité de leurs dirigeants à conduire leurs troupes face à l’adversité est alors déterminante et joue un rôle irremplaçable dans leur succès à long terme. Ceux qui arrivent à travailler sereinement sous une forte pression partagent quelques qualités utiles, comme de résoudre positivement les conflits au quotidien ou relever les défis avec détermination, sans perdre leur bonne humeur.

Ces leaders et leurs équipes, lorsqu’ils ressentent une forte pression, savent en prendre conscience suffisamment tôt pour adapter alors leurs réactions de façon appropriée.

C’est d’autant plus important que les causes de la pression ambiante peuvent être internes ou externes, résulter d’un incident opérationnel ou d’une montée en puissance inattendue du carnet de commandes. Les mauvais comme les bons problèmes.

Importance du leader

Le rôle du leader est alors d’une importance capitale. Il peut, soit réagir négativement et laisser l’urgence lui dicter de mauvaises décisions, soit rester positif, quoi qu’il arrive, afin de dominer son sujet, tout en refusant fermement la pression.

Pour garder ses équipes énergiques, motivées et volontaires dans l’adversité, le mieux est d’adopter un comportement adapté à la crise, calme et serein, mais méthodique. Pendant toute la durée du phénomène, prenez-vous 10 minutes ou ¼ d’heure chaque matin, en attaquant votre journée de travail, pour analyser objectivement la situation et distinguer les vraies priorités.

Une fois celles-ci identifiées, divisez-les en objectifs les plus élémentaires possibles — le fameux discours de la méthode de Descartes —, ceux aussi qui peuvent être atteints le plus rapidement, afin de maintenir haut le moral de vos équipes à qui vous serez en mesure d’annoncer régulièrement de petites victoires.

Maintenir le cap

Si vous constatez que la résolution de la crise est plus longue que ce que vous avez imaginé au départ, n’hésitez pas à refondre certains des objectifs afin de les rendre plus facilement atteignables. Il faut maintenir le cap et c’est en gardant les équipes sous pression, mais dans le calme, que vous finirez par y arriver.

Vous-même, si vous commencez à douter parce que les problèmes ne se résolvent pas aussi vite que vous l’aviez prévu, ne montrez jamais votre désarroi à vos équipes. Elles ont l’œil rivé sur vous et vous font toute confiance. Laissez entrevoir vos incertitudes et la panique gagnera tout le monde ! Alors, si vous vous sentez trop seul, prenez un coach pour vous aider à surmonter vos interrogations, quelqu’un de compétent à qui vous pourrez exposer la situation, qui vous écoutera attentivement et vous posera les bonnes questions pour alimenter votre raisonnement, mais jamais ne laissez entrevoir votre doute à vos proches collaborateurs.

Toujours réfléchir

Recommencez chaque jour votre réflexion. Si la solution envisagée aboutit à une impasse, pivotez avec souplesse vers un autre choix, mais toujours en faisant face, en vous montrant serein, en vous présentant à vos troupes dans une attitude calme et déterminée.

Ce n’est pas toujours facile mais il y a, lorsqu’on a traversé ensemble des épreuves, un vrai bénéfice pour tout le monde. Ceux qui ont fait partie des équipes qui y étaient plongées en sortent plus forts, plus solidaires, avec un sentiment d’appartenance renforcée. Comme après Austerlitz autrefois, ils diront souvent fièrement par la suite : « J’en étais » !

 

 

 

Retour dessus

 

Publifin: le sort de Stéphane Moreau entre les mains du MR liégeois

Stéphane Tassin Publié le - Mis à jour le


 
Un éclairage réalisé par nos confrères de La Libre Belgique.

Si la commission d’enquête Publifin/Nethys reprend ses droits ce jeudi (voir ci-contre), les péripéties du conseil d’administration de Publifin se révèlent peut-être plus intéressantes à suivre. En effet, il y a deux semaines, ce même conseil avait vu le PS et le MR renoncer à mettre en branle le mécanisme permettant à court terme de renouveler le conseil d’administration de Nethys et débarquer les membres du comité de direction qui posent problème. Depuis lors, les mêmes partis, par la voix de leurs députés, membres de la commission d’enquête (Crucke pour le MR, Zrihen et Prévot pour le PS), ont insisté au côté de leurs collègues CDH (Fourny) et Ecolo (Hazée), pour que Stéphane Moreau (CEO de Nethys) soit bel et bien démis de ses fonctions.

Les socialistes et libéraux liégeois vont-ils continuer à protéger le toujours bourgmestre d’Ans où vont-ils se ranger à l’avis de leurs collègues commissaires ? Ils en avaient en tout cas l’occasion, lundi sur le coup de 17 h, puisque le conseil d’administration de Publifin se réunissait à nouveau. Selon Marc Hody, l’administrateur Ecolo, "Certains signaux informels me précisent que le MR devrait suivre." Avec les voix libérales, CDH et Ecolo, la décision pouvait être prise sans l’aval du PS. Rappelons que le CA de Publifin doit convoquer l’AG de Finanpart pour qu’elle renouvelle son CA. Ce dernier devra ensuite en faire de même avec Nethys.

Mais d’autres questions étaient également à l’ordre du jour. Marc Hody comptait bien aborder les recommandations (du rapport intermédiaire) de la commission d’enquête et proposer leur mise en route rapide. "Comme le remboursement volontaire des montants trop perçus par les membres des comités de secteur, la structure et le fonctionnement du groupe ou encore le retour de Resa au sein de Publifin", explique-t-il.

Comment Nethys a-t-elle désigné ses avocats ?

Enfin, l’administrateur Ecolo comptait bien interroger le président du conseil d’administration, Paul-Emile Mottard (PS) sur la procédure entamée par Nethys à l’encontre de cinq députés wallons et membres de la commission d’enquête - lesquels sont convoqués par la justice namuroise, le 23 mai prochain . "A-t-il été informé de cette procédure ? Est-il d’accord avec cette procédure ? Comment les avocats ont-ils été désignés ?" Si Marc Hody ne conteste en rien le droit des dirigeants de Nethys à saisir la justice, il considère, par contre, que le faire, en faisant payer les frais par la société à capitaux publics, est choquant.


 

 

Commission d’enquête Publifin: le retour des auditions


 

Bureau. Sur proposition du bureau, la commission d’enquête Publifin/Nethys a décidé de procéder à de nouvelles auditions. Trois dates ont ainsi pu être déterminées.

Le 18 mai. Les auditions débuteront à 8 heures pour se terminer à midi. Il s’agira, ce jour-là, d’entendre le chef comptable de Nethys, M. Spirlet et le directeur juridique, M. Bernard. Les questions porteront sur les rémunérations au sein des comités de secteur.

Le 1er juin. Les auditions débuteront à 8 heures pour se clôturer à midi. Les commissaires entendront un ou des représentants de la Cwape (le régulateur gaz-électricité). Des questions écrites ont été envoyées à l’organisme. En fonction des réponses à apporter, la Cwape déterminera qui viendra répondre aux députés.

Le 8 juin. La commission se réunira l’après-midi et entendra l’actuelle directrice de la DGO5 - ou l’ancienne, à savoir Sylvie Marique en poste à l’époque et actuellement secrétaire générale de l’administration wallonne. Le bourgmestre de Fourons Huub Broers sera également entendu. S.Ta.

Stéphane Tassin
 

 

 

Retour dessus

 

Accès des commerçants et indépendants à nos recyparcs dès le 16 mai 2017

 
 

Conformément à la Déclaration de politique régionale ainsi qu'aux mesures déterminées par l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 9 juin 2016, il était prévu que l'ensemble du réseau de recyparcs wallons s'ouvre plus largement, dès le 1 cr janvier 2017, aux déchets issus d'activités professionnelles.


Cette démarche traduit la volonté du Gouvernement Wallon de proposer une solution. aisée et de proximité aux personnes morales disposan􀀒 de petites quantités de déchets à évacuer. Sont notamment concernées les fractions de déchets non dangereux, similaires à ceux des ménages, visées par l'obligation de tri instaurée par l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 5 mars 2015 et_détenues par les personnes physiques et morales dont l'activité professionnelle génère des déchets.


Dans ce contexte, les intercommunales wallonnes de gestion des déchets ont dès lors, de commun accord au sein de la COPIDEC, examiné et défini les modalités pratiques de mise en œuvre de cette mesure.

En ce qui concerne plus spécifiquement INTRADEL, ces nouvelles dispositions seront d'application. à partir de ce mardi 16 mai 2017 prochain, et ce dans quinze de nos recyparcs :
Amay - Flémalle 2 - Hannut - Herve - Herstal  - Huy - Juprelle - Angleur - Glain - Lontzen - Ouffet - Nandrin - Theux Trooz - Waremme

La souscription des packs se fait via un formulaire sur le site internet
http://www.intradel.be. Ce formulaire permet de sélectionner le type de pack et de rentrer les coordonnés complètes du client (n° d'entreprise indispensable !).
Le formulaire se clôture via une invitation à payer mentionnant le montant et le pack choisi.· Après réception du paiement, une carte d'accès est envoyée par courrier.

 

 

 

Retour dessus

 

Foyer : la (lourde) charge psychologique des femmes

24/04/17 à 10:43 - Mise à jour à 10:43

Source: Le Vif

S'occuper des tâches ménagères, prendre de soin des enfants, mais aussi organiser, planifier et gérer le foyer. Si les hommes prennent de plus en plus part aux tâches domestiques, la " charge mentale " incombe toujours majoritairement aux femmes.

Quand il s'agit des tâches ménagères et des soins aux enfants, les couples tendent à s'équilibrer depuis quelques décennies. En effet, en 2010 les femmes consacraient 183 minutes par jour aux tâches domestiques, les hommes 105. Il y a 30 ans, cet écart de 78 minutes s'élevait à 138 minutes, selon les chiffres de l'Insee rapportés par La Croix.

En plus des tâches ménagères et des soins aux enfants, les spécialistes ont décelé un troisième pilier de tâches quotidiennes : la charge mentale.

Il s'agit de "ce travail de gestion, d'organisation et de planification, qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence", commente la chercheuse canadienne Nicole Brais. Et cette tâche incombe le plus souvent aux femmes.

 

Il s'agit d'une charge difficilement quantifiable, mais qui peut néanmoins avoir des conséquences sur la personne sur qui elle pèse. "Même quand je suis au travail, je pense à ma fille : ai-je bien fait telle recommandation à la nounou ? Y a-t-il encore assez de yaourts pour ce soir ? Que va-t-on faire ce week-end ? illustre Françoise dans les colonnes de La Croix. Ce sont des pensées assez prenantes, voire envahissantes, car elles impliquent une forme de vigilance permanente."

De nombreuses femmes témoignent souffrir de cette charge qui procure beaucoup de stress, mais en dégagent également une certaine fierté. "La charge mentale du foyer est un enjeu de pouvoir au sein du couple, relève ainsi Christine Castelain-Meunier, sociologue au CNRS.

Pour équilibrer davantage les couples, les femmes devraient donc apprendre à déléguer, également, l'organisation du foyer à leur compagnon. Mais pour cela, les hommes doivent aussi accepter de prendre leur part de responsabilité.

"Un modèle est construit à deux, en fonction, certes, de la place que la mère laisse au père, mais aussi en fonction de la place que demande le père, remarquait la sociologue Michèle Ferrand dans une interview, en 2004, à la revue Mouvement. Certains prétendront que les femmes préfèrent s'occuper de la famille ; je ne le crois pas. C'est toujours une charge. Si les femmes sont épaulées par un père présent, elles s'en libèrent."    

 

 

 

Retour dessus

 
 

5 000 euros par mois pour Javaux,

 

ce n’est pas assez pour Zakia Khattabi

 

Li. B. Publié le mercredi 10 mai 2017 à 10h23 - Mis à jour le mercredi 10 mai 2017

 

 à 10h56

 

Jean-Michel Javaux, c’est le cumulard qui gêne aux entournures à Ecolo. 

En 2015, il avait huit mandats, dont cinq rémunérés. Parmi eux : bourgmestre d’Amay et président de Meusinvest. "Nous souhaitons un décumul complet. C’est-à-dire un homme/une femme, un mandat", scandait la coprésidente d’Ecolo, Zakia Khattabi, mardi, sur La Première. 

Javaux va donc devoir choisir ? "Non… Bourgmestre d’une petite commune telle qu’Amay ne permet pas d’avoir un temps plein et ne permet pas d’avoir un salaire tel que celui qu’on peut avoir quand on a un temps plein." 

Ah bon !? Selon le site de l’Union des villes et communes de Wallonie que la Libre Belgique a pu consulter, le maïeur d’Amay (14 000 habitants) perçoit un revenu de 60 000 euros brut par an, hors avantages en nature. Soit 5 000 euros par mois. 

Insuffisant, vraiment ?

 

 

Retour dessus

 

 

Retour dessus

 

Faux mayeurs empêchés; la chasse est ouverte

05/05/17 à 08:25 - Mise à jour à 08:29
Du LeVif/l'Express du 05/05/17

Sous pression, le gouvernement wallon serre la vis de la gouvernance. A l'avenir, les bourgmestres nommés ministres, dont Paul Magnette et Maxime Prévot, devront effectivement passer la main et abandonner les prérogatives du pouvoir local. Et à Bruxelles ? Rien de neuf. Pourquoi ?

Rudi Vervoort, bourgmestre empêché d'Evere et ministre-président bruxellois. 

 

On allait voir ce qu'on allait voir : le gouvernement wallon mettrait fin à la confusion des cumuls de mandats. Le ministre-président Paul Magnette (PS) l'annonçait en tout cas le 19 août 2015. On a vu : dix-neuf mois plus tard, juste avant le 1er mai, voilà que l'exécutif wallon sort l'artillerie lourde.

Le plan présenté le jeudi 27 avril dernier, qui doit encore être avalisé par le parlement de Wallonie, prévoit de nouvelles règles en matière de transparence des mandats et des rémunérations, de balises pour ces rémunérations, d'incompatibilités et de sanctions. Il réduit aussi à néant la marge de manoeuvre, sur le terrain local, d'un ministre bourgmestre empêché : à l'avenir, il ne pourra plus assister au collège communal, présider le conseil communal, signer des documents officiels émanant de la commune ou des courriers d'invitation, ni porter l'écharpe mayorale, à de rares exceptions près. Seul le titre de bourgmestre faisant fonction sera encore admis, en lieu et place d'échevin délégué aux fonctions mayorales. L'appellation, tombée du ciel, de " bourgmestre en titre ", passe également à la trappe. Le MR wallon, qui avait déposé un projet renforçant l'empêchement il y a deux ans, rit sous cape.

Une révolution ? Juste le retour au principe initial de la loi, en fait. Car, en vertu de la loi communale, fédérale d'abord, puis régionalisée depuis 2001, un ministre élu bourgmestre ne peut assumer cette mission : il est de facto bourgmestre empêché. Autrement dit ? " Au niveau des principes, c'est limpide, résume Jérôme Sohier, directeur du Centre de droit public de l'ULB. Un bourgmestre empêché garde le titre sans pouvoir en exercer les fonctions. C'est la règle. On peut parader avec un titre de bourgmestre, point. Ensuite naissent les controverses. "

Et des controverses, il y en a eu ! Parmi les ministres francophones du pays, tous niveaux de pouvoir confondus, une dizaine sont aussi bourgmestres : les Wallons Paul Magnette (PS), Maxime Prévot (CDH), Carlo Di Antonio (CDH), les communautaires Rudy Demotte (PS), Isabelle Simonis (PS), les fédéraux Daniel Bacquelaine (MR), Charles Michel (MR), François Bellot (MR), les Bruxellois Rudi Vervoort (PS) et Didier Gosuin (DéFI). Certes, quelques-uns ont transmis les rênes de leur commune à d'autres. Mais certains bicasquettards sont bel et bien restés les patrons de leur localité, s'asseyant sans états d'âme sur le décret censé les en empêcher. C'est surtout le cas de ceux qui avaient juré, en campagne électorale, qu'ils se voueraient corps et âme à leur fonction communale, Paul Magnette et Maxime Prévot en tête. Promesses, promesses.


 

Le feu brûle

" Je continuerai à présider le conseil communal. Je participerai à toutes les réunions de collège, en tant qu'invité : je n'aurai pas de voix délibérative, mais j'aurai toujours le magistère de l'influence, déclarait ainsi, avec assurance, le mayeur de Namur, également vice-président du gouvernement wallon, Maxime Prévot, en 2014. Bref, je garde le leadership sur Namur. Pour ne pas créer de confusion (sic), il n'y aura pas de "bourgmestre faisant fonction" mais un "échevin délégué aux responsabilités mayorales". " Touchant aveu.

Trois ans plus tard, la colère gronde. Les répliques de l'affaire Publifin n'en finissent pas et la population en a ras la carafe. Le PS perd des plumes dans les sondages tandis que la gauche radicale cartonne. Il y a désormais le feu. Il y a le feu depuis des années, en fait. Mais aujourd'hui, on dirait que le feu brûle. Donc, le gouvernement wallon a tranché.

Il était temps. Car au fil des ans, le concept d'" empêchement " pour un bourgmestre ministre avait tant évolué que les balises de ce statut s'étaient complètement effilochées. A l'origine, la loi prévoyait clairement que, dès sa prestation de serment, le ministre bourgmestre était remplacé dans tous les aspects de la fonction et ne pouvait accomplir aucun acte ressortant de la compétence du bourgmestre, qu'il soit de nature strictement administrative ou protocolaire.

" L'objectif était de permettre une disponibilité maximale du bourgmestre, indispensable à une bonne administration de la commune ", rappelle Marie Lambert de Rouvroit, spécialiste en droit constitutionnel à l'université Saint-Louis. Les concentrations de pouvoir et conflits d'intérêts devaient eux aussi être évités de la sorte.

Mais en Wallonie, une circulaire de 2012 va singulièrement détendre le filet légal tendu autour des bourgmestres ministres. L'encore ministre PS des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, par ailleurs bourgmestre empêché de Thuin, la signe. Le texte précise la marge de manoeuvre d'un bourgmestre empêché.

Ce dernier ne peut poser le moindre acte qui engage juridiquement la commune. En revanche, il peut siéger au conseil communal, voire même le présider, et assister au collège des bourgmestre et échevins si on l'y invite à titre d'expert. Une qualité qu'il peut faire prévaloir sur toutes les matières... " Je suis de ceux qui pensent qu'une plainte pourrait être déposée auprès du pouvoir de tutelle lorsqu'un bourgmestre empêché assiste systématiquement aux réunions du collège. Toutes les décisions prises dans un tel cadre sont, pour moi, illégales ", assène Jérôme Sohier.

Une fois entendu, le ministre mayeur ne peut certes pas voter, précise la circulaire. Mais l'empêché peut assurer des missions officielles de représentation et porter l'écharpe mayorale. Il peut aussi disposer d'un bureau à la maison communale et y tenir des permanences. Un bourgmestre empêché peut encore utiliser un papier à en-tête communale et le signer comme bourgmestre empêché. Il peut enfin représenter le collège à toute manifestation sportive, culturelle ou folklorique. " Cette pratique est contraire au texte et à l'esprit de la loi, relève le constitutionnaliste Marc Verdussen (UCL). Il y a sous ces pratiques une arrogance à considérer qu'on est irremplaçable partout. "

La latitude instituée par la circulaire Furlan, Jacqueline Galant (MR), bourgmestre de Jurbise lorsqu'elle était encore ministre fédérale de la Mobilité, ou Paul Furlan lui-même, à Thuin, en profitent largement. Bien peu nombreux sont ceux qui pourraient par ailleurs citer le nom des bourgmestres faisant fonction à Namur et à Charleroi. " On a assisté à une dégringolade dans les contraintes qui étaient imposées initialement aux bourgmestres empêchés, note Anne-Emmanuelle Bourgaux, chargée de cours en droit constitutionnel à l'UMons-ULB. Un bourgmestre peut même être remplacé par un échevin qui devient à son tour empêché. Mais où va-t-on ? "

Vers l'iniquité, en tout cas. Car certains bourgmestres d'une petite commune ont dû renoncer à leur poste de député en raison de la nouvelle législation wallonne anticumul, alors que des ministres, par ailleurs élus dans de très importantes villes, ont, eux, pu conserver les deux fonctions.

" Les dispositions en vigueur jusqu'ici ne cadraient pas suffisamment les actions du bourgmestre empêché, analyse Geoffrey Grandjean, politologue à l'ULg. Il y avait là un vide juridique dont je ne pense pas qu'il ait été historiquement voulu. Il ne faut pas oublier que quand il n'est pas juridiquement interdit, le cumul est politiquement obligatoire pour survivre professionnellement et priver ses concurrents de ressources. "

Incompatibles ?

Au-delà de ces mesures toutes fraîches, certains s'interrogent toujours sur une incompatibilité complète de ces deux mandats. L'empêchement constitue une sorte de garantie professionnelle pour le ministre qui perdrait son mandat en cours ou en fin de législature. A travers ce filet assurantiel, c'est toute la question du statut de l'élu qui est posée. Un ministre n'a ainsi pas droit à des indemnités de chômage s'il perd son travail.

" Au lieu de limiter les mandats en interdisant le cumul, on a complexifié la situation par l'empêchement et augmenté le nombre de mandats, regrette Geoffrey Grandjean. Pourquoi la question du décumul temporel n'est-elle pas abordée ? Si les élus pouvaient avoir maximum deux mandats de suite, ils ne seraient pas obnubilés par leur réélection. " Rendre les casquettes ministérielle et mayorale non compatibles amènerait aussi davantage de renouvellement dans le monde politique.

" En fait, embraie Anne-Emmanuelle Bourgaux, l'empêchement permet à l'élu de ne pas choisir entre ses deux mandats. Il faudrait ne garder l'empêchement que pour les congés ponctuels, maladies ou congés parentaux. "

Du côté d'Ecolo, on prône à tout le moins un total décloisonnement entre les fonctions de bourgmestre et de ministre. " Même s'il existera toujours une zone d'influence qu'on ne peut réguler, reconnaît le député wallon Stéphane Hazée. Revenir à l'esprit de la loi résoudrait déjà beaucoup de problèmes parce qu'on en est aujourd'hui très loin. Sinon, il faut interdire totalement l'empêchement. "


 

A Bruxelles, rien ne presse

En Région de Bruxelles-Capitale, la décision prise par l'exécutif wallon n'a aucunement changé la donne : l'équipe de Rudi Vervoort (PS), ministre-président et bourgmestre empêché d'Evere, maintient son plan de travail et de réflexion sur la bonne gouvernance. Il devrait aboutir pour cet été. Dans ce contexte, le groupe de travail qui réunit des députés de la majorité et de l'opposition, piloté par Charles Picqué (PS), a évoqué le sujet du cumul des mandats de bourgmestre et de ministre. Mais il n'a pas encore été abordé.

Les membres du groupe de travail ont été invités à déposer leurs revendications et suggestions de façon anonyme. La question du cumul bourgmestre - ministre y figure. Ecolo assure l'avoir soumise. Qui d'autre ? Impossible à savoir. " Le MR soutient l'idée qu'un bourgmestre choisi pour être ministre doit redevenir conseiller communal et ne plus disposer d'aucun des attributs de pouvoir d'un mayeur, indique Vincent De Wolf, bourgmestre libéral à Etterbeek. Il ne s'agit donc plus de dire qu'il est bourgmestre empêché. Il n'est plus bourgmestre du tout. "

Chez Ecolo, on est pour un choix radical : ou on est ministre, ou on est bourgmestre. " On voit bien que le cumul, avec le concept d'empêchement, ne fonctionne pas, enchaîne Zoé Genot. Cela engendre des situations trop ambiguës. "

La position du CDH bruxellois est moins claire. La situation qui prévalait jusqu'ici pour Maxime Prévot ne rend pas la prise de parole facile. " Je suis pour le décumul total, mais je suis largement minorisé ", glisse néanmoins un élu humaniste.

" Au Canada, rappelle le député DéFI Emmanuel De Bock, on ne peut pas être candidat pour deux scrutins différents. Si l'on veut se présenter à une élection, on doit d'abord quitter son poste de mandataire public précédent.

Contrairement à ce qui se passe en Région wallonne, il ne semble pas qu'il y ait le feu au lac, à Bruxelles. " Je ne suis pas sûr que le cumul bourgmestre-ministre sera sacrifié sur l'autel Publifin ", avance Emmanuel De Bock.

Il faudrait en tout cas éviter que les différentes Régions du pays mettent en place des systèmes de cumul ou de décumul imposé différents. Ce n'est pas gagné... 

 

 

Retour dessus

 

Le dérangeant cumul du cabinet Reynders

04/05/17 à 10:40 - Mise à jour à 11:34
Du LeVif/l'Express du 05/05/17

Le vice-Premier MR, Didier Reynders, a-t-il les mains liées dans les délicates négociations ciblant l'éolien en mer ? Le cumul de sa cheffe de cabinet, Alexia Bertrand, le contraint au mieux à une inconfortable passivité. Dont les francophones, face aux velléités flamandes, se seraient bien passés.

Didier Reynders influence-t-il les enquêtes de la Sûreté sur le trio kazakh? © BELGA/Dirk Waem

 

Quand il est question de l'avenir énergétique du pays, les grandes directives politiques ne s'arrêtent pas aux portes du seul cabinet de la ministre Marie-Christine Marghem (MR). Encore moins quand un dossier, à l'image du soutien à l'éolien en mer du Nord, se chiffre en milliards d'euros. Encore moins quand les intérêts divergent entre Flamands et francophones. Encore moins quand on est, par exemple, Didier Reynders, vice-Premier ministre MR et ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, associé à tout.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement fédéral se penche sur deux dossiers sensibles, dont l'issue conditionnera, pour de longues années, la trajectoire de l'effort belge en matière d'énergies renouvelables. Il y a, d'une part, le projet controversé du Modular Offshore Grid (MOG), un système de raccordement au large de Zeebruges, auquel tous les parcs devront se raccorder. L'investissement à la charge d'Elia, le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité, se chiffre à 400 millions d'euros. Il y a, d'autre part, l'épineux débat autour du soutien aux trois derniers parcs en mer, dont le coût oscillerait entre trois et cinq milliards d'euros. Le secrétaire d'Etat à la mer du Nord, Philippe De Backer (Open VLD), veut annuler ces concessions qu'il compare à un " pay-for-life pour l'Etat et le citoyen ", comme indiqué dans L'Echo le 21 avril dernier.

Appétits financiers


 
Beaucoup d'argent en jeu, et donc beaucoup d'appétits chez les développeurs de parcs, que le gouvernement pourrait aiguiser ou contrarier en un claquement de loi, selon la position défendue au terme des négociations entre les partis. En tant que seule formation francophone de la majorité, le MR doit indéniablement compter sur chacun de ses représentants pour contrarier toute revendication unilatérale du nord du pays - le MOG était, à la base, une demande insistante des partenaires flamands. Question : Didier Reynders dispose-t-il de toute la latitude nécessaire pour participer au débat dans les limites de ses compétences ? " Sur ces matières, on constate une grande passivité de sa part, ce qui aboutit inévitablement à un déséquilibre qui profite aux intérêts flamands ", témoigne un observateur de premier rang. Les affinités du vice-Premier MR avec l'entrepreneur Luc Bertrand, président du conseil d'administration du holding Ackermans & Van Haaren (AVH), y sont sans doute pour quelque chose. Tout comme le double engagement de sa cheffe de cabinet, Alexia Bertrand, fille de Luc, par ailleurs administratrice rémunérée chez AVH.
Partager

L'(in)action du vice-Premier MR dans ces dossiers reste inévitablement conditionnée par l'autre rôle que joue sa cheffe de cabinet chez AVH


 

Ce holding tentaculaire, dont le chiffre d'affaires s'élevait en 2016 à 4,9 milliards d'euros, regroupe des participations dans des secteurs très variés : les banques privées, l'immobilier, l'huile de palme, le ciment et surtout l'ingénierie maritime, qui alimente plus de 60 % de ses rentrées financières. Dans ce dernier domaine, AVH contrôle à 100 % l'entreprise Deme, notamment incontournable dans le développement éolien en mer. Le groupe Deme, et donc AVH, et donc ses administrateurs, ont tout à gagner avec la construction du Modular Offshore Grid. " Si le projet se concrétise, tout le monde sait que Deme, qui possède toute la logistique, en tirera des bénéfices ", confie un expert. A l'inverse, la société aurait beaucoup à perdre si le gouvernement annulait les concessions attribuées aux trois derniers parcs. Deme figure en effet dans le consortium actionnaire de deux d'entre eux. Vu les enjeux, il apparaît logique que le groupe puisse tenter de faire pression sur l'action du fédéral, comme en atteste la récente sortie dans L'Echo d'Alain Bernard, le CEO de Deme.

" Toute situation de conflit d'intérêts, si elle se présente, sera scrupuleusement évitée ", affirmait le porte-parole de Didier Reynders en septembre 2015, en réponse à l'entrée en fonction, le mois suivant, d'Alexia Bertrand comme directrice de cabinet. Cette juriste de 37 ans, notamment diplômée de Harvard, experte en techniques de négociation, l'avait intégré en tant que conseillère dès février 2012. " La principale mesure mise en place en ce qui concerne les conflits d'intérêts, inspirée du droit des sociétés, consiste à le faire connaître et à ne pas être en charge de la prise de décision ", précise-t-elle au Vif/L'Express. En ce qui concerne les discussions portant sur l'éolien offshore, Alexia Bertrand assure ainsi avoir systématiquement signalé son conflit d'intérêts lors des réunions avec les autres chefs de cabinet des vice-Premiers ministres. " Je me suis limitée à relayer la position du cabinet de tutelle (NDLR : celui de Marie-Christine Marghem) ", poursuit-elle. En outre, l'interlocuteur de référence chez Didier Reynders en matière d'énergie n'est pas Alexia Bertrand. Il s'agissait, jusqu'ici, de Jihane Annane ; désignée à la tête du comité de pilotage du RER, elle a quitté l'équipe de Didier Reynders le 1er mai.


 

Le soutien à l'éolien en mer du Nord se chiffre à plusieurs milliards d'euros. © Denis Closon/isopix


 

Une expertise ambivalente

Rien à signaler, martèle donc le cabinet. " Les réponses argumentées d'Alexia Bertrand sur les cas dont vous faites mention sont également celles apportées par Didier Reynders et le Mouvement réformateur ", commente son porte-parole. Ce n'est pourtant pas si simple. Même en se positionnant en retrait, pour éviter tout conflit d'intérêts, l'(in)action du vice-Premier MR dans ces dossiers reste inévitablement conditionnée par l'autre rôle que joue sa cheffe de cabinet chez AVH, où l'expertise en négociation de cette dernière semble tout aussi opportune pour tenter de convaincre un gouvernement - belge, par exemple - de renoncer à une décision qui serait défavorable aux activités du holding.

Le 23 mars dernier, le gouvernement a adopté en deuxième lecture un avant-projet de loi portant, entre autres, sur l'obligation de raccordement des parcs au MOG, en dépit des critiques qui ont fusé sur le coût, l'utilité et la sécurité d'approvisionnement - qui paiera en cas de dommages ? - de ce système centralisé. L'hypothèse d'une annulation des concessions aux derniers parcs, visant à les réattribuer éventuellement à des développeurs moins chers, apparaît quant à elle peu probable. Deux issues en tout point favorables, si elles se concrétisent, aux administrateurs d'AVH. Et au moins à l'une des " deux " Alexia Bertrand. 

 

 

 

Retour dessus

 

Le CoDT, un grand pas en avant ! 

A partir du 1er juin 2017, la gestion de la planification urbanistique et des demandes de permis d’urbanisme va être simplifiée. En effet, le CoDT (le Code du Développement Territorial) va rentrer en application. De bonnes nouvelles en perspective !

Une planification moins contraignante

La plupart des textes régissant l’aménagement du territoire et les demandes de permis vont avoir une valeur indicative et ne seront plus obligatoires. Les plans de secteurs, ainsi qu’un Guide régional d’Urbanisme, seront les deux seuls documents à valeur réglementaire. Une plus grande liberté sera laissée aux auteurs de projets et aux maîtres de l’ouvrage. Il sera possible d’organiser une réunion de projet avec tous les acteurs concernés avant d’introduire un permis d’urbanisme.

Des délais mieux maîtrisés

Finis les délais interminables et les permis non délivrés pour absence de réactivité de l’autorité administrative. Si la Commune ne répond pas dans le délai imparti, le demandeur pourra transmettre le dossier au fonctionnaire délégué puis au Ministre qui prendra le relais. Ce mécanisme, appelé la saisine automatique, permettra de respecter les délais se prolongeant aujourd’hui interminablement dans certaines communes.

Simplification administrative

Dans un mois, avec l’entrée en vigueur du CoDT, disparaîtront les formulaires dans lesquels de nombreuses données devaient être introduites plusieurs fois ! Il n’y aura plus qu’un seul document, l’annexe 4,  à remplir pour les demandes de permis d’urbanisme (anciennement permis de bâtir) en complément des plans à introduire. Beaucoup de temps et d’énergie seront ainsi économisés.

Il reste moins de 30 jours avant la mise en application de cette grande réforme de l’urbanisme. Les mois qui suivront seront sans doute un peu houleux pour les permis qui seront introduits. À long terme, une fois la machine rodée, cela devrait simplifier le travail de tous les intervenants.
 

 

Retour dessus

 

PTB : la loi de la rue

03/05/17 à 11:55 - Mise à jour à 11:57
Du LeVif/l'Express du 28/04/17

Le parti d'extrême gauche refuse toute convergence des gauches sans rejet du cadre néolibéral. La résistance du peuple se fera en manifestant, jusqu'au grand soir.


 

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, fort de son très beau score au premier tour de la présidentielle française, a longtemps refusé de donner une consigne de vote pour le second tour du 7 mai, ne choisissant pas entre l'En marche ! de Macron et l'extrême droite lepéniste. " Une faute ", a fustigé Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS.

En Belgique, Peter Mertens, président du PTB, comprend ce " ni-ni " de Mélenchon. Et le justifie : " Il est alarmant qu'au coeur de l'Europe, une candidate raciste comme Marine Le Pen arrive au deuxième tour. Mais Le Pen est aussi le produit du discours haineux de Sarkozy et de l'austérité européenne sans perspective de Hollande. Le nationalisme extrémiste est l'autre face de la médaille d'une politique extrémiste du marché : nous ne pouvons pas dissocier les deux. " Voilà le vrai visage du PTB, pour qui le score de Mélenchon au premier tour est une " base pour la résistance contre la future présidence ". Dans la rue, s'entend...

"Complice de Le Pen"

" Le PTB est complice de Marine Le Pen ", peste Denis Ducarme, chef de groupe MR à la Chambre. " Des communistes ", fustige-t-on chez Ecolo ; " Ce ne sont pas des démocrates ! ", clame au Vif/L'Express Laurette Onkelinx, vice-présidente du PS en dénonçant la " loi de la rue " comme seule valeur du parti.

Pour autant, le parti de gauche radicale est donné grand vainqueur des prochains scrutins en Belgique. Le voilà à 20,5 % dans le dernier baromètre La Libre/RTBF du 25 mars dernier, deuxième parti wallon derrière le MR, mais devant le PS. Le voilà, fin mars toujours, à 16,8 % à Liège selon un autre sondage RTL-TVI/Le Soir, en forte hausse avec Ecolo, tandis que le PS s'effondre. Aux yeux du porte-parole Raoul Hedebouw, c'est là que se joue la recomposition structurelle du paysage politique au sud du pays. " Une part de plus en plus importante du peuple de gauche en a marre de cette gauche traditionnelle qui, au nom du réalisme, a fait avaler les couleuvres de la droite, tonne-t-il. Ce n'est pas seulement l'effet passager de Publifin, ni des drames sociaux à Arcelor, chez ING ou Caterpillar. La remise en question est bien plus profonde. C'est toute une génération qui en a marre d'entendre depuis vingt-cinq ans : "Sans nous, ce serait pire." "

Les perspectives sont historiques pour le petit parti maoïste. Raoul Hedebouw reconnaît être noyé sous les demandes et se félicite d'assister à la création de nombreuses sections locales : " Nous sommes conscients de la responsabilité historique qui est la nôtre. Nous disons aussi aux électeurs que le simple fait de voter pour le PTB ne suffira pas, car les forces de résistance sont importantes. On a coupé les moyens budgétaires de la Grèce pour mettre Syriza les genoux à terre, c'était presque un acte de guerre. Une mobilisation de l'ensemble de la population sera nécessaire. Nous invitons les gens à agir au niveau des comités de quartier, des délégations syndicales, partout où ils le peuvent. " Une révolution en marche, au sens propre comme au sens figuré.

Et quand Marc Goblet, secrétaire général sortant de la FGTB, en appelle à une union de toute la gauche, il a cette réponse ferme : " Pas à n'importe quel prix ! Il faut que la Belgique sorte des traités européens contraignants qui imposent l'austérité, votés par le PS et Ecolo. La gauche traditionnelle a intégré les règles du jeu de la société libérale. Nous, nous voulons sortir du cadre néolibéral. On ne nous fera pas le coup que l'on a fait à Ecolo en 1995-2000. " Une allusion à la convergence des gauches, par laquelle, à l'époque, le rusé Philippe Moureaux (PS) avait piégé les verts en leur volant leur âme.

 

 

 

Retour dessus

 
RACHAT DES ANNÉES D’ÉTUDES POUR LA PENSION : AUSSI POUR LES INDÉPENDANTS
 

Sur proposition du Ministre des Indépendants Willy Borsus et du Ministre des Pensions Daniel Bacquelaine, le Conseil des ministres a approuvé de nouvelles modalités avantageuses de rachat des années d’études pour les indépendants.
Les indépendants pourront donc, tout comme les salariés et les fonctionnaires, racheter leurs années d’études. Selon le Ministre des Indépendants, l’objectif poursuivi est toujours le même : compléter la pension légale de l’indépendant pour lui permettre de disposer au total d’un revenu comme pensionné qui atteint au moins le niveau de la pension légale de salarié.
À cet effet, les mesures suivantes ont été mises en place :
 Le système permettra aux indépendants de racheter leurs années d’étude à partir de leurs 20 ans pour 1.500 € par année pendant une période transitoire de 3 ans. Après les 3 ans (2020), cette limite de 20 ans disparait. Les indépendants pourront alors racheter toutes leurs années d’études, mêmes celles d’avant leurs 20 ans, ce qui n’est actuellement pas possible ;  Actuellement un indépendant doit racheter la totalité de ses années d’études. Avec la réforme, il pourra choisir le nombre d’années qu’il veut racheter.  La cotisation à payer pour racheter une année est uniformisée pour tous les indépendants : elle sera de 1.500 € par année, pour un boni de pension de 266,66 € par an ;  Les années sous contrat d’apprentissage pourront également être rachetées ;  Un étalement dans le paiement de ces rachats est désormais prévu : actuellement, l’indépendant qui rachète doit payer toutes ces années en une fois dans le mois qui suit ; après la réforme, il pourra introduire deux demandes pour lesquelles il dispose d'un délai de 6 mois pendant lequel il doit régulariser sa situation et étaler ses frais de cotisation ;  Après la période de transition de 3 ans, le montant de rachat sera toujours de 1.500 € pour ceux qui régularisent leurs années dans les 10 années qui suivent leurs études. Ensuite, ce montant sera fixé de façon actuarielle.
 
Source :
Communiqué de presse du 24/02/2017, www.borsus.belgium.be.

 

 

 

Retour dessus

 

 La stratégie de Bart De Wever pour arriver au confédéralisme

02/05/17 à 10:45 - Mise à jour à 10:45

Source: Belga

Le président de la N-VA, Bart De Wever, élabore une stratégie en deux étapes pour arriver au confédéralisme qu'il souhaite.

 

Dans un premier temps, il veut utiliser le pouvoir prépondérant de la Flandre à l'échelon fédéral pour mener une politique socio-économique qui poussera les partis francophones à demander une réforme de l'Etat. Il espère obtenir de la sorte la majorité spéciale (deux tiers plus la majorité dans chaque groupe linguistique) qui lui permettra de mettre en place un système confédéral.

"C'est une stratégie à long terme, avec beaucoup de risques et sans issue certaine. Mais il s'agit de la stratégie la plus réaliste dont nous disposons pour faire advenir un nouveau paradigme", explique-t-il dans son livre "Vlaanderen Onvoltooid" (la Flandre inachevée) qu'il présentera mercredi.

Le confédéralisme vu par M. De Wever repose sur deux entités: la Flandre et la Wallonie qui exercent toutes les matières liées aux personnes et au territoire. La Région bruxelloise fait exception en recevant les compétences liées au territoire ainsi que celles exercées par les 19 communes et les 6 zones de police. Les Bruxellois devraient choisir l'entité dont ils veulent relever pour les matières personnelles, c'est-à-dire l'impôt des personnes physiques, la sécurité sociale, la protection de la jeunesse, l'intégration, leur choix emportant le vote pour le parlement wallon ou le parlement flamand. Ce choix serait réversible.

La confédération (soit ce qui est commun aux deux entités) exercerait les seules compétences que lui ont transmises la Flandre et la Wallonie. Selon M. De Wever, il s'agirait de la sécurité, de la défense, des finances et des affaires étrangères. La monarchie n'aurait plus qu'une fonction protocolaire.

Le Sénat disparaîtrait et la Chambre des représentants ne compterait plus que 50 membres désignés paritairement dans les parlements wallon et flamand. Le gouvernement confédéral serait composé de 4 ministres à part entière plus deux désignés par les entités, qui auraient une compétence consultative. En parallèle, une concertation permanente aurait lieu entre les ministres-présidents de Flandre, Wallonie, Bruxelles et de la Communauté germanophone ou par domaine entre les ministres compétents.

La confédération serait financée par la TVA et les accises. Une solidarité existerait entre les entités mais dans un cadre transparent, chiffrable et responsabilisant. La Flandre et la Wallonie détermineraient et percevraient l'impôt des personnes physiques, des droits de succession et du précompte mobilier. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles feraient de même pour l'impôt des sociétés, les droits de donation et le précompte immobilier. 

 

 

Retour dessus

 

Tout ce qui change ce 1er mai : des bonnes et des mauvaises nouvelles


 

 

Voici les principales mesures qui entreront en vigueur en Belgique ce 1er mai.


 

Il faudra payer plus pour certains antibiotiques


 

Le montant du ticket modérateur que paient les patients pour certains antibiotiques augmentera. Ce type de médicament passera de catégorie de remboursement B (spécialités pharmaceutiques importantes sur le plan thérapeutique) en catégorie C (médicaments destinés au traitement symptomatique), précise l'INAMI sur son site internet. Le changement de catégorie de B à C entraine une augmentation de la part payée par le patient. Avec cette mesure, la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) entend inciter les médecins à prescrire moins d'antibiotiques mais aussi les patients à en demander moins rapidement.

 

Immunothérapie remboursée en tant que traitement de première ligne du cancer du poumon


 

L'immunothérapie sera remboursée aux patients suivant un traitement de première ligne d'un cancer du poumon. L'immunothérapie n'était jusqu'ici possible que pour un nombre limité de cancers, dont ceux du poumon en deuxième ligne (c'est-à-dire des cancers ayant déjà été traités via une chimiothérapie ou un autre type de thérapie), de la peau ou du rein. Ce traitement présente des effets secondaires bien moins lourds que ceux de la chimiothérapie. Les patients ne perdent ainsi pas leurs cheveux, n'ont pas de nausées, ou nettement moins, et sont beaucoup moins fatigués. Il empêche en outre la croissance tumorale pour une plus longue période et 45% des patients concernés y répondent, contre 28% en cas de chimiothérapie, selon la ministre de la Santé Maggie De Block.


 

 

Les intermédiaires de crédit devront être en ordre d'examen


 

La période de transition laissée aux intermédiaires de crédit pour se mettre en ordre d'examen prend fin. En novembre 2015, l'Autorité des marchés financiers (FSMA) avait décidé de renforcer l'accès à la profession d'intermédiaire de crédit. Toute personne qui propose un crédit à la consommation doit désormais suivre une formation et réussir un examen. Cette nouvelle législation a été mise en place pour protéger les consommateurs et éviter que ces derniers ne se surendettent.

L'examen consiste en 20 questions à choix multiple sur les crédits à la consommation. Il évalue aussi les connaissances sur les régimes matrimoniaux et l'éthique d'entreprise.


 

Celui qui réussit l'examen reçoit le titre "d'agent à titre accessoire" et l'autorisation de proposer des financements.


 

 

Pouvoirs renforcés pour l'agence de police européenne


 

L'agence de police européenne Europol va pouvoir intensifier ses efforts pour lutter contre le terrorisme, la cybercriminalité et d'autres infractions pénales, grâce à de nouvelles règles de gouvernance qui entrent en vigueur ce 1er mai. Europol pourra plus facilement créer des unités spécialisées afin de réagir sans délai "à des menaces émergentes dans le domaine du terrorisme et d'autres formes de criminalité grave et organisée".

Le texte prévoit également des règles claires sur les unités ou centres qui existent déjà, comme l'unité de signalement des contenus sur Internet ou le centre européen de la lutte contre le terrorisme, qui a débuté ses travaux en janvier 2016.


 

Dans certains cas, l'agence aura par ailleurs la possibilité d'échanger des informations avec des entités privées telles que des entreprises ou des ONG. Elle pourrait par exemple être en mesure de contacter le réseau social Facebook pour lui demander de supprimer une page web gérée par l'État islamique.

 

 

Retour dessus

 

Le député Hendrik Bogaert veut en finir "avec la double nationalité" après le référendum en Turquie

Belga Publié le - Mis à jour le

 Le député CD&V Hendrik Bogaert relance lundi le débat sur la double nationalité à la suite du référendum qui a vu le 'oui' aux pouvoirs renforcés du président Recep Tayyip Erdogan l'emporter dimanche. 

De nombreux électeurs en Belgique disposent de la double nationalité belgo-turque, relève-t-il. Dans un tweet, il a exprimé son souhait d'en finir avec cette situation. "Plus de la moitié des Turcs ont voté en faveur d'un système autoritaire. Stop à la double nationalité maintenant. Choisissez svp. Intenable", a tweeté l'élu. En Belgique, le 'oui' l'a emporté à plus de 75%. Dans le monde, seuls le Liban et la Jordanie ont enregistré un score plus élevé en faveur du renforcement des pouvoirs présidentiels.

Pour Hendrik Bogaert, il est temps de relancer le débat sur la double nationalité. Celui-ci avait déjà été rouvert il y a quelques semaines par la N-VA, les députés Peter De Rover
 et Sarah Smeyers constatant toutefois que la suppression pure et simple de la double nationalité n'était pas tenable juridiquement. 

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken (N-VA) a lui aussi réagi aux résultats du référendum turc. "En Belgique, ils (les belgo-turcs, ndlr) votent pour des partis de gauche, en Turquie pour la droite conservatrice. Tiens, tiens, comment sera est-il arrivé?".

Le secrétaire d'Etat N-VA pointe également le rôle des mosquées turques de la Diyanet. "Je me sens renforcé dans la décision de ne pas accepter sur notre territoire des imams importés dans des mosquées non-reconnues."

"Les Turcs de Belgique votent à 77,8% pour l'islamisme et l'autoritarisme, elle est bien réussie l'intégration!", a de son côté tweeté le député MR Alain Destexhe.  

Retour dessus