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L'Avenir de notre entité vous appartient

La rubrique de Clément Mawet

25/05/2017 09:15:29

 
 

 

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L’impact du Brexit : les retombées économiques


 
L’enjeu économique derrière le Brexit, quelque peu voilé par le symbole politique, et d’une complexité significative altérant la bonne négociation de la sortie britannique.
L’article 50 du traité de l’Union européenne entend que « Tout État membre peut décider, conformément à ses règles constitutionnelles, de se retirer de l’Union. ».

Le 23 Juin 2016, sous l’influence d’un contexte global où la souveraineté nationale ne cesse de gagner des sympathisants, le Premier ministre anglais David Cameron soumet au peuple du Royaume-Uni un vote par référendum sondant sa volonté de quitter l’Union Européenne : 51,9% des votes y sont favorables et le processus de sortie de l’Union européenne s’enclenche alors.

Ce scénario était redouté par l’ensemble des membres de l’Union européenne, tant pour l’impact symbolique qu’implique l’abandon du troisième PIB de cette union, mais essentiellement pour les retombées économiques et le climat d’incertitude auxquels cette sortie risque d’aboutir au sein d’une Europe en crise d’identité qui se désire plus que jamais soudée.

Les dirigeant européens entre eux

Les dirigeants européens sont aujourd’hui les uns face aux autres. Theresa May, Première ministre britannique aux traits politiquement conservateurs, consciente des enjeux économiques d’un Brexit, souhaite une sortie économique la plus inobservable empiriquement, à savoir sans impacts réels négatifs sur son économie.

Néanmoins, les avantages économiques sous-jacents à l’appartenance à l’Union européenne – dont profitait jusqu’alors le Royaume-Uni sous un régime spécial similaire à la Suisse – sont soumis à des conditions.

Ces conditions sont circonscrites par des réglementations claires, telles que des directives sur le monde financier (Markets in Financial Instruments Directive pour exemple) sous la supervision d’autorités telles que l’ESMA (European Securities and Market Authority), des directives liées aux flux d’actifs au sein même de l’Union telles que les UCITS (Undertakings for Collective Investments in Transferable Securities) permettant, via le “passporting”, d’harmoniser les marchés européens grâce à un échange d’informations plus transparent rendant la gestion d’actifs beaucoup plus aisée, pour les fonds d’investissement notamment.

Enfin, des réglementations à caractère éthique et économique telles que la libre circulation des travailleurs et des marchandises certifiées par l’article 45 du Traité de Lisbonne, ayant un ascendant économique certain, seront autant d’avantages certainement perdus par le gouvernement britannique conservateur et pour lesquels l’adhésion à l’Union à travers ses quatre principes fondamentaux n’est pas optionnelle.

Nous comprenons donc tout l’enjeu économique derrière ce Brexit, quelque peu voilé par le symbole politique, et d’une complexité significative altérant la bonne négociation de la sortie britannique.

Inflation

Le lien puissant entre les marchés financiers et le monde réel n’a su retarder la chute du taux de change Livre Sterling-Euros (prix d’une £ en €) puisque dès le jour des résultats du référendum le 23 Juin 2016, la valeur de la monnaie britannique s’est dépréciée passant alors de 1,31€ pour une £, à environ 1,11€ pour une £ moins de quatre mois plus tard1, soit une chute de 15,2% en valeur2.

Une telle « faiblesse » de la monnaie n’a su être observée depuis une trentaine d’années. De manière « économiquement empirique », cette dépréciation de la monnaie face à l’euro implique une baisse de la valeur des actifs détenus auprès de l’Union Européenne par le Royaume-Uni et un « gonflement » de son passif vis-à-vis des membres de l’Union Européenne.

Bien que la particularité des exportations britanniques soit leur faible sensibilité aux prix, une baisse de la valeur de la Livre Sterling rend le Royaume-Uni plus compétitif à l’export lui permettant davantage d’établir un pricing-to-market (ou tarification de marché3) sur ses produits d’exportations améliorant le solde commercial4, et il convient de rappeler une nouvelle fois que la moitié des exportations britanniques sont destinées à l’Europe5.

Balance commerciale déficitaire

Mais le Royaume-Uni ayant une balance commerciale déficitaire depuis les années 19806, c’est plutôt un renchérissement du prix des importations de l’étranger au-delà du gain de compétitivité sur les exportations qu’il faut attendre, laissant apparaître l’ombre d’une des conséquences les plus redoutées de la dévaluation : l’inflation (la hausse du niveau général des prix). Son impact sur l’économie réelle et sur la consommation est fort. La baisse de la valeur de la Livre Sterling implique donc une baisse de la valeur du pouvoir d’achat des britanniques ralentissant globalement la consommation et l’ensemble de la chaîne macroéconomique.

Ce conglomérat de facteurs altère la psychologie des investisseurs rendant le climat des affaires britanniques à priori moins favorable, aboutissant peut être à une baisse de la croissance.

Des conséquences sur les flux de capitaux

Le Brexit s’accompagne évidemment d’une dissociation du point de vue des investisseurs, nettement renforcée cette fois entre le Royaume-Uni et l’Europe, mais qui paradoxalement renforce l’incertitude sur les choix d’investissements. Nous analyserons ici, à partir de faits empiriques, les conséquences que cela peut engendrer dans le cas d’une sortie définitive.

Comme le montre le graphique suivant, l’Europe constitue environ 30% des investissements du Royaume-Uni dans le monde. Il s’agirait même de 40% d’après l’Office National des Statistiques (ONS).

Dans le sens inverse, les entrées de capitaux sur le sol britannique seraient issues à environ 50% de l’Union Européenne d’après l’ONS. Par ces valeurs, nous comprenons donc l’envergure sous-jacente du problème.

Le Royaume Uni dépendant de l’étranger

Comme nous l’avons évoqué précédemment, le Royaume-Uni a un solde commercial déficitaire ce qui la rend dépendante de financements venant de l’étranger qui contribuent à sa production nationale.

L’incertitude créée auprès des investisseurs est dû à l’instabilité politico-économique à court terme, la complexité des négociations, et également au fait que l’appartenance au Marché Unique est un gage de qualité pour un investisseur et une assurance de sa contrepartie.

En effet, la possibilité d’accès au marché européen à travers l’un de ses membres est un atout essentiel pour l’investissement étranger. Le Marché Unique permet un flux de capitaux assez libre, contribuant au développement des investissements réalisés en son sein. Investir au sein du Marché Unique permet également de lever les barrières douanières envers les investisseurs.

Climat de confiance pour les investisseurs au Royaume Uni

De même, le Royaume-Uni véhicule un climat de confiance pour les investisseurs. L’ascendant libéral y est fort, ce qui rassure la gestion des investissements, et donc les investissements directs de l’étranger.

En outre, une sortie de l’UE peut être néfaste pour le Royaume-Uni puisqu’une fois la libre circulation des travailleurs entravée, la réputation de souplesse du marché du travail britannique serait écornée et pourrait ralentir la volonté d’investissement vers un pays véhiculant les préludes d’une croissance en diminution : une crainte des investisseurs engendrera une baisse des investissements, ralentissant alors l’investissement productif et donc la production.

Justement, cette incertitude est particulièrement représentée aujourd’hui dans le milieu bancaire, et plus généralement dans le monde financier, qui en fonction des prochains temps politiques (présidentielles en France, finalité des négociations, …) tendrait à se déplacer vers Paris, Amsterdam ou encore Francfort : il s’agirait d’une immense perte pour le Royaume-Uni, fief de la finance européenne et mondiale.

Toutefois, l’ESMA7 a aujourd’hui besoin de plus de temps pour récolter des informations afin d’établir un diagnostic post-Brexit, mais les réglementations européennes comme MiFiD 2 (Markets in Financial Instruments Directive) sont en constant mouvement, essayant d’anticiper au mieux les changements dans la gestion des transactions financières.

 

 

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Transition énergétique : ce que dit l’Académie des sciences

L’Académie des sciences se montre très critique vis à vis de l’actuelle loi de transition énergétique en France.
Dans sa communication du 19 avril 2017, l’Académie des sciences dresse un état critique de l’actuelle loi de transition énergétique en France. Voici ce qu’elle en dit.

Les programmes en matière de politique énergétique devraient mieux tenir compte des contraintes physiques, technologiques et économiques de chaque pays.

Dans l’état actuel du débat, nos concitoyens pourraient être conduits à penser qu’il serait possible de développer massivement les énergies renouvelables comme moyen de décarbonation du système en le débarrassant à la fois des énergies fossiles et du nucléaire.

Le recours aux énergies renouvelables est a priori attrayant, mais il ne faut pas oublier les réalités. L’électricité ne représente que 25 % de la consommation d’énergie de la France. Il faut donc bien distinguer le mix énergétique (qui concerne l’ensemble de nos activités) du mix électrique.

La puissance disponible issue de l’ensemble des éoliennes réparties en France tombe souvent à 5 % de la puissance affichée. Cette variabilité des énergies renouvelables éoliennes et surtout solaires nécessite la mise en œuvre d’énergies alternatives pour pallier cette intermittence et compenser la chute de production résultant de l’absence de vent ou de soleil. Les échanges d’énergie en Europe ne pallient pas ce problème, car les nuits sont partout longues à la même période, et les absences de vent souvent simultanées.

Une solution à cette intermittence pourrait être le stockage massif de l’électricité dans les périodes excédentaires pour la rendre disponible aux moments où elle est nécessaire. Mais les capacités de stockage hydroélectrique, en France, sont presque saturées et, à l’heure actuelle, il est impossible de stocker les 10 TWh (1TWh = 1 milliard de kWh) que la France consomme en moyenne chaque semaine.

Pour stocker seulement deux jours de cette consommation, avec une technologie performante lithium-ion, il faudrait 12 millions de tonnes de batteries utilisant 360 000 tonnes de lithium, sachant qu’environ 40 000 tonnes de ce métal sont extraites chaque année !

D’autres solutions sont envisagées, comme le stockage chimique à travers l’électrolyse de l’eau qui produit de l’hydrogène. Mais ces solutions sont trop chères, leur rendement est faible et leur maturité technologique réduite. Des solutions industriellement viables à l’échelle du pays ne sont pas envisageables à un horizon prévisible.

Afin de minimiser le risque de black-out à l’échelle de notre pays, voire de l’Europe, il est important d’anticiper les problèmes de stabilité de réseau qui pourraient résulter de variations soudaines des niveaux de vent ou d’ensoleillement.

Une production d’électricité qui garantit la consommation du pays nécessite la disponibilité des énergies « à la demande » auxquelles on peut faire appel en permanence.

Le cas de l’Allemagne est exemplaire. En 2011 l’Allemagne décide de sortir du nucléaire, dont la contribution à la production électrique n’était que de 22 % en 2010, sortie qui en conséquence ne représente pas les mêmes défis qu’une sortie du nucléaire en France (où le nucléaire représente 75% de la production nationale). Six ans plus tard, la part du nucléaire est de 13 %, celle des renouvelables de 30 %.  Mais la part des combustibles fossiles reste de 55 %. La croissance de l’offre intermittente d’électricité produite par les renouvelables a nécessité l’ouverture de nouvelles capacités de production thermiques à charbon et un développement de l’exploitation du lignite. De sorte que l’Allemagne continue à être l’un des pays européens les plus gros émetteurs de CO2 pour un prix de l’électricité le plus élevé. On ne peut pas parler d’un succès.

La France est, parmi les pays développés, l’un des plus faibles émetteurs de gaz à effet de serre par habitant (environ deux fois moins qu’en Allemagne, trois fois moins qu’aux États-Unis). C’est l’un des plus avancés dans la production d’électricité décarbonée. L’Allemagne émet 6,2 fois plus de CO2 par kilowattheure produit1 que la France. Cette sobriété relative en CO2 est le résultat de la solution actuellement dominante en France, l’énergie nucléaire, qui fournit 75 % de notre électricité.  L’énergie nucléaire est objectivement le moyen le plus efficace pour réduire la part des énergies fossiles dans la production d’énergie électrique.

Il y a une véritable contradiction à vouloir diminuer les émissions de gaz à effet de serre tout en réduisant à marche forcée la part du nucléaire.

La part totale des énergies renouvelables dans le mix électrique ne pourra pas aller très au-delà de 30-40 % sans conduire à un coût exorbitant de l’électricité et des émissions croissantes de gaz à effet de serre et à la mise en question de la sécurité de la fourniture générale de l’électricité.

Le problème des 75 % d’énergie non électrique consommés par les transports, l’habitat, l’industrie est autrement redoutable. Ces secteurs resteront pour plusieurs décennies encore quasiment hors d’atteinte des renouvelables. Notre électricité décarbonée permettrait d’ores et déjà à la France de transférer vers l’électricité certaines des activités utilisant des combustibles fossiles, pour le plus grand bien de sa balance commerciale et de la baisse de ses émissions.

Les citoyens doivent aussi être plus exigeants et demander à leurs élus de travailler à des scénarios réalistes et cohérents qui évitent les idées reçues. Ces scénarios doivent indiquer une trajectoire raisonnable vers une solution énergétique où l’énergie nucléaire aura sa place dans les prochaines décennies pour maintenir une électricité décarbonée.

Il serait judicieux de porter l’effort sur les économies d’énergie dans le bâtiment, le transport, l’industrie sources de compétitivité, d’innovations et d’emplois.

Cette communication de l’Académie des sciences n’a pas été reprise par les grands médias qui préfèrent se délecter des annonces tonitruantes fondées sur l’exploitation émotionnelles des peurs du nucléaire provenant de Greenpeace et d’autres associations « indépendantes ».

 

 
  1. La France produit 540 TWh d’électricité avec des émissions de 46 Mt CO2/an, alors que l’Allemagne produit 631 TWh d’électricité en émettant 334 Mt CO2/an. 

 

 

Quelles économies d’énergie dans le futur ?

Par Guillaume Nicoulaud.
KIC 8462852, aussi connue sous le nom d’étoile de Boyajian, fait encore des siennes.

Les étranges fluctuations lumineuses de cet astre de la constellation du Cygne n’en finissent plus de plonger les astronomes dans des abîmes de perplexité. Personne, à ce jour, n’a été capable de les expliquer, à tel point que, faute d’explication naturelle, nombreux sont ceux qui se demandent si nous n’aurions pas découvert une sphère de Dyson.

Une sphère de Dyson, si tant est qu’une telle chose existe, c’est une gigantesque structure construite par une civilisation très avancée autour d’une étoile pour en capter l’énergie. L’hypothèse, formulée par le physicien et mathématicien Freeman Dyson en 1960, repose sur la même intuition que l’échelle de Kardachev : une civilisation très avancée1 consomme nécessairement des quantités gigantesques d’énergie et, pourvu qu’on en soit matériellement capable, exploiter celle qui est émise par une étoile semble être une bonne idée.

Notre consommation d’énergie a augmenté au cours des derniers siècles

De fait, si vous considérez les derniers siècles de notre histoire — depuis la révolution industrielle — notre consommation d’énergie a effectivement augmenté de façon spectaculaire : non seulement la population Homo sapiens a explosé mais la consommation d’énergie par Homo sapiens a également progressé aussi régulièrement que significativement. Rien qu’entre 1965 et 20152, la population humaine a progressé de 1.6% par an et notre consommation énergétique moyenne a augmenté de 0.94% par an : soit une hausse annuelle de notre consommation globale de l’ordre de 2.55% sur les quarante dernières années.

Au premier abord, on est donc tenté de suivre Kardachev et Dyson dans la mesure où la tendance qu’ils identifiaient dans les années 1960 semble bien se poursuivre : notre développement technologique implique une consommation d’énergie toujours plus importante. Alors que nous ne sommes désormais plus très loin de mériter d’être considérés comme une civilisation de type I — capable d’utiliser toute la puissance disponible sur Terre3 — nous serions condamnés à poursuivre cette fuite en avant sauf, bien sûr, si nous mettons un terme à notre développement.

Mais toute la question est de savoir si les tendances que nous avons observé jusqu’ici vont nécessairement se poursuivre. Après tout, nous parlons d’une période de deux ou trois siècles ; période infime à l’échelle de notre histoire que nos descendants, dans quelques siècles, considèreront vraisemblablement avec une certaine condescendance comme une sorte d’âge de pierre. En d’autres termes, l’idée selon laquelle une civilisation avancée consomme nécessairement énormément d’énergie n’est-elle pas plus le fruit de notre expérience récente qu’une véritable règle intangible du développement civilisationnel ?

Notre consommation d’énergie baisse depuis 2005

En fouillant un peu dans les données disponibles, j’ai comparé la consommation d’énergie par individu dans le monde entier (en noir), celle des pays développés (ici l’OCDE, en bleue) et celle des pays relativement moins développés (i.e. hors OCDE, en rouge). Voici à quoi ça ressemble :


 

Évidemment, ceux d’entre nous qui vivent dans des pays de l’OCDE consomment en moyenne près de quatre fois plus d’énergie que les autres, mais considérez la tendance depuis — en gros — les années 2000 : après un plateau, à l’échelle mondiale, de près de 20 ans durant lesquels notre consommation individuelle n’a pratiquement pas évolué, toute la hausse observée depuis le début des années 2000 est intégralement imputable aux pays hors OCDE.

Dans l’OCDE, c’est-à-dire dans les pays les plus technologiquement développés de la planète, la tendance des dix dernières années est exactement inverse : la consommation d’énergie moyenne par Homo sapiens décline depuis 2005.

Mieux encore : la plupart de ses pays ayant largement entamé leur transition démographique4, nous avons là une décennie entière durant laquelle la consommation d’énergie globale des pays de l’OCDE a baissé. De 2005 à 2015, la consommation énergétique globale augmente de 1.85% en rythme annuel (contre 2.73% de 1965 à 2005) mais dans les pays de l’OCDE, elle régresse de 0.30% par an (contre une croissance annuelle de 1.93% de 1965 à 2005).

Bien sûr, ces données peuvent ne rien signifier du tout. Mais si vous considérez l’histoire récente, il est évident que nous avons réalisé de considérables progrès en matière d’économie d’énergie. Nos voitures modernes, nos habitations et nos appareils électroménagers — pour ne prendre que quelques exemples — consomment infiniment moins que ceux de nos parents. Nous sommes désormais près, parce que c’est économiquement rationnel et parce qu’elles sont disponibles, à investir dans des technologies économes.

Vers un déclin de la consommation énergétique ?

Je peux bien sûr me tromper mais si je devais faire un pari de long terme aujourd’hui, je miserais volontiers sur une stabilisation puis un déclin de notre consommation d’énergie. Deux forces sont à l’œuvre.

D’une part, les pays que nous considérons aujourd’hui comme en voie de développement vont, eux aussi, connaitre leur transition démographique. Les projections de population à long terme que nous voyons souvent circuler sont de simples extrapolations de tendances passées qui ne tiennent pas compte de ce phénomène pourtant largement documenté.

Il n’est même pas impossible que la population humaine finisse, à terme, par régresser d’elle-même. Dans la plupart des pays développés, nous sommes déjà en deçà du seuil de renouvellement d’une population (2.05 enfants par femme) et tout porte à croire que le reste de l’humanité suivra tôt ou tard le même chemin.

D’autre part, il est économiquement plus rentable et rationnel d’économiser nos ressources énergétiques que de chercher à en développer de nouvelles. Pour reprendre l’image (extrême) d’une sphère de Dyson, il faut imaginer les prouesses technologiques et scientifiques qu’une telle entreprise implique : n’est-il pas infiniment plus simple, moins coûteux et moins risqué de développer des véhicules, des habitations et des appareils électroménagers moins gourmands. Très intuitivement, la réponse me semble sans appel : oui, bien sûr.

Et ce, d’autant plus que les gisements d’économies sont absolument immenses. On pense bien sûr à de meilleures isolations de nos maisons ou à des ailes qui optimisent la consommation des avions mais ce ne sont là que des gouttes d’eau.

Considérez, par exemple, les économies qu’implique le simple fait d’envoyer un e-mail plutôt qu’une lettre de papier. Comparez la consommation énergétique de votre smartphone avec celle des multiples appareils — téléphone, appareil photo, PDA, walkman, dictaphone, carte papier… — qu’il a remplacé. Combien nous pourrions économiser encore en mutualisant la préparation de nos repas5 ou le nettoyage de notre linge ?

Je ne sais pas quelle surprise nous réserve KIC 8462852 mais je suis prêt à parier que ce n’est pas une sphère de Dyson : si une civilisation très avancée nous observe de quelque part dans l’univers, nous lui donnons probablement l’impression d’un extraordinaire gaspillage énergétique.

La première loi de l’économie c’est la rareté, et il n’existe aucune raison de penser qu’elle soit différente ailleurs dans l’univers. Notre futur ne réside sans doute pas dans le choix de telle ou telle énergie mais plutôt dans la myriade de stratégies que nous mettrons en œuvre pour les économiser toutes.

 

 

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Diriger sous pression

Pour garder ses équipes énergiques, motivées et volontaires dans l’adversité, le mieux est d’adopter un comportement adapté à la crise, calme et serein, mais méthodique.
Les entreprises aussi traversent des périodes de gros temps. La capacité de leurs dirigeants à conduire leurs troupes face à l’adversité est alors déterminante et joue un rôle irremplaçable dans leur succès à long terme. Ceux qui arrivent à travailler sereinement sous une forte pression partagent quelques qualités utiles, comme de résoudre positivement les conflits au quotidien ou relever les défis avec détermination, sans perdre leur bonne humeur.

Ces leaders et leurs équipes, lorsqu’ils ressentent une forte pression, savent en prendre conscience suffisamment tôt pour adapter alors leurs réactions de façon appropriée.

C’est d’autant plus important que les causes de la pression ambiante peuvent être internes ou externes, résulter d’un incident opérationnel ou d’une montée en puissance inattendue du carnet de commandes. Les mauvais comme les bons problèmes.

Importance du leader

Le rôle du leader est alors d’une importance capitale. Il peut, soit réagir négativement et laisser l’urgence lui dicter de mauvaises décisions, soit rester positif, quoi qu’il arrive, afin de dominer son sujet, tout en refusant fermement la pression.

Pour garder ses équipes énergiques, motivées et volontaires dans l’adversité, le mieux est d’adopter un comportement adapté à la crise, calme et serein, mais méthodique. Pendant toute la durée du phénomène, prenez-vous 10 minutes ou ¼ d’heure chaque matin, en attaquant votre journée de travail, pour analyser objectivement la situation et distinguer les vraies priorités.

Une fois celles-ci identifiées, divisez-les en objectifs les plus élémentaires possibles — le fameux discours de la méthode de Descartes —, ceux aussi qui peuvent être atteints le plus rapidement, afin de maintenir haut le moral de vos équipes à qui vous serez en mesure d’annoncer régulièrement de petites victoires.

Maintenir le cap

Si vous constatez que la résolution de la crise est plus longue que ce que vous avez imaginé au départ, n’hésitez pas à refondre certains des objectifs afin de les rendre plus facilement atteignables. Il faut maintenir le cap et c’est en gardant les équipes sous pression, mais dans le calme, que vous finirez par y arriver.

Vous-même, si vous commencez à douter parce que les problèmes ne se résolvent pas aussi vite que vous l’aviez prévu, ne montrez jamais votre désarroi à vos équipes. Elles ont l’œil rivé sur vous et vous font toute confiance. Laissez entrevoir vos incertitudes et la panique gagnera tout le monde ! Alors, si vous vous sentez trop seul, prenez un coach pour vous aider à surmonter vos interrogations, quelqu’un de compétent à qui vous pourrez exposer la situation, qui vous écoutera attentivement et vous posera les bonnes questions pour alimenter votre raisonnement, mais jamais ne laissez entrevoir votre doute à vos proches collaborateurs.

Toujours réfléchir

Recommencez chaque jour votre réflexion. Si la solution envisagée aboutit à une impasse, pivotez avec souplesse vers un autre choix, mais toujours en faisant face, en vous montrant serein, en vous présentant à vos troupes dans une attitude calme et déterminée.

Ce n’est pas toujours facile mais il y a, lorsqu’on a traversé ensemble des épreuves, un vrai bénéfice pour tout le monde. Ceux qui ont fait partie des équipes qui y étaient plongées en sortent plus forts, plus solidaires, avec un sentiment d’appartenance renforcée. Comme après Austerlitz autrefois, ils diront souvent fièrement par la suite : « J’en étais » !

 

 

 

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Publifin: le sort de Stéphane Moreau entre les mains du MR liégeois

Stéphane Tassin Publié le - Mis à jour le


 
Un éclairage réalisé par nos confrères de La Libre Belgique.

Si la commission d’enquête Publifin/Nethys reprend ses droits ce jeudi (voir ci-contre), les péripéties du conseil d’administration de Publifin se révèlent peut-être plus intéressantes à suivre. En effet, il y a deux semaines, ce même conseil avait vu le PS et le MR renoncer à mettre en branle le mécanisme permettant à court terme de renouveler le conseil d’administration de Nethys et débarquer les membres du comité de direction qui posent problème. Depuis lors, les mêmes partis, par la voix de leurs députés, membres de la commission d’enquête (Crucke pour le MR, Zrihen et Prévot pour le PS), ont insisté au côté de leurs collègues CDH (Fourny) et Ecolo (Hazée), pour que Stéphane Moreau (CEO de Nethys) soit bel et bien démis de ses fonctions.

Les socialistes et libéraux liégeois vont-ils continuer à protéger le toujours bourgmestre d’Ans où vont-ils se ranger à l’avis de leurs collègues commissaires ? Ils en avaient en tout cas l’occasion, lundi sur le coup de 17 h, puisque le conseil d’administration de Publifin se réunissait à nouveau. Selon Marc Hody, l’administrateur Ecolo, "Certains signaux informels me précisent que le MR devrait suivre." Avec les voix libérales, CDH et Ecolo, la décision pouvait être prise sans l’aval du PS. Rappelons que le CA de Publifin doit convoquer l’AG de Finanpart pour qu’elle renouvelle son CA. Ce dernier devra ensuite en faire de même avec Nethys.

Mais d’autres questions étaient également à l’ordre du jour. Marc Hody comptait bien aborder les recommandations (du rapport intermédiaire) de la commission d’enquête et proposer leur mise en route rapide. "Comme le remboursement volontaire des montants trop perçus par les membres des comités de secteur, la structure et le fonctionnement du groupe ou encore le retour de Resa au sein de Publifin", explique-t-il.

Comment Nethys a-t-elle désigné ses avocats ?

Enfin, l’administrateur Ecolo comptait bien interroger le président du conseil d’administration, Paul-Emile Mottard (PS) sur la procédure entamée par Nethys à l’encontre de cinq députés wallons et membres de la commission d’enquête - lesquels sont convoqués par la justice namuroise, le 23 mai prochain . "A-t-il été informé de cette procédure ? Est-il d’accord avec cette procédure ? Comment les avocats ont-ils été désignés ?" Si Marc Hody ne conteste en rien le droit des dirigeants de Nethys à saisir la justice, il considère, par contre, que le faire, en faisant payer les frais par la société à capitaux publics, est choquant.


 

 

Commission d’enquête Publifin: le retour des auditions


 

Bureau. Sur proposition du bureau, la commission d’enquête Publifin/Nethys a décidé de procéder à de nouvelles auditions. Trois dates ont ainsi pu être déterminées.

Le 18 mai. Les auditions débuteront à 8 heures pour se terminer à midi. Il s’agira, ce jour-là, d’entendre le chef comptable de Nethys, M. Spirlet et le directeur juridique, M. Bernard. Les questions porteront sur les rémunérations au sein des comités de secteur.

Le 1er juin. Les auditions débuteront à 8 heures pour se clôturer à midi. Les commissaires entendront un ou des représentants de la Cwape (le régulateur gaz-électricité). Des questions écrites ont été envoyées à l’organisme. En fonction des réponses à apporter, la Cwape déterminera qui viendra répondre aux députés.

Le 8 juin. La commission se réunira l’après-midi et entendra l’actuelle directrice de la DGO5 - ou l’ancienne, à savoir Sylvie Marique en poste à l’époque et actuellement secrétaire générale de l’administration wallonne. Le bourgmestre de Fourons Huub Broers sera également entendu. S.Ta.

Stéphane Tassin
 

 

 

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Accès des commerçants et indépendants à nos recyparcs dès le 16 mai 2017

 
 

Conformément à la Déclaration de politique régionale ainsi qu'aux mesures déterminées par l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 9 juin 2016, il était prévu que l'ensemble du réseau de recyparcs wallons s'ouvre plus largement, dès le 1 cr janvier 2017, aux déchets issus d'activités professionnelles.


Cette démarche traduit la volonté du Gouvernement Wallon de proposer une solution. aisée et de proximité aux personnes morales disposan􀀒 de petites quantités de déchets à évacuer. Sont notamment concernées les fractions de déchets non dangereux, similaires à ceux des ménages, visées par l'obligation de tri instaurée par l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 5 mars 2015 et_détenues par les personnes physiques et morales dont l'activité professionnelle génère des déchets.


Dans ce contexte, les intercommunales wallonnes de gestion des déchets ont dès lors, de commun accord au sein de la COPIDEC, examiné et défini les modalités pratiques de mise en œuvre de cette mesure.

En ce qui concerne plus spécifiquement INTRADEL, ces nouvelles dispositions seront d'application. à partir de ce mardi 16 mai 2017 prochain, et ce dans quinze de nos recyparcs :
Amay - Flémalle 2 - Hannut - Herve - Herstal  - Huy - Juprelle - Angleur - Glain - Lontzen - Ouffet - Nandrin - Theux Trooz - Waremme

La souscription des packs se fait via un formulaire sur le site internet
http://www.intradel.be. Ce formulaire permet de sélectionner le type de pack et de rentrer les coordonnés complètes du client (n° d'entreprise indispensable !).
Le formulaire se clôture via une invitation à payer mentionnant le montant et le pack choisi.· Après réception du paiement, une carte d'accès est envoyée par courrier.

 

 

 

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Foyer : la (lourde) charge psychologique des femmes

24/04/17 à 10:43 - Mise à jour à 10:43

Source: Le Vif

S'occuper des tâches ménagères, prendre de soin des enfants, mais aussi organiser, planifier et gérer le foyer. Si les hommes prennent de plus en plus part aux tâches domestiques, la " charge mentale " incombe toujours majoritairement aux femmes.

Quand il s'agit des tâches ménagères et des soins aux enfants, les couples tendent à s'équilibrer depuis quelques décennies. En effet, en 2010 les femmes consacraient 183 minutes par jour aux tâches domestiques, les hommes 105. Il y a 30 ans, cet écart de 78 minutes s'élevait à 138 minutes, selon les chiffres de l'Insee rapportés par La Croix.

En plus des tâches ménagères et des soins aux enfants, les spécialistes ont décelé un troisième pilier de tâches quotidiennes : la charge mentale.

Il s'agit de "ce travail de gestion, d'organisation et de planification, qui est à la fois intangible, incontournable et constant, et qui a pour objectifs la satisfaction des besoins de chacun et la bonne marche de la résidence", commente la chercheuse canadienne Nicole Brais. Et cette tâche incombe le plus souvent aux femmes.

 

Il s'agit d'une charge difficilement quantifiable, mais qui peut néanmoins avoir des conséquences sur la personne sur qui elle pèse. "Même quand je suis au travail, je pense à ma fille : ai-je bien fait telle recommandation à la nounou ? Y a-t-il encore assez de yaourts pour ce soir ? Que va-t-on faire ce week-end ? illustre Françoise dans les colonnes de La Croix. Ce sont des pensées assez prenantes, voire envahissantes, car elles impliquent une forme de vigilance permanente."

De nombreuses femmes témoignent souffrir de cette charge qui procure beaucoup de stress, mais en dégagent également une certaine fierté. "La charge mentale du foyer est un enjeu de pouvoir au sein du couple, relève ainsi Christine Castelain-Meunier, sociologue au CNRS.

Pour équilibrer davantage les couples, les femmes devraient donc apprendre à déléguer, également, l'organisation du foyer à leur compagnon. Mais pour cela, les hommes doivent aussi accepter de prendre leur part de responsabilité.

"Un modèle est construit à deux, en fonction, certes, de la place que la mère laisse au père, mais aussi en fonction de la place que demande le père, remarquait la sociologue Michèle Ferrand dans une interview, en 2004, à la revue Mouvement. Certains prétendront que les femmes préfèrent s'occuper de la famille ; je ne le crois pas. C'est toujours une charge. Si les femmes sont épaulées par un père présent, elles s'en libèrent."    

 

 

 

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5 000 euros par mois pour Javaux,

 

ce n’est pas assez pour Zakia Khattabi

 

Li. B. Publié le mercredi 10 mai 2017 à 10h23 - Mis à jour le mercredi 10 mai 2017

 

 à 10h56

 

Jean-Michel Javaux, c’est le cumulard qui gêne aux entournures à Ecolo. 

En 2015, il avait huit mandats, dont cinq rémunérés. Parmi eux : bourgmestre d’Amay et président de Meusinvest. "Nous souhaitons un décumul complet. C’est-à-dire un homme/une femme, un mandat", scandait la coprésidente d’Ecolo, Zakia Khattabi, mardi, sur La Première. 

Javaux va donc devoir choisir ? "Non… Bourgmestre d’une petite commune telle qu’Amay ne permet pas d’avoir un temps plein et ne permet pas d’avoir un salaire tel que celui qu’on peut avoir quand on a un temps plein." 

Ah bon !? Selon le site de l’Union des villes et communes de Wallonie que la Libre Belgique a pu consulter, le maïeur d’Amay (14 000 habitants) perçoit un revenu de 60 000 euros brut par an, hors avantages en nature. Soit 5 000 euros par mois. 

Insuffisant, vraiment ?

 

 

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Faux mayeurs empêchés; la chasse est ouverte

05/05/17 à 08:25 - Mise à jour à 08:29
Du LeVif/l'Express du 05/05/17

Sous pression, le gouvernement wallon serre la vis de la gouvernance. A l'avenir, les bourgmestres nommés ministres, dont Paul Magnette et Maxime Prévot, devront effectivement passer la main et abandonner les prérogatives du pouvoir local. Et à Bruxelles ? Rien de neuf. Pourquoi ?

Rudi Vervoort, bourgmestre empêché d'Evere et ministre-président bruxellois. 

 

On allait voir ce qu'on allait voir : le gouvernement wallon mettrait fin à la confusion des cumuls de mandats. Le ministre-président Paul Magnette (PS) l'annonçait en tout cas le 19 août 2015. On a vu : dix-neuf mois plus tard, juste avant le 1er mai, voilà que l'exécutif wallon sort l'artillerie lourde.

Le plan présenté le jeudi 27 avril dernier, qui doit encore être avalisé par le parlement de Wallonie, prévoit de nouvelles règles en matière de transparence des mandats et des rémunérations, de balises pour ces rémunérations, d'incompatibilités et de sanctions. Il réduit aussi à néant la marge de manoeuvre, sur le terrain local, d'un ministre bourgmestre empêché : à l'avenir, il ne pourra plus assister au collège communal, présider le conseil communal, signer des documents officiels émanant de la commune ou des courriers d'invitation, ni porter l'écharpe mayorale, à de rares exceptions près. Seul le titre de bourgmestre faisant fonction sera encore admis, en lieu et place d'échevin délégué aux fonctions mayorales. L'appellation, tombée du ciel, de " bourgmestre en titre ", passe également à la trappe. Le MR wallon, qui avait déposé un projet renforçant l'empêchement il y a deux ans, rit sous cape.

Une révolution ? Juste le retour au principe initial de la loi, en fait. Car, en vertu de la loi communale, fédérale d'abord, puis régionalisée depuis 2001, un ministre élu bourgmestre ne peut assumer cette mission : il est de facto bourgmestre empêché. Autrement dit ? " Au niveau des principes, c'est limpide, résume Jérôme Sohier, directeur du Centre de droit public de l'ULB. Un bourgmestre empêché garde le titre sans pouvoir en exercer les fonctions. C'est la règle. On peut parader avec un titre de bourgmestre, point. Ensuite naissent les controverses. "

Et des controverses, il y en a eu ! Parmi les ministres francophones du pays, tous niveaux de pouvoir confondus, une dizaine sont aussi bourgmestres : les Wallons Paul Magnette (PS), Maxime Prévot (CDH), Carlo Di Antonio (CDH), les communautaires Rudy Demotte (PS), Isabelle Simonis (PS), les fédéraux Daniel Bacquelaine (MR), Charles Michel (MR), François Bellot (MR), les Bruxellois Rudi Vervoort (PS) et Didier Gosuin (DéFI). Certes, quelques-uns ont transmis les rênes de leur commune à d'autres. Mais certains bicasquettards sont bel et bien restés les patrons de leur localité, s'asseyant sans états d'âme sur le décret censé les en empêcher. C'est surtout le cas de ceux qui avaient juré, en campagne électorale, qu'ils se voueraient corps et âme à leur fonction communale, Paul Magnette et Maxime Prévot en tête. Promesses, promesses.


 

Le feu brûle

" Je continuerai à présider le conseil communal. Je participerai à toutes les réunions de collège, en tant qu'invité : je n'aurai pas de voix délibérative, mais j'aurai toujours le magistère de l'influence, déclarait ainsi, avec assurance, le mayeur de Namur, également vice-président du gouvernement wallon, Maxime Prévot, en 2014. Bref, je garde le leadership sur Namur. Pour ne pas créer de confusion (sic), il n'y aura pas de "bourgmestre faisant fonction" mais un "échevin délégué aux responsabilités mayorales". " Touchant aveu.

Trois ans plus tard, la colère gronde. Les répliques de l'affaire Publifin n'en finissent pas et la population en a ras la carafe. Le PS perd des plumes dans les sondages tandis que la gauche radicale cartonne. Il y a désormais le feu. Il y a le feu depuis des années, en fait. Mais aujourd'hui, on dirait que le feu brûle. Donc, le gouvernement wallon a tranché.

Il était temps. Car au fil des ans, le concept d'" empêchement " pour un bourgmestre ministre avait tant évolué que les balises de ce statut s'étaient complètement effilochées. A l'origine, la loi prévoyait clairement que, dès sa prestation de serment, le ministre bourgmestre était remplacé dans tous les aspects de la fonction et ne pouvait accomplir aucun acte ressortant de la compétence du bourgmestre, qu'il soit de nature strictement administrative ou protocolaire.

" L'objectif était de permettre une disponibilité maximale du bourgmestre, indispensable à une bonne administration de la commune ", rappelle Marie Lambert de Rouvroit, spécialiste en droit constitutionnel à l'université Saint-Louis. Les concentrations de pouvoir et conflits d'intérêts devaient eux aussi être évités de la sorte.

Mais en Wallonie, une circulaire de 2012 va singulièrement détendre le filet légal tendu autour des bourgmestres ministres. L'encore ministre PS des Pouvoirs locaux, Paul Furlan, par ailleurs bourgmestre empêché de Thuin, la signe. Le texte précise la marge de manoeuvre d'un bourgmestre empêché.

Ce dernier ne peut poser le moindre acte qui engage juridiquement la commune. En revanche, il peut siéger au conseil communal, voire même le présider, et assister au collège des bourgmestre et échevins si on l'y invite à titre d'expert. Une qualité qu'il peut faire prévaloir sur toutes les matières... " Je suis de ceux qui pensent qu'une plainte pourrait être déposée auprès du pouvoir de tutelle lorsqu'un bourgmestre empêché assiste systématiquement aux réunions du collège. Toutes les décisions prises dans un tel cadre sont, pour moi, illégales ", assène Jérôme Sohier.

Une fois entendu, le ministre mayeur ne peut certes pas voter, précise la circulaire. Mais l'empêché peut assurer des missions officielles de représentation et porter l'écharpe mayorale. Il peut aussi disposer d'un bureau à la maison communale et y tenir des permanences. Un bourgmestre empêché peut encore utiliser un papier à en-tête communale et le signer comme bourgmestre empêché. Il peut enfin représenter le collège à toute manifestation sportive, culturelle ou folklorique. " Cette pratique est contraire au texte et à l'esprit de la loi, relève le constitutionnaliste Marc Verdussen (UCL). Il y a sous ces pratiques une arrogance à considérer qu'on est irremplaçable partout. "

La latitude instituée par la circulaire Furlan, Jacqueline Galant (MR), bourgmestre de Jurbise lorsqu'elle était encore ministre fédérale de la Mobilité, ou Paul Furlan lui-même, à Thuin, en profitent largement. Bien peu nombreux sont ceux qui pourraient par ailleurs citer le nom des bourgmestres faisant fonction à Namur et à Charleroi. " On a assisté à une dégringolade dans les contraintes qui étaient imposées initialement aux bourgmestres empêchés, note Anne-Emmanuelle Bourgaux, chargée de cours en droit constitutionnel à l'UMons-ULB. Un bourgmestre peut même être remplacé par un échevin qui devient à son tour empêché. Mais où va-t-on ? "

Vers l'iniquité, en tout cas. Car certains bourgmestres d'une petite commune ont dû renoncer à leur poste de député en raison de la nouvelle législation wallonne anticumul, alors que des ministres, par ailleurs élus dans de très importantes villes, ont, eux, pu conserver les deux fonctions.

" Les dispositions en vigueur jusqu'ici ne cadraient pas suffisamment les actions du bourgmestre empêché, analyse Geoffrey Grandjean, politologue à l'ULg. Il y avait là un vide juridique dont je ne pense pas qu'il ait été historiquement voulu. Il ne faut pas oublier que quand il n'est pas juridiquement interdit, le cumul est politiquement obligatoire pour survivre professionnellement et priver ses concurrents de ressources. "

Incompatibles ?

Au-delà de ces mesures toutes fraîches, certains s'interrogent toujours sur une incompatibilité complète de ces deux mandats. L'empêchement constitue une sorte de garantie professionnelle pour le ministre qui perdrait son mandat en cours ou en fin de législature. A travers ce filet assurantiel, c'est toute la question du statut de l'élu qui est posée. Un ministre n'a ainsi pas droit à des indemnités de chômage s'il perd son travail.

" Au lieu de limiter les mandats en interdisant le cumul, on a complexifié la situation par l'empêchement et augmenté le nombre de mandats, regrette Geoffrey Grandjean. Pourquoi la question du décumul temporel n'est-elle pas abordée ? Si les élus pouvaient avoir maximum deux mandats de suite, ils ne seraient pas obnubilés par leur réélection. " Rendre les casquettes ministérielle et mayorale non compatibles amènerait aussi davantage de renouvellement dans le monde politique.

" En fait, embraie Anne-Emmanuelle Bourgaux, l'empêchement permet à l'élu de ne pas choisir entre ses deux mandats. Il faudrait ne garder l'empêchement que pour les congés ponctuels, maladies ou congés parentaux. "

Du côté d'Ecolo, on prône à tout le moins un total décloisonnement entre les fonctions de bourgmestre et de ministre. " Même s'il existera toujours une zone d'influence qu'on ne peut réguler, reconnaît le député wallon Stéphane Hazée. Revenir à l'esprit de la loi résoudrait déjà beaucoup de problèmes parce qu'on en est aujourd'hui très loin. Sinon, il faut interdire totalement l'empêchement. "


 

A Bruxelles, rien ne presse

En Région de Bruxelles-Capitale, la décision prise par l'exécutif wallon n'a aucunement changé la donne : l'équipe de Rudi Vervoort (PS), ministre-président et bourgmestre empêché d'Evere, maintient son plan de travail et de réflexion sur la bonne gouvernance. Il devrait aboutir pour cet été. Dans ce contexte, le groupe de travail qui réunit des députés de la majorité et de l'opposition, piloté par Charles Picqué (PS), a évoqué le sujet du cumul des mandats de bourgmestre et de ministre. Mais il n'a pas encore été abordé.

Les membres du groupe de travail ont été invités à déposer leurs revendications et suggestions de façon anonyme. La question du cumul bourgmestre - ministre y figure. Ecolo assure l'avoir soumise. Qui d'autre ? Impossible à savoir. " Le MR soutient l'idée qu'un bourgmestre choisi pour être ministre doit redevenir conseiller communal et ne plus disposer d'aucun des attributs de pouvoir d'un mayeur, indique Vincent De Wolf, bourgmestre libéral à Etterbeek. Il ne s'agit donc plus de dire qu'il est bourgmestre empêché. Il n'est plus bourgmestre du tout. "

Chez Ecolo, on est pour un choix radical : ou on est ministre, ou on est bourgmestre. " On voit bien que le cumul, avec le concept d'empêchement, ne fonctionne pas, enchaîne Zoé Genot. Cela engendre des situations trop ambiguës. "

La position du CDH bruxellois est moins claire. La situation qui prévalait jusqu'ici pour Maxime Prévot ne rend pas la prise de parole facile. " Je suis pour le décumul total, mais je suis largement minorisé ", glisse néanmoins un élu humaniste.

" Au Canada, rappelle le député DéFI Emmanuel De Bock, on ne peut pas être candidat pour deux scrutins différents. Si l'on veut se présenter à une élection, on doit d'abord quitter son poste de mandataire public précédent.

Contrairement à ce qui se passe en Région wallonne, il ne semble pas qu'il y ait le feu au lac, à Bruxelles. " Je ne suis pas sûr que le cumul bourgmestre-ministre sera sacrifié sur l'autel Publifin ", avance Emmanuel De Bock.

Il faudrait en tout cas éviter que les différentes Régions du pays mettent en place des systèmes de cumul ou de décumul imposé différents. Ce n'est pas gagné... 

 

 

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Le dérangeant cumul du cabinet Reynders

04/05/17 à 10:40 - Mise à jour à 11:34
Du LeVif/l'Express du 05/05/17

Le vice-Premier MR, Didier Reynders, a-t-il les mains liées dans les délicates négociations ciblant l'éolien en mer ? Le cumul de sa cheffe de cabinet, Alexia Bertrand, le contraint au mieux à une inconfortable passivité. Dont les francophones, face aux velléités flamandes, se seraient bien passés.

Didier Reynders influence-t-il les enquêtes de la Sûreté sur le trio kazakh? © BELGA/Dirk Waem

 

Quand il est question de l'avenir énergétique du pays, les grandes directives politiques ne s'arrêtent pas aux portes du seul cabinet de la ministre Marie-Christine Marghem (MR). Encore moins quand un dossier, à l'image du soutien à l'éolien en mer du Nord, se chiffre en milliards d'euros. Encore moins quand les intérêts divergent entre Flamands et francophones. Encore moins quand on est, par exemple, Didier Reynders, vice-Premier ministre MR et ministre des Affaires étrangères et du Commerce extérieur, associé à tout.

Depuis plusieurs mois, le gouvernement fédéral se penche sur deux dossiers sensibles, dont l'issue conditionnera, pour de longues années, la trajectoire de l'effort belge en matière d'énergies renouvelables. Il y a, d'une part, le projet controversé du Modular Offshore Grid (MOG), un système de raccordement au large de Zeebruges, auquel tous les parcs devront se raccorder. L'investissement à la charge d'Elia, le gestionnaire du réseau de transport de l'électricité, se chiffre à 400 millions d'euros. Il y a, d'autre part, l'épineux débat autour du soutien aux trois derniers parcs en mer, dont le coût oscillerait entre trois et cinq milliards d'euros. Le secrétaire d'Etat à la mer du Nord, Philippe De Backer (Open VLD), veut annuler ces concessions qu'il compare à un " pay-for-life pour l'Etat et le citoyen ", comme indiqué dans L'Echo le 21 avril dernier.

Appétits financiers


 
Beaucoup d'argent en jeu, et donc beaucoup d'appétits chez les développeurs de parcs, que le gouvernement pourrait aiguiser ou contrarier en un claquement de loi, selon la position défendue au terme des négociations entre les partis. En tant que seule formation francophone de la majorité, le MR doit indéniablement compter sur chacun de ses représentants pour contrarier toute revendication unilatérale du nord du pays - le MOG était, à la base, une demande insistante des partenaires flamands. Question : Didier Reynders dispose-t-il de toute la latitude nécessaire pour participer au débat dans les limites de ses compétences ? " Sur ces matières, on constate une grande passivité de sa part, ce qui aboutit inévitablement à un déséquilibre qui profite aux intérêts flamands ", témoigne un observateur de premier rang. Les affinités du vice-Premier MR avec l'entrepreneur Luc Bertrand, président du conseil d'administration du holding Ackermans & Van Haaren (AVH), y sont sans doute pour quelque chose. Tout comme le double engagement de sa cheffe de cabinet, Alexia Bertrand, fille de Luc, par ailleurs administratrice rémunérée chez AVH.
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L'(in)action du vice-Premier MR dans ces dossiers reste inévitablement conditionnée par l'autre rôle que joue sa cheffe de cabinet chez AVH


 

Ce holding tentaculaire, dont le chiffre d'affaires s'élevait en 2016 à 4,9 milliards d'euros, regroupe des participations dans des secteurs très variés : les banques privées, l'immobilier, l'huile de palme, le ciment et surtout l'ingénierie maritime, qui alimente plus de 60 % de ses rentrées financières. Dans ce dernier domaine, AVH contrôle à 100 % l'entreprise Deme, notamment incontournable dans le développement éolien en mer. Le groupe Deme, et donc AVH, et donc ses administrateurs, ont tout à gagner avec la construction du Modular Offshore Grid. " Si le projet se concrétise, tout le monde sait que Deme, qui possède toute la logistique, en tirera des bénéfices ", confie un expert. A l'inverse, la société aurait beaucoup à perdre si le gouvernement annulait les concessions attribuées aux trois derniers parcs. Deme figure en effet dans le consortium actionnaire de deux d'entre eux. Vu les enjeux, il apparaît logique que le groupe puisse tenter de faire pression sur l'action du fédéral, comme en atteste la récente sortie dans L'Echo d'Alain Bernard, le CEO de Deme.

" Toute situation de conflit d'intérêts, si elle se présente, sera scrupuleusement évitée ", affirmait le porte-parole de Didier Reynders en septembre 2015, en réponse à l'entrée en fonction, le mois suivant, d'Alexia Bertrand comme directrice de cabinet. Cette juriste de 37 ans, notamment diplômée de Harvard, experte en techniques de négociation, l'avait intégré en tant que conseillère dès février 2012. " La principale mesure mise en place en ce qui concerne les conflits d'intérêts, inspirée du droit des sociétés, consiste à le faire connaître et à ne pas être en charge de la prise de décision ", précise-t-elle au Vif/L'Express. En ce qui concerne les discussions portant sur l'éolien offshore, Alexia Bertrand assure ainsi avoir systématiquement signalé son conflit d'intérêts lors des réunions avec les autres chefs de cabinet des vice-Premiers ministres. " Je me suis limitée à relayer la position du cabinet de tutelle (NDLR : celui de Marie-Christine Marghem) ", poursuit-elle. En outre, l'interlocuteur de référence chez Didier Reynders en matière d'énergie n'est pas Alexia Bertrand. Il s'agissait, jusqu'ici, de Jihane Annane ; désignée à la tête du comité de pilotage du RER, elle a quitté l'équipe de Didier Reynders le 1er mai.


 

Le soutien à l'éolien en mer du Nord se chiffre à plusieurs milliards d'euros. © Denis Closon/isopix


 

Une expertise ambivalente

Rien à signaler, martèle donc le cabinet. " Les réponses argumentées d'Alexia Bertrand sur les cas dont vous faites mention sont également celles apportées par Didier Reynders et le Mouvement réformateur ", commente son porte-parole. Ce n'est pourtant pas si simple. Même en se positionnant en retrait, pour éviter tout conflit d'intérêts, l'(in)action du vice-Premier MR dans ces dossiers reste inévitablement conditionnée par l'autre rôle que joue sa cheffe de cabinet chez AVH, où l'expertise en négociation de cette dernière semble tout aussi opportune pour tenter de convaincre un gouvernement - belge, par exemple - de renoncer à une décision qui serait défavorable aux activités du holding.

Le 23 mars dernier, le gouvernement a adopté en deuxième lecture un avant-projet de loi portant, entre autres, sur l'obligation de raccordement des parcs au MOG, en dépit des critiques qui ont fusé sur le coût, l'utilité et la sécurité d'approvisionnement - qui paiera en cas de dommages ? - de ce système centralisé. L'hypothèse d'une annulation des concessions aux derniers parcs, visant à les réattribuer éventuellement à des développeurs moins chers, apparaît quant à elle peu probable. Deux issues en tout point favorables, si elles se concrétisent, aux administrateurs d'AVH. Et au moins à l'une des " deux " Alexia Bertrand. 

 

 

 

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Le CoDT, un grand pas en avant ! 

A partir du 1er juin 2017, la gestion de la planification urbanistique et des demandes de permis d’urbanisme va être simplifiée. En effet, le CoDT (le Code du Développement Territorial) va rentrer en application. De bonnes nouvelles en perspective !

Une planification moins contraignante

La plupart des textes régissant l’aménagement du territoire et les demandes de permis vont avoir une valeur indicative et ne seront plus obligatoires. Les plans de secteurs, ainsi qu’un Guide régional d’Urbanisme, seront les deux seuls documents à valeur réglementaire. Une plus grande liberté sera laissée aux auteurs de projets et aux maîtres de l’ouvrage. Il sera possible d’organiser une réunion de projet avec tous les acteurs concernés avant d’introduire un permis d’urbanisme.

Des délais mieux maîtrisés

Finis les délais interminables et les permis non délivrés pour absence de réactivité de l’autorité administrative. Si la Commune ne répond pas dans le délai imparti, le demandeur pourra transmettre le dossier au fonctionnaire délégué puis au Ministre qui prendra le relais. Ce mécanisme, appelé la saisine automatique, permettra de respecter les délais se prolongeant aujourd’hui interminablement dans certaines communes.

Simplification administrative

Dans un mois, avec l’entrée en vigueur du CoDT, disparaîtront les formulaires dans lesquels de nombreuses données devaient être introduites plusieurs fois ! Il n’y aura plus qu’un seul document, l’annexe 4,  à remplir pour les demandes de permis d’urbanisme (anciennement permis de bâtir) en complément des plans à introduire. Beaucoup de temps et d’énergie seront ainsi économisés.

Il reste moins de 30 jours avant la mise en application de cette grande réforme de l’urbanisme. Les mois qui suivront seront sans doute un peu houleux pour les permis qui seront introduits. À long terme, une fois la machine rodée, cela devrait simplifier le travail de tous les intervenants.
 

 

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PTB : la loi de la rue

03/05/17 à 11:55 - Mise à jour à 11:57
Du LeVif/l'Express du 28/04/17

Le parti d'extrême gauche refuse toute convergence des gauches sans rejet du cadre néolibéral. La résistance du peuple se fera en manifestant, jusqu'au grand soir.


 

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise, fort de son très beau score au premier tour de la présidentielle française, a longtemps refusé de donner une consigne de vote pour le second tour du 7 mai, ne choisissant pas entre l'En marche ! de Macron et l'extrême droite lepéniste. " Une faute ", a fustigé Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire général du PS.

En Belgique, Peter Mertens, président du PTB, comprend ce " ni-ni " de Mélenchon. Et le justifie : " Il est alarmant qu'au coeur de l'Europe, une candidate raciste comme Marine Le Pen arrive au deuxième tour. Mais Le Pen est aussi le produit du discours haineux de Sarkozy et de l'austérité européenne sans perspective de Hollande. Le nationalisme extrémiste est l'autre face de la médaille d'une politique extrémiste du marché : nous ne pouvons pas dissocier les deux. " Voilà le vrai visage du PTB, pour qui le score de Mélenchon au premier tour est une " base pour la résistance contre la future présidence ". Dans la rue, s'entend...

"Complice de Le Pen"

" Le PTB est complice de Marine Le Pen ", peste Denis Ducarme, chef de groupe MR à la Chambre. " Des communistes ", fustige-t-on chez Ecolo ; " Ce ne sont pas des démocrates ! ", clame au Vif/L'Express Laurette Onkelinx, vice-présidente du PS en dénonçant la " loi de la rue " comme seule valeur du parti.

Pour autant, le parti de gauche radicale est donné grand vainqueur des prochains scrutins en Belgique. Le voilà à 20,5 % dans le dernier baromètre La Libre/RTBF du 25 mars dernier, deuxième parti wallon derrière le MR, mais devant le PS. Le voilà, fin mars toujours, à 16,8 % à Liège selon un autre sondage RTL-TVI/Le Soir, en forte hausse avec Ecolo, tandis que le PS s'effondre. Aux yeux du porte-parole Raoul Hedebouw, c'est là que se joue la recomposition structurelle du paysage politique au sud du pays. " Une part de plus en plus importante du peuple de gauche en a marre de cette gauche traditionnelle qui, au nom du réalisme, a fait avaler les couleuvres de la droite, tonne-t-il. Ce n'est pas seulement l'effet passager de Publifin, ni des drames sociaux à Arcelor, chez ING ou Caterpillar. La remise en question est bien plus profonde. C'est toute une génération qui en a marre d'entendre depuis vingt-cinq ans : "Sans nous, ce serait pire." "

Les perspectives sont historiques pour le petit parti maoïste. Raoul Hedebouw reconnaît être noyé sous les demandes et se félicite d'assister à la création de nombreuses sections locales : " Nous sommes conscients de la responsabilité historique qui est la nôtre. Nous disons aussi aux électeurs que le simple fait de voter pour le PTB ne suffira pas, car les forces de résistance sont importantes. On a coupé les moyens budgétaires de la Grèce pour mettre Syriza les genoux à terre, c'était presque un acte de guerre. Une mobilisation de l'ensemble de la population sera nécessaire. Nous invitons les gens à agir au niveau des comités de quartier, des délégations syndicales, partout où ils le peuvent. " Une révolution en marche, au sens propre comme au sens figuré.

Et quand Marc Goblet, secrétaire général sortant de la FGTB, en appelle à une union de toute la gauche, il a cette réponse ferme : " Pas à n'importe quel prix ! Il faut que la Belgique sorte des traités européens contraignants qui imposent l'austérité, votés par le PS et Ecolo. La gauche traditionnelle a intégré les règles du jeu de la société libérale. Nous, nous voulons sortir du cadre néolibéral. On ne nous fera pas le coup que l'on a fait à Ecolo en 1995-2000. " Une allusion à la convergence des gauches, par laquelle, à l'époque, le rusé Philippe Moureaux (PS) avait piégé les verts en leur volant leur âme.

 

 

 

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RACHAT DES ANNÉES D’ÉTUDES POUR LA PENSION : AUSSI POUR LES INDÉPENDANTS
 

Sur proposition du Ministre des Indépendants Willy Borsus et du Ministre des Pensions Daniel Bacquelaine, le Conseil des ministres a approuvé de nouvelles modalités avantageuses de rachat des années d’études pour les indépendants.
Les indépendants pourront donc, tout comme les salariés et les fonctionnaires, racheter leurs années d’études. Selon le Ministre des Indépendants, l’objectif poursuivi est toujours le même : compléter la pension légale de l’indépendant pour lui permettre de disposer au total d’un revenu comme pensionné qui atteint au moins le niveau de la pension légale de salarié.
À cet effet, les mesures suivantes ont été mises en place :
 Le système permettra aux indépendants de racheter leurs années d’étude à partir de leurs 20 ans pour 1.500 € par année pendant une période transitoire de 3 ans. Après les 3 ans (2020), cette limite de 20 ans disparait. Les indépendants pourront alors racheter toutes leurs années d’études, mêmes celles d’avant leurs 20 ans, ce qui n’est actuellement pas possible ;  Actuellement un indépendant doit racheter la totalité de ses années d’études. Avec la réforme, il pourra choisir le nombre d’années qu’il veut racheter.  La cotisation à payer pour racheter une année est uniformisée pour tous les indépendants : elle sera de 1.500 € par année, pour un boni de pension de 266,66 € par an ;  Les années sous contrat d’apprentissage pourront également être rachetées ;  Un étalement dans le paiement de ces rachats est désormais prévu : actuellement, l’indépendant qui rachète doit payer toutes ces années en une fois dans le mois qui suit ; après la réforme, il pourra introduire deux demandes pour lesquelles il dispose d'un délai de 6 mois pendant lequel il doit régulariser sa situation et étaler ses frais de cotisation ;  Après la période de transition de 3 ans, le montant de rachat sera toujours de 1.500 € pour ceux qui régularisent leurs années dans les 10 années qui suivent leurs études. Ensuite, ce montant sera fixé de façon actuarielle.
 
Source :
Communiqué de presse du 24/02/2017, www.borsus.belgium.be.

 

 

 

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 La stratégie de Bart De Wever pour arriver au confédéralisme

02/05/17 à 10:45 - Mise à jour à 10:45

Source: Belga

Le président de la N-VA, Bart De Wever, élabore une stratégie en deux étapes pour arriver au confédéralisme qu'il souhaite.

 

Dans un premier temps, il veut utiliser le pouvoir prépondérant de la Flandre à l'échelon fédéral pour mener une politique socio-économique qui poussera les partis francophones à demander une réforme de l'Etat. Il espère obtenir de la sorte la majorité spéciale (deux tiers plus la majorité dans chaque groupe linguistique) qui lui permettra de mettre en place un système confédéral.

"C'est une stratégie à long terme, avec beaucoup de risques et sans issue certaine. Mais il s'agit de la stratégie la plus réaliste dont nous disposons pour faire advenir un nouveau paradigme", explique-t-il dans son livre "Vlaanderen Onvoltooid" (la Flandre inachevée) qu'il présentera mercredi.

Le confédéralisme vu par M. De Wever repose sur deux entités: la Flandre et la Wallonie qui exercent toutes les matières liées aux personnes et au territoire. La Région bruxelloise fait exception en recevant les compétences liées au territoire ainsi que celles exercées par les 19 communes et les 6 zones de police. Les Bruxellois devraient choisir l'entité dont ils veulent relever pour les matières personnelles, c'est-à-dire l'impôt des personnes physiques, la sécurité sociale, la protection de la jeunesse, l'intégration, leur choix emportant le vote pour le parlement wallon ou le parlement flamand. Ce choix serait réversible.

La confédération (soit ce qui est commun aux deux entités) exercerait les seules compétences que lui ont transmises la Flandre et la Wallonie. Selon M. De Wever, il s'agirait de la sécurité, de la défense, des finances et des affaires étrangères. La monarchie n'aurait plus qu'une fonction protocolaire.

Le Sénat disparaîtrait et la Chambre des représentants ne compterait plus que 50 membres désignés paritairement dans les parlements wallon et flamand. Le gouvernement confédéral serait composé de 4 ministres à part entière plus deux désignés par les entités, qui auraient une compétence consultative. En parallèle, une concertation permanente aurait lieu entre les ministres-présidents de Flandre, Wallonie, Bruxelles et de la Communauté germanophone ou par domaine entre les ministres compétents.

La confédération serait financée par la TVA et les accises. Une solidarité existerait entre les entités mais dans un cadre transparent, chiffrable et responsabilisant. La Flandre et la Wallonie détermineraient et percevraient l'impôt des personnes physiques, des droits de succession et du précompte mobilier. La Flandre, la Wallonie et Bruxelles feraient de même pour l'impôt des sociétés, les droits de donation et le précompte immobilier. 

 

 

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Tout ce qui change ce 1er mai : des bonnes et des mauvaises nouvelles


 

 

Voici les principales mesures qui entreront en vigueur en Belgique ce 1er mai.


 

Il faudra payer plus pour certains antibiotiques


 

Le montant du ticket modérateur que paient les patients pour certains antibiotiques augmentera. Ce type de médicament passera de catégorie de remboursement B (spécialités pharmaceutiques importantes sur le plan thérapeutique) en catégorie C (médicaments destinés au traitement symptomatique), précise l'INAMI sur son site internet. Le changement de catégorie de B à C entraine une augmentation de la part payée par le patient. Avec cette mesure, la ministre de la Santé publique Maggie De Block (Open Vld) entend inciter les médecins à prescrire moins d'antibiotiques mais aussi les patients à en demander moins rapidement.

 

Immunothérapie remboursée en tant que traitement de première ligne du cancer du poumon


 

L'immunothérapie sera remboursée aux patients suivant un traitement de première ligne d'un cancer du poumon. L'immunothérapie n'était jusqu'ici possible que pour un nombre limité de cancers, dont ceux du poumon en deuxième ligne (c'est-à-dire des cancers ayant déjà été traités via une chimiothérapie ou un autre type de thérapie), de la peau ou du rein. Ce traitement présente des effets secondaires bien moins lourds que ceux de la chimiothérapie. Les patients ne perdent ainsi pas leurs cheveux, n'ont pas de nausées, ou nettement moins, et sont beaucoup moins fatigués. Il empêche en outre la croissance tumorale pour une plus longue période et 45% des patients concernés y répondent, contre 28% en cas de chimiothérapie, selon la ministre de la Santé Maggie De Block.


 

 

Les intermédiaires de crédit devront être en ordre d'examen


 

La période de transition laissée aux intermédiaires de crédit pour se mettre en ordre d'examen prend fin. En novembre 2015, l'Autorité des marchés financiers (FSMA) avait décidé de renforcer l'accès à la profession d'intermédiaire de crédit. Toute personne qui propose un crédit à la consommation doit désormais suivre une formation et réussir un examen. Cette nouvelle législation a été mise en place pour protéger les consommateurs et éviter que ces derniers ne se surendettent.

L'examen consiste en 20 questions à choix multiple sur les crédits à la consommation. Il évalue aussi les connaissances sur les régimes matrimoniaux et l'éthique d'entreprise.


 

Celui qui réussit l'examen reçoit le titre "d'agent à titre accessoire" et l'autorisation de proposer des financements.


 

 

Pouvoirs renforcés pour l'agence de police européenne


 

L'agence de police européenne Europol va pouvoir intensifier ses efforts pour lutter contre le terrorisme, la cybercriminalité et d'autres infractions pénales, grâce à de nouvelles règles de gouvernance qui entrent en vigueur ce 1er mai. Europol pourra plus facilement créer des unités spécialisées afin de réagir sans délai "à des menaces émergentes dans le domaine du terrorisme et d'autres formes de criminalité grave et organisée".

Le texte prévoit également des règles claires sur les unités ou centres qui existent déjà, comme l'unité de signalement des contenus sur Internet ou le centre européen de la lutte contre le terrorisme, qui a débuté ses travaux en janvier 2016.


 

Dans certains cas, l'agence aura par ailleurs la possibilité d'échanger des informations avec des entités privées telles que des entreprises ou des ONG. Elle pourrait par exemple être en mesure de contacter le réseau social Facebook pour lui demander de supprimer une page web gérée par l'État islamique.

 

 

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Le député Hendrik Bogaert veut en finir "avec la double nationalité" après le référendum en Turquie

Belga Publié le - Mis à jour le

 Le député CD&V Hendrik Bogaert relance lundi le débat sur la double nationalité à la suite du référendum qui a vu le 'oui' aux pouvoirs renforcés du président Recep Tayyip Erdogan l'emporter dimanche. 

De nombreux électeurs en Belgique disposent de la double nationalité belgo-turque, relève-t-il. Dans un tweet, il a exprimé son souhait d'en finir avec cette situation. "Plus de la moitié des Turcs ont voté en faveur d'un système autoritaire. Stop à la double nationalité maintenant. Choisissez svp. Intenable", a tweeté l'élu. En Belgique, le 'oui' l'a emporté à plus de 75%. Dans le monde, seuls le Liban et la Jordanie ont enregistré un score plus élevé en faveur du renforcement des pouvoirs présidentiels.

Pour Hendrik Bogaert, il est temps de relancer le débat sur la double nationalité. Celui-ci avait déjà été rouvert il y a quelques semaines par la N-VA, les députés Peter De Rover
 et Sarah Smeyers constatant toutefois que la suppression pure et simple de la double nationalité n'était pas tenable juridiquement. 

Le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken (N-VA) a lui aussi réagi aux résultats du référendum turc. "En Belgique, ils (les belgo-turcs, ndlr) votent pour des partis de gauche, en Turquie pour la droite conservatrice. Tiens, tiens, comment sera est-il arrivé?".

Le secrétaire d'Etat N-VA pointe également le rôle des mosquées turques de la Diyanet. "Je me sens renforcé dans la décision de ne pas accepter sur notre territoire des imams importés dans des mosquées non-reconnues."

"Les Turcs de Belgique votent à 77,8% pour l'islamisme et l'autoritarisme, elle est bien réussie l'intégration!", a de son côté tweeté le député MR Alain Destexhe.  

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